quinta-feira, 31 de janeiro de 2008
quarta-feira, 30 de janeiro de 2008
A situação é a seguinte
Pourquoi les films sont de moins en moins bons selon toi?
Les cinéastes font les films que les gens attendent d’eux. Donc si les films sont mauvais c’est que les cinéphiles sont mauvais. Ça c’est un truc que j’ai mis quarante ans à pouvoir dire sous une forme aussi simple. Je le crois profondément: les films sont mauvais si les spectateurs sont mauvais.
Les cinéastes font les films que les gens attendent d’eux. Donc si les films sont mauvais c’est que les cinéphiles sont mauvais. Ça c’est un truc que j’ai mis quarante ans à pouvoir dire sous une forme aussi simple. Je le crois profondément: les films sont mauvais si les spectateurs sont mauvais.
segunda-feira, 28 de janeiro de 2008
La guerre n'est pas finie
Enfant de la classe ouvrière, enseignant dans les quartiers défavorisés, cinéphile autodidacte, Jean-Claude Brisseau est un personnage atypique dans le cinéma français. Alors que sort le lyrique Les Savates du bon Dieu et que la Cinémathèque lui organise une rétrospective, rencontre avec un cinéaste attachant qui se définit comme chrétien, marxiste et freudien.
Jean-Claude Brisseau : Aucune séquence des Savates du bon Dieu n'est traitée de façon réaliste, le traitement est délibérément non réaliste. Aucun de mes films n'est réaliste, en tout cas naturaliste, y compris De bruit et de fureur, qui renvoyait pourtant à une certaine réalité sociale : tous mes films comportent une zone d'ombre. En entreprenant ce film, j'avais une conscience aiguë du risque que je prenais en optant pour un parti pris d'hétérogénéité absolue. J'aime renvoyer à la réalité sociale, d'une part en mélangeant les genres, d'autre part en insérant des éléments surréalistes. Dans Les Savates..., la narration est plus proche des Pieds Nickelés revus par Aladin que de celle d'un film social ce qui ne s'était jamais fait, c'est pour ça que ça m'intéressait. Et j'avais conscience que c'était d'un risque total. Parce que je pouvais dérouter le spectateur, mais aussi parce qu'il y avait un risque réel avec ce type d'équilibrage de louper complètement son coup au moment du tournage.
Comment avez-vous conçu ce mélange des genres ?
Au début, le film a l'air d'être sérieux encore que quand le gamin sort sa hache, j'ai tendance à me marrer, il y a déjà un côté dérisoire, même si le spectateur n'est pas censé trop s'en apercevoir. Au bout de vingt minutes arrive le personnage délirant de Maguette, un roi africain tout droit sorti de la lampe d'Aladin. Puis, après la séquence de la salle de classe, au lieu de montrer des cambriolages à la Bonnie & Clyde, je bifurque vers des scènes intimistes entre les deux personnages centraux. Il y a un côté conte qui s'articule sur le mélange des genres. Je cumulais d'autant plus les risques que le film comporte à peu près cent séquences différentes et, à elles seules, les deux scènes de l'émeute et de la fusillade dans le bar m'ont pris deux semaines de tournage. Il me restait donc seulement quarante jours pour tourner toutes les autres, dans des lieux différents, avec des acteurs jeunes et peu chevronnés. Que le public soit suffisamment dérouté pour ne pas pouvoir mettre une étiquette sur le film, c'était un des buts, mais il fallait que je fasse attention au risque réel de rejet total de sa part. J'ai envie de savoir jusqu'où on peut aller sans se couper complètement du public.
On a l'impression que vous mélangez de plus en plus les éléments de réalité sociale et les sorties vers l'imaginaire ou le conte fantastique. Dans De bruit et de fureur, les deux choses étaient plus strictement séparées.
De bruit et de fureur était déjà construit comme ça. Le film avait l'air très sérieux pour toute une partie du public mais moi, issu de ces milieux-là, j'ai envie de me marrer quand le personnage de Bruno Cremer tire à la carabine dans son appartement. Ou quand il se bagarre avec les petits voyous et sort sa serpette : la serpette est l'arme favorite de ces gens-là, parce qu'on peut la trimbaler avec soi comme un outil innocent et plus maniable qu'une hache. Voilà le genre de scènes que j'aime, celles où on peut passer du rire aux choses graves, puis aux éléments poétiques ou oniriques. On retrouve ces éléments chez Shakespeare, sans me comparer à lui, et le personnage de Maguette pourrait sortir de La Tempête.
Vous êtes-vous mis dans vos films ?
Non, même si le personnage de Fred dans Les Savates... est proche de moi : c'est un naïf et un con, et je me sens un peu comme ça. En revanche, j'y mets des situations que j'ai vécues et des personnages que je connais. De bruit et de fureur était inspiré par mes élèves de l'époque, mais atténué dans la violence, pour que le film ne devienne pas insoutenable. Inconsciemment, De bruit et de fureur était aussi inspiré par des personnages de mon enfance, certains issus de ma propre famille. Quand la Cinémathèque m'a demandé de choisir quelques films à côté de la rétrospective des miens, je me suis aperçu que je choisissais des films de ma formation cinéphilique qui avaient tous l'air d'être réalistes, tout en échappant au réalisme. Si vous prenez La Guerre est finie de Resnais, le film a l'air de parler de la réalité politique de l'époque, et ce n'est pourtant pas ça qui est filmé. Dans mes propres films, le sujet n'est jamais le naturalisme mais un certain type de rapports avec la réalité. A chaque film, j'essaie de trouver une manière nouvelle d'aborder ces rapports complexes avec la réalité.
Etes-vous conscient de tordre tellement les codes de représentation admis par le public que vous risquez parfois de flirter avec le rire involontaire ?
Bien sûr. Dans Céline, lors des vingt premières minutes, il y a une guérison de paralytique, une lévitation, une fille qui sort de son corps, une tentative de guérison d'un mongolien, pas moins. J'ai essayé de traiter tout ça en ne versant pas dans l'ésotérisme et sans souligner mes intentions, mais j'étais bien conscient que je risquais le rejet par le rire involontaire. Je fais du cinéma justement pour ces risques-là. Devant un de mes films, le spectateur doit toujours se demander s'il est en train d'en faire la lecture correcte et s'il a bien le droit de rigoler après que le film a commencé sur un registre grave. A la première projection de De bruit et de fureur, des jeunes gens se marraient ouvertement et moi j'étais plutôt de leur côté. Alors que des spectateurs plus sérieux leur demandaient de quel droit ils osaient se moquer de choses pareilles. Provoquer un sentiment de culpabilité chez le spectateur face à son propre rire m'intéresse beaucoup. Dans Les Savates..., je ne livre pas les clés du film au spectateur, on ne sait pas si le film penche du côté des Pieds Nickelés ou de Bonnie & Clyde.
Les Savates... peut-il être lu comme l'itinéraire initiatique d'un personnage vers la lucidité, notamment amoureuse ?
Bien sûr, c'est un roman d'apprentissage de la lucidité. Même si la fin est très ambiguë, car Fred se fait rouler par les deux femmes et tourne en rond comme un gamin, preuve qu'il n'est pas si lucide que ça. Lui, comme tout le monde, vit dans une espèce d'imagerie dont il est incapable de se défaire totalement. J'aime beaucoup jouer avec l'imagerie parce que ça permet de se faire comprendre plus vite, d'accélérer la narration.
Dans tous vos films, les hommes sont aveugles ou aveuglés, alors que les femmes détiennent le savoir, la connaissance d'un autre côté du miroir.
Les femmes et aussi les enfants, parfois. J'ai projeté mon côté naïf sur Fred. J'ai demandé à Stanislas Merhar de copier ses regards sur ceux de Gary Cooper dans Sergent York d'Howard Hawks. Dans L'Ange noir (1994), tout est construit sur l'illusion et le factice, y compris un certain nombre de choses sociales et politiques. C'est la tragédie dans un monde factice et privé de transcendance, entièrement manipulé par des femmes. Pour moi, les femmes sont liées à une connaissance d'autrui et de la réalité plus forte que celle des hommes. Mais elles portent aussi une part de mystère et de pouvoir de manipulation. Ce sont des thèmes qu'on retrouve chez le Bergman des années 50, moi je le fais spontanément, probablement parce que je me mets à la place de tous les personnages masculins de mes films, mais sans m'y projeter en tant que personne.
Pourquoi tenez-vous autant à travailler l'imagerie, en particulier érotique, et les clichés ?
Parce qu'on vit tous dans cette imagerie ou ces clichés. Freud a bien montré qu'on retrouve les mêmes symboles chez tous les individus. C'est donc à partir d'images centrales que se constitue notre inconscient. J'ai toujours été frappé par les malades en pleine crise de démence qui ont un sentiment de réalité plus fort quand ils voient des monstres sortir des murs que face à la réalité elle-même. Je crois que pour entrer dans la réalité, il faut commencer par en douter. Car elle est toujours perçue à partir de notre inconscient, qui est constitué d'images fortes qui nous permettent de communiquer.
Comment avez-vous conçu l'équilibre du film entre ses différents courants ?
L'équilibrage d'un film est toujours quelque chose d'assez délicat. C'est pour ça que j'essaie de préparer tout à l'avance très minutieusement, sur le choix des comédiens et des décors, sur toutes les séquences du film. Si mes films étaient plus simples, s'ils étaient construits sur moins de tonalités différentes, je me soucierais moins de tous les détails. Mais l'équilibre de mes films tient à des détails, c'est une affaire de cuisine qui résulte d'un dosage précis, pour que la sauce prenne. De ce point de vue, le remake de Psychose par Gus Van Sant est une mine d'or cinéphilique. Moi, j'ai appris le cinéma en regardant Psychose d'Hitchcock une centaine de fois. Voilà pour la première fois un film qui est à 95 % le remake d'un autre : comment se fait-il que l'un soit fort et l'autre pas ? Alors que la construction est exactement la même. Tout tient d'abord au choix des comédiens : Anne Heche joue moderne, genre "Je n'en ai rien à secouer de voler." Résultat, on s'en fout, aucune identification, aucun intérêt pour elle. Pareil pour Julianne Moore avec son sac à dos et Viggo Mortensen, rien à secouer de ces gens ! L'autre erreur absolue étant de montrer Norman Bates en train de se masturber, il n'a donc plus aucune raison de la tuer, le symbole phallique du couteau n'a plus de raison d'être, c'est d'une connerie totale ! Toutes ces petites choses-là amènent une rupture dans la fascination, ce qui prouve que la réussite d'un film ne tient qu'à des détails, qu'un ingrédient loupé ou mal dosé peut faire tomber un film. Et que la perfection de la construction ne suffit même pas. Le casting est tout aussi essentiel : La Mort aux trousses ne peut pas fonctionner si on remplace Cary Grant par James Stewart ou Woody Allen ; il n'y a plus de film ! Et plus vous naviguez dans l'émotion ou la fascination, ou l'érotisme, plus les éléments sont durs à manier.
Les Savates... traite aussi de la réalité politique et sociale. Mais vous avez le souci constant de ne pas être trop didactique.
Oui, mais pas seulement. J'ai aussi le souci de ne pas entrer dans les modes, le film doit pouvoir être revu dans vingt ou trente ans sans être marqué par la mode de l'époque. Dans le domaine du politique et du social, j'essaie d'aller au fond des choses, vers ce qui subsistera toujours et partout. Pour De bruit et de fureur, le scénario écrit à la fin des années 70 est toujours aussi actuel, parce que j'avais cherché à ce que le film ne soit pas rivé aux signes extérieurs les plus superficiels. Les Savates... est aussi l'histoire d'une prise de conscience du monde économique et politique que nous sommes en train de vivre.
Vous continuez de considérer que le prolétariat ne peut se libérer que par l'éducation et la culture.
Oui, même si de ce côté-là, on est plutôt dans une phase de régression que de progression. Parce que, pour qu'il y ait apprentissage réel, ce que vous êtes en train d'apprendre doit vous renvoyer à quelque chose de vrai et de vécu. Pour éviter le dogmatisme de l'enseignement, il est nécessaire de faire découvrir la vérité humaine présente dans les textes littéraires comme dans les mathématiques. Mais cet exercice de découverte demande un minimum de concentration, et le désordre n'est certainement pas une aide pour la classe ouvrière. Moi qui viens d'un milieu extrêmement modeste, l'école et la culture m'ont permis d'accéder à mon rêve de cinéma et de changer de milieu social. Sans maîtrise du langage, rien n'est possible ni dans la vie affective ni dans la vie professionnelle. Quand des gens payent pour pleurer à Autant en emporte le vent, ce n'est pas par masochisme mais pour éprouver une émotion qui va les aider à vivre la souffrance, c'est de l'ordre de la sublimation fondamentale. Et cette sublimation est impossible sans accès à la culture. Comme la vie en société repose sur une certaine répression des pulsions qui déclenche un mal-vivre, on ne s'en échappe qu'en sublimant par les arts qui savent réveiller la souffrance tout en la berçant. C'est de ça que parle Baudelaire dans La Musique.
D'un point de vue politique, on a l'impression que vous êtes vous-même clivé entre pulsions libertaires et ordre de type républicain.
Sans cet ordre-là, il n'y a pas de civilisation possible, c'est le retour assuré à la loi de la jungle et à l'esclavage pour les plus défavorisés, sans parler des nouveaux types de fascisme qui verront alors le jour. Ce clivage est évident chez moi car tous mes films parlent du rapport à la loi. Et je déteste le discours moralisateur qui consiste à dire que les gens bien insérés dans la société sont bons et les autres mauvais. Moi, je fais le choix raisonné de la société, mais je me refuse à dénier les problèmes que ce choix implique, et en particulier celui de la transgression. Si des gens commettent le mal, pour employer un terme délibérément simpliste, c'est bien qu'ils y trouvent du plaisir. Dans mes films, j'essaie donc de dépasser mes positions de citoyen en colère en affrontant le problème de la transgression des interdits. Je me refuse à être bêtement moraliste.
Vous considérez-vous comme un cinéaste mystique ?
Que j'aie des préoccupations mystiques, c'est évident. D'autant que j'ai eu une éducation catholique que je ne regrette pas du tout. Je suis chrétien, marxiste, en ce qui concerne l'analyse de la société, et freudien. Marx et Freud considèrent qu'il y a un inconscient social, que l'analyse ne doit pas s'arrêter à la conscience qu'on a de soi-même. Je relisais par hasard la première partie du Manifeste du parti communiste : ça s'applique exactement, mot pour mot, à ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans le monde. Tous mes films sont le reflet de mes interrogations sur le sens de la vie. Mais je n'utiliserai jamais le cinéma comme un tract politique, même si mon discours dans la vie peut s'en approcher. Quand je fais un film, j'essaie de prendre de la distance avec mon propre discours.
En tant qu'ancien enseignant en banlieue, comment réagissez-vous au terme de "sauvageons" ?
L'état de déliquescence armée de certains quartiers est assez inquiétant. Mais il ne faut pas aborder par des formules simplistes une réalité extrêmement complexe. Chevènement a au moins le mérite d'aborder cette réalité. Mais il vaudrait mieux aborder franchement la délinquance, qui est une sorte de point aveugle du monde politique qui a tendance à s'enfouir la tête dans le sable face à ces questions de la fonction de l'école et de la délinquance, y compris la gauche. Le terme de "sauvageons" face à la réalité de la délinquance résonne comme une mauvaise plaisanterie. C'est un terme qui révèle l'embarras du politique. Dans certaines zones de non-droit, il est aujourd'hui impossible d'être autre chose que délinquant, ce qui révèle à la fois la faillite de l'Education nationale et l'état de la société. Car l'école est le reflet de toutes les contradictions de la société et d'un malaise social profond. Il n'y a pas de solutions simples à ces problèmes extrêmement complexes, mais la première solution serait sûrement de commencer par désarmer les banlieues. Ce que je ne supporte pas, c'est la lâcheté des politiques face à ces problèmes. Le pire, c'est de ne rien faire, comme si les problèmes n'existaient pas : c'est insupportable.
Jean-Claude Brisseau : Aucune séquence des Savates du bon Dieu n'est traitée de façon réaliste, le traitement est délibérément non réaliste. Aucun de mes films n'est réaliste, en tout cas naturaliste, y compris De bruit et de fureur, qui renvoyait pourtant à une certaine réalité sociale : tous mes films comportent une zone d'ombre. En entreprenant ce film, j'avais une conscience aiguë du risque que je prenais en optant pour un parti pris d'hétérogénéité absolue. J'aime renvoyer à la réalité sociale, d'une part en mélangeant les genres, d'autre part en insérant des éléments surréalistes. Dans Les Savates..., la narration est plus proche des Pieds Nickelés revus par Aladin que de celle d'un film social ce qui ne s'était jamais fait, c'est pour ça que ça m'intéressait. Et j'avais conscience que c'était d'un risque total. Parce que je pouvais dérouter le spectateur, mais aussi parce qu'il y avait un risque réel avec ce type d'équilibrage de louper complètement son coup au moment du tournage.
Comment avez-vous conçu ce mélange des genres ?
Au début, le film a l'air d'être sérieux encore que quand le gamin sort sa hache, j'ai tendance à me marrer, il y a déjà un côté dérisoire, même si le spectateur n'est pas censé trop s'en apercevoir. Au bout de vingt minutes arrive le personnage délirant de Maguette, un roi africain tout droit sorti de la lampe d'Aladin. Puis, après la séquence de la salle de classe, au lieu de montrer des cambriolages à la Bonnie & Clyde, je bifurque vers des scènes intimistes entre les deux personnages centraux. Il y a un côté conte qui s'articule sur le mélange des genres. Je cumulais d'autant plus les risques que le film comporte à peu près cent séquences différentes et, à elles seules, les deux scènes de l'émeute et de la fusillade dans le bar m'ont pris deux semaines de tournage. Il me restait donc seulement quarante jours pour tourner toutes les autres, dans des lieux différents, avec des acteurs jeunes et peu chevronnés. Que le public soit suffisamment dérouté pour ne pas pouvoir mettre une étiquette sur le film, c'était un des buts, mais il fallait que je fasse attention au risque réel de rejet total de sa part. J'ai envie de savoir jusqu'où on peut aller sans se couper complètement du public.
On a l'impression que vous mélangez de plus en plus les éléments de réalité sociale et les sorties vers l'imaginaire ou le conte fantastique. Dans De bruit et de fureur, les deux choses étaient plus strictement séparées.
De bruit et de fureur était déjà construit comme ça. Le film avait l'air très sérieux pour toute une partie du public mais moi, issu de ces milieux-là, j'ai envie de me marrer quand le personnage de Bruno Cremer tire à la carabine dans son appartement. Ou quand il se bagarre avec les petits voyous et sort sa serpette : la serpette est l'arme favorite de ces gens-là, parce qu'on peut la trimbaler avec soi comme un outil innocent et plus maniable qu'une hache. Voilà le genre de scènes que j'aime, celles où on peut passer du rire aux choses graves, puis aux éléments poétiques ou oniriques. On retrouve ces éléments chez Shakespeare, sans me comparer à lui, et le personnage de Maguette pourrait sortir de La Tempête.
Vous êtes-vous mis dans vos films ?
Non, même si le personnage de Fred dans Les Savates... est proche de moi : c'est un naïf et un con, et je me sens un peu comme ça. En revanche, j'y mets des situations que j'ai vécues et des personnages que je connais. De bruit et de fureur était inspiré par mes élèves de l'époque, mais atténué dans la violence, pour que le film ne devienne pas insoutenable. Inconsciemment, De bruit et de fureur était aussi inspiré par des personnages de mon enfance, certains issus de ma propre famille. Quand la Cinémathèque m'a demandé de choisir quelques films à côté de la rétrospective des miens, je me suis aperçu que je choisissais des films de ma formation cinéphilique qui avaient tous l'air d'être réalistes, tout en échappant au réalisme. Si vous prenez La Guerre est finie de Resnais, le film a l'air de parler de la réalité politique de l'époque, et ce n'est pourtant pas ça qui est filmé. Dans mes propres films, le sujet n'est jamais le naturalisme mais un certain type de rapports avec la réalité. A chaque film, j'essaie de trouver une manière nouvelle d'aborder ces rapports complexes avec la réalité.
Etes-vous conscient de tordre tellement les codes de représentation admis par le public que vous risquez parfois de flirter avec le rire involontaire ?
Bien sûr. Dans Céline, lors des vingt premières minutes, il y a une guérison de paralytique, une lévitation, une fille qui sort de son corps, une tentative de guérison d'un mongolien, pas moins. J'ai essayé de traiter tout ça en ne versant pas dans l'ésotérisme et sans souligner mes intentions, mais j'étais bien conscient que je risquais le rejet par le rire involontaire. Je fais du cinéma justement pour ces risques-là. Devant un de mes films, le spectateur doit toujours se demander s'il est en train d'en faire la lecture correcte et s'il a bien le droit de rigoler après que le film a commencé sur un registre grave. A la première projection de De bruit et de fureur, des jeunes gens se marraient ouvertement et moi j'étais plutôt de leur côté. Alors que des spectateurs plus sérieux leur demandaient de quel droit ils osaient se moquer de choses pareilles. Provoquer un sentiment de culpabilité chez le spectateur face à son propre rire m'intéresse beaucoup. Dans Les Savates..., je ne livre pas les clés du film au spectateur, on ne sait pas si le film penche du côté des Pieds Nickelés ou de Bonnie & Clyde.
Les Savates... peut-il être lu comme l'itinéraire initiatique d'un personnage vers la lucidité, notamment amoureuse ?
Bien sûr, c'est un roman d'apprentissage de la lucidité. Même si la fin est très ambiguë, car Fred se fait rouler par les deux femmes et tourne en rond comme un gamin, preuve qu'il n'est pas si lucide que ça. Lui, comme tout le monde, vit dans une espèce d'imagerie dont il est incapable de se défaire totalement. J'aime beaucoup jouer avec l'imagerie parce que ça permet de se faire comprendre plus vite, d'accélérer la narration.
Dans tous vos films, les hommes sont aveugles ou aveuglés, alors que les femmes détiennent le savoir, la connaissance d'un autre côté du miroir.
Les femmes et aussi les enfants, parfois. J'ai projeté mon côté naïf sur Fred. J'ai demandé à Stanislas Merhar de copier ses regards sur ceux de Gary Cooper dans Sergent York d'Howard Hawks. Dans L'Ange noir (1994), tout est construit sur l'illusion et le factice, y compris un certain nombre de choses sociales et politiques. C'est la tragédie dans un monde factice et privé de transcendance, entièrement manipulé par des femmes. Pour moi, les femmes sont liées à une connaissance d'autrui et de la réalité plus forte que celle des hommes. Mais elles portent aussi une part de mystère et de pouvoir de manipulation. Ce sont des thèmes qu'on retrouve chez le Bergman des années 50, moi je le fais spontanément, probablement parce que je me mets à la place de tous les personnages masculins de mes films, mais sans m'y projeter en tant que personne.
Pourquoi tenez-vous autant à travailler l'imagerie, en particulier érotique, et les clichés ?
Parce qu'on vit tous dans cette imagerie ou ces clichés. Freud a bien montré qu'on retrouve les mêmes symboles chez tous les individus. C'est donc à partir d'images centrales que se constitue notre inconscient. J'ai toujours été frappé par les malades en pleine crise de démence qui ont un sentiment de réalité plus fort quand ils voient des monstres sortir des murs que face à la réalité elle-même. Je crois que pour entrer dans la réalité, il faut commencer par en douter. Car elle est toujours perçue à partir de notre inconscient, qui est constitué d'images fortes qui nous permettent de communiquer.
Comment avez-vous conçu l'équilibre du film entre ses différents courants ?
L'équilibrage d'un film est toujours quelque chose d'assez délicat. C'est pour ça que j'essaie de préparer tout à l'avance très minutieusement, sur le choix des comédiens et des décors, sur toutes les séquences du film. Si mes films étaient plus simples, s'ils étaient construits sur moins de tonalités différentes, je me soucierais moins de tous les détails. Mais l'équilibre de mes films tient à des détails, c'est une affaire de cuisine qui résulte d'un dosage précis, pour que la sauce prenne. De ce point de vue, le remake de Psychose par Gus Van Sant est une mine d'or cinéphilique. Moi, j'ai appris le cinéma en regardant Psychose d'Hitchcock une centaine de fois. Voilà pour la première fois un film qui est à 95 % le remake d'un autre : comment se fait-il que l'un soit fort et l'autre pas ? Alors que la construction est exactement la même. Tout tient d'abord au choix des comédiens : Anne Heche joue moderne, genre "Je n'en ai rien à secouer de voler." Résultat, on s'en fout, aucune identification, aucun intérêt pour elle. Pareil pour Julianne Moore avec son sac à dos et Viggo Mortensen, rien à secouer de ces gens ! L'autre erreur absolue étant de montrer Norman Bates en train de se masturber, il n'a donc plus aucune raison de la tuer, le symbole phallique du couteau n'a plus de raison d'être, c'est d'une connerie totale ! Toutes ces petites choses-là amènent une rupture dans la fascination, ce qui prouve que la réussite d'un film ne tient qu'à des détails, qu'un ingrédient loupé ou mal dosé peut faire tomber un film. Et que la perfection de la construction ne suffit même pas. Le casting est tout aussi essentiel : La Mort aux trousses ne peut pas fonctionner si on remplace Cary Grant par James Stewart ou Woody Allen ; il n'y a plus de film ! Et plus vous naviguez dans l'émotion ou la fascination, ou l'érotisme, plus les éléments sont durs à manier.
Les Savates... traite aussi de la réalité politique et sociale. Mais vous avez le souci constant de ne pas être trop didactique.
Oui, mais pas seulement. J'ai aussi le souci de ne pas entrer dans les modes, le film doit pouvoir être revu dans vingt ou trente ans sans être marqué par la mode de l'époque. Dans le domaine du politique et du social, j'essaie d'aller au fond des choses, vers ce qui subsistera toujours et partout. Pour De bruit et de fureur, le scénario écrit à la fin des années 70 est toujours aussi actuel, parce que j'avais cherché à ce que le film ne soit pas rivé aux signes extérieurs les plus superficiels. Les Savates... est aussi l'histoire d'une prise de conscience du monde économique et politique que nous sommes en train de vivre.
Vous continuez de considérer que le prolétariat ne peut se libérer que par l'éducation et la culture.
Oui, même si de ce côté-là, on est plutôt dans une phase de régression que de progression. Parce que, pour qu'il y ait apprentissage réel, ce que vous êtes en train d'apprendre doit vous renvoyer à quelque chose de vrai et de vécu. Pour éviter le dogmatisme de l'enseignement, il est nécessaire de faire découvrir la vérité humaine présente dans les textes littéraires comme dans les mathématiques. Mais cet exercice de découverte demande un minimum de concentration, et le désordre n'est certainement pas une aide pour la classe ouvrière. Moi qui viens d'un milieu extrêmement modeste, l'école et la culture m'ont permis d'accéder à mon rêve de cinéma et de changer de milieu social. Sans maîtrise du langage, rien n'est possible ni dans la vie affective ni dans la vie professionnelle. Quand des gens payent pour pleurer à Autant en emporte le vent, ce n'est pas par masochisme mais pour éprouver une émotion qui va les aider à vivre la souffrance, c'est de l'ordre de la sublimation fondamentale. Et cette sublimation est impossible sans accès à la culture. Comme la vie en société repose sur une certaine répression des pulsions qui déclenche un mal-vivre, on ne s'en échappe qu'en sublimant par les arts qui savent réveiller la souffrance tout en la berçant. C'est de ça que parle Baudelaire dans La Musique.
D'un point de vue politique, on a l'impression que vous êtes vous-même clivé entre pulsions libertaires et ordre de type républicain.
Sans cet ordre-là, il n'y a pas de civilisation possible, c'est le retour assuré à la loi de la jungle et à l'esclavage pour les plus défavorisés, sans parler des nouveaux types de fascisme qui verront alors le jour. Ce clivage est évident chez moi car tous mes films parlent du rapport à la loi. Et je déteste le discours moralisateur qui consiste à dire que les gens bien insérés dans la société sont bons et les autres mauvais. Moi, je fais le choix raisonné de la société, mais je me refuse à dénier les problèmes que ce choix implique, et en particulier celui de la transgression. Si des gens commettent le mal, pour employer un terme délibérément simpliste, c'est bien qu'ils y trouvent du plaisir. Dans mes films, j'essaie donc de dépasser mes positions de citoyen en colère en affrontant le problème de la transgression des interdits. Je me refuse à être bêtement moraliste.
Vous considérez-vous comme un cinéaste mystique ?
Que j'aie des préoccupations mystiques, c'est évident. D'autant que j'ai eu une éducation catholique que je ne regrette pas du tout. Je suis chrétien, marxiste, en ce qui concerne l'analyse de la société, et freudien. Marx et Freud considèrent qu'il y a un inconscient social, que l'analyse ne doit pas s'arrêter à la conscience qu'on a de soi-même. Je relisais par hasard la première partie du Manifeste du parti communiste : ça s'applique exactement, mot pour mot, à ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans le monde. Tous mes films sont le reflet de mes interrogations sur le sens de la vie. Mais je n'utiliserai jamais le cinéma comme un tract politique, même si mon discours dans la vie peut s'en approcher. Quand je fais un film, j'essaie de prendre de la distance avec mon propre discours.
En tant qu'ancien enseignant en banlieue, comment réagissez-vous au terme de "sauvageons" ?
L'état de déliquescence armée de certains quartiers est assez inquiétant. Mais il ne faut pas aborder par des formules simplistes une réalité extrêmement complexe. Chevènement a au moins le mérite d'aborder cette réalité. Mais il vaudrait mieux aborder franchement la délinquance, qui est une sorte de point aveugle du monde politique qui a tendance à s'enfouir la tête dans le sable face à ces questions de la fonction de l'école et de la délinquance, y compris la gauche. Le terme de "sauvageons" face à la réalité de la délinquance résonne comme une mauvaise plaisanterie. C'est un terme qui révèle l'embarras du politique. Dans certaines zones de non-droit, il est aujourd'hui impossible d'être autre chose que délinquant, ce qui révèle à la fois la faillite de l'Education nationale et l'état de la société. Car l'école est le reflet de toutes les contradictions de la société et d'un malaise social profond. Il n'y a pas de solutions simples à ces problèmes extrêmement complexes, mais la première solution serait sûrement de commencer par désarmer les banlieues. Ce que je ne supporte pas, c'est la lâcheté des politiques face à ces problèmes. Le pire, c'est de ne rien faire, comme si les problèmes n'existaient pas : c'est insupportable.
sexta-feira, 25 de janeiro de 2008
quinta-feira, 24 de janeiro de 2008
quarta-feira, 23 de janeiro de 2008
« ... la mise en scène, dans son essence la plus pure, tends donc vers ce que certains appellent "fascisme", dans le mesure où ce mot par une confusion sans doute intéressée, recouvre une conception nietzschéenne de la morale sincère, opposée à la conscience des idéalistes, des pharisiens et des esclaves. »
sexta-feira, 18 de janeiro de 2008
quinta-feira, 17 de janeiro de 2008
Entrevista com Minnelli.
Q. Have you seen many Godard films?
A. Oh yes, I love him! I think he’s marvelous.
Q. Have you seen many Godard films?
A. Oh yes, I love him! I think he’s marvelous.
Of Degradation:'Two Weeks in Another Town' at Paramount
By BOSLEY CROWTHER
August 18, 1962
IT is well known that a class of trashy movies of a certain lush, synthetic sort is made in Rome — usually big, cheap costume pictures of tiny intelligence. That is a fact of film commerce that has to be patiently endured. But when a group of top American filmmakers goes all the way to Rome to make a picture about the sort of Hollywood rejects who sometimes get involved in this sort of trash and then make it as trashy as the worst stuff, it is time for a loud and pained complaint.
Such a cause for indignation is "Two Weeks in Another Town," a drippy drama on a theme of degradation, which came to the Paramount yesterday. Slapped together by Charles Schnee from the novel by Irwin Shaw, directed by Vincente Minnelli and produced by John Houseman for Metro-Goldwyn-Mayer, it has no less an actor than Kirk Douglas playing a washed-up Hollywood star who goes to Rome to work for a washed-up Hollywood director who is making a cheap romantic picture over there and wallows in a slough of dull self-pity and spurious sentimentality until he is suddenly resurrected by success.
The whole thing is a lot of glib trade patter, ridiculous and unconvincing romantic snarls and a weird professional clash between the actor and the director that is like something out of a Hollywood cartoon. Mr. Schnee's script is as aimless and arbitary in its development of a plot as the script for one of those crowded Cinecitta spear-and-sandals spectacles, and the character it sets up for Mr. Douglas is no more intelligible or convincing than Steve Reeves' Hercules.
As the expatriate American director engaged in putting Rosanna Schiaffino and George Hamilton through an apparent slice of Neapolitan cheesecake, Edward G. Robinson storms and snarls familiarly and gives but the barest impression of a human being in genuine distress. Claire Trevor makes his wife a rasping cliché, Dahlia Lavi plays an empty-headed girl who falls for Mr. Douglas without conviction and Cyd Charisse flounces airly through the role of an exwife of the actor, a woman evidently devoid of brains or morals.
To simulate some significance — or, at least, substance — in the film, Mr. Houseman and Mr. Minnelli have tried to crowd it with the atmosphere of Rome — that is, the Rome of "La Dolce Vita" and the Excelsior Hotel. There are noisy night clubs, genuine street shots and studio sets in good color and CinemaScope, all jammed with atmospheric people. But they might as well be stuff from a synthetic Troy.
At one point some snatches from a film the washed-up characters are supposed to have made when they were winning Oscars are shown. They are actually scenes from "The Bad and the Beautiful," an interesting film about a Hollywood producer that the Messrs. Schnee, Minnelli, Houseman and Douglas made ten years ago. There is something grim about seeing this recollection in the context of "Two Weeks in Another Town."
By BOSLEY CROWTHER
August 18, 1962
IT is well known that a class of trashy movies of a certain lush, synthetic sort is made in Rome — usually big, cheap costume pictures of tiny intelligence. That is a fact of film commerce that has to be patiently endured. But when a group of top American filmmakers goes all the way to Rome to make a picture about the sort of Hollywood rejects who sometimes get involved in this sort of trash and then make it as trashy as the worst stuff, it is time for a loud and pained complaint.
Such a cause for indignation is "Two Weeks in Another Town," a drippy drama on a theme of degradation, which came to the Paramount yesterday. Slapped together by Charles Schnee from the novel by Irwin Shaw, directed by Vincente Minnelli and produced by John Houseman for Metro-Goldwyn-Mayer, it has no less an actor than Kirk Douglas playing a washed-up Hollywood star who goes to Rome to work for a washed-up Hollywood director who is making a cheap romantic picture over there and wallows in a slough of dull self-pity and spurious sentimentality until he is suddenly resurrected by success.
The whole thing is a lot of glib trade patter, ridiculous and unconvincing romantic snarls and a weird professional clash between the actor and the director that is like something out of a Hollywood cartoon. Mr. Schnee's script is as aimless and arbitary in its development of a plot as the script for one of those crowded Cinecitta spear-and-sandals spectacles, and the character it sets up for Mr. Douglas is no more intelligible or convincing than Steve Reeves' Hercules.
As the expatriate American director engaged in putting Rosanna Schiaffino and George Hamilton through an apparent slice of Neapolitan cheesecake, Edward G. Robinson storms and snarls familiarly and gives but the barest impression of a human being in genuine distress. Claire Trevor makes his wife a rasping cliché, Dahlia Lavi plays an empty-headed girl who falls for Mr. Douglas without conviction and Cyd Charisse flounces airly through the role of an exwife of the actor, a woman evidently devoid of brains or morals.
To simulate some significance — or, at least, substance — in the film, Mr. Houseman and Mr. Minnelli have tried to crowd it with the atmosphere of Rome — that is, the Rome of "La Dolce Vita" and the Excelsior Hotel. There are noisy night clubs, genuine street shots and studio sets in good color and CinemaScope, all jammed with atmospheric people. But they might as well be stuff from a synthetic Troy.
At one point some snatches from a film the washed-up characters are supposed to have made when they were winning Oscars are shown. They are actually scenes from "The Bad and the Beautiful," an interesting film about a Hollywood producer that the Messrs. Schnee, Minnelli, Houseman and Douglas made ten years ago. There is something grim about seeing this recollection in the context of "Two Weeks in Another Town."
quarta-feira, 16 de janeiro de 2008
sábado, 12 de janeiro de 2008
« Si la littérature moderne n'a plus le temps de raconter une histoire et si le mythe de l'anti-héros est un prétexte commode pour résoudre des problèmes qui n'intéressent que les seuls techniciens, qui se chargera de narrer à l'homme sa propre histoire? »
sexta-feira, 11 de janeiro de 2008
« ... avant de mourir en 1999, Polonsky se rendait régulièrement au cinéma et détestait par exemple plus que tout… Fight Club, un film qu’il voulait supprimer de la surface de la terre. »
Internacional Brisseauniana
O Brisseau está se fodendo mais uma vez com processos de atrizes. Desta vez, foi internado num hospital do sul da França após sofrer dois ataques cardíacos.
"Toda prostituta é vocacional - dizer que pobreza leva à prostituição é coisa de marxista de galinheiro" (Nelson Rodrigues)
"Toda prostituta é vocacional - dizer que pobreza leva à prostituição é coisa de marxista de galinheiro" (Nelson Rodrigues)
quinta-feira, 10 de janeiro de 2008
Falar em “povo brasileiro” é uma temeridade: o próprio Diegues promoveu uma sessão desse filme em São Bernardo, “para operários”, mas no debate um representante dos metalúrgicos levantou-se para dizer que lamentava a ausência de operários na sala. Ato continuo, levantou-se um metalúrgico e disse. “Mas eu sou operário”. De fato, era: antes um que nenhum. Quer dizer, o cinema poderá um dia atingir a massa, mas hoje só atinge a uma elite (a arte é elitista por natureza, pois é coisa de especialista).
Apenas troquem o BBB do Diegues pelo BBB do Boninho, and you'll see what I mean: em 20 anos a situação mudou muito pouco. Afinal de contas, sociólogo também gosta de folhetim; não gosta é de ter que admitir isso.
Apenas troquem o BBB do Diegues pelo BBB do Boninho, and you'll see what I mean: em 20 anos a situação mudou muito pouco. Afinal de contas, sociólogo também gosta de folhetim; não gosta é de ter que admitir isso.
quarta-feira, 9 de janeiro de 2008
segunda-feira, 7 de janeiro de 2008
« ... there is a sense of RR's camera making tentative choices of what to frame, as though disclosing a battle (real or staged) cannot be exhaustively mapped by any camerawork, and the director is investigating what could be, what might be most essential to its outcome. There is a sense to me of the camera lighting upon now one engagement, now another, with the purpose of searching for the turning point in the battle while never presuming a final truth can be delivered. » (aqui)
sábado, 5 de janeiro de 2008
Raoul Walsh, le roman du continent perdu
by Michael Henry Wilson
by Michael Henry Wilson
Hoje, 00:00, no Futura, passava O VENTO DA NOITE. Provavelmente no "Cine Conhecimento". Letterboxed e o escambau (provavelmente a mesma cópia que passava no finado Telecine, embora a fonte das legendas parecesse diferente).
No mesmo horário, passava uma comédia francesa horrorosa com o Michel Blanc (redundância) no Telecine Cult.
Idiotas.
No mesmo horário, passava uma comédia francesa horrorosa com o Michel Blanc (redundância) no Telecine Cult.
Idiotas.
sexta-feira, 4 de janeiro de 2008
Ottobiographie
Preminger hurle à tous vents: je suis un cinéaste réaliste. Boutade? Non pas. S'il tourne son film tout entier dans une petite ville du Michigan, s'il tourne à Chicago, à Londres, au Canada, à Saint-Trop', en Israël, est-ce pour jouir d'une plus grande liberté qu'à Hollywood? Est-ce pour trouver un nouveau motif de publicité qui permettra d'ailleurs de battre au passage tous les records locaux? Je crois que les raisons essentielles sont autres: d'abord la réduction du budget. Anatomy a d'ailleurs été tourné à l'incroyable vitesse de quatre minutes de film par jour. Ensuite, Otto, mobile comme sa caméra, adore les voyages. Il a besoin de changer de décor, de quitter les sunlights autrefois essentiels à son art pour pouvoir se renouveler. L'art évident mais indicible de Preminger nécessite un contact direct avec l'ordre de la raison, une prise de terre, un sujet, un cadre bien précis. Tant mieux si les contraintes réalistes s'opposent au style classique de Preminger, provoquant de part en part quelques ruptures de ton. Il y a dix ans, livré à lui-même, Preminger n'aurait pas tourné de scènes crépusculaires sans éclairage aucun, il n'aurait pas mis l'accent sur les détails de notre vie quotidienne, il aurait orienté le jeu de Lee Remick vers une fascination très artificielle, comme celui de Gene Tierney et non pas en fonction d'une optique réaliste. Ici, nous gagnons, puisque nous avons à la fois la fascination et le réalisme le plus cru.
Admirable est le réalisme de jeu des acteurs secondaires. On reproche souvent aux Cahiers de ne pas parler des acteurs. Eh bien, parlons-en! Des vingt-cinq qui figurent au générique, il n’en est pas un auquel l'on puisse faire quelque reproche. Je parle de réalisme. Mais, me répondra-t-on, presque tous les comparses du film sont typés, et Stewart lui-même est typé. Certains gestes reviennent fréquemment chez lui; il n'a jamais d'allumettes, etc. C'est que la composition n'exclut pas le réalisme, que celui-ci se situe au niveau du résultat, non de l'approche. Elle accentue la vraisemblance: la plupart des personnages qui s'expriment en public, essaient de se créer une attitude particulière. Il est intéressant de noter les répétitions forcées de ces attitudes et leurs différences d'un personnage à l'autre. Le passage derrière la barre des temoins met en évidence ces différences: Paquette, l'aide du bistro qui a l'habitude d'essuyer des verres toute la journée et qui ne veut pas parler, ne sait que faire de ses mains. Au contraire du psychiatre, le docteur Smith, très décontracté, qui essuie ses lunettes avec ce geste large et continu si fréquent chez les intellectuels américains. On remarque d'ailleurs à propos de ces personnages l’importance des apparences, du vêtement chez Preminger. O'Connell est déçu de voir un psychiatre jeune et imberbe, portant un nom bien américain plutôt que quelque nom germanique qui en eût imposé au jury. Cette philosophie du vêtement, à qui nous devons les plus belles touches humoristiques du film est la même que celle de Carlyle, auquel la firme de Preminger rend un discret hommage. Preminger, comme Carlyle demandait à tout écrivain de le faire, «looks through the shows of things, into things themselves». Mentionnons également l'étonnante complexité des rapports entre l'attorney et son aide Dancer, dans le rôle duquel George C. Scott nous offre une composition de tout premier plan.
Le personnage du vieil ivrogne qui a volé et bu une centaine de litres de whisky nous montre bien que tous ces comparses se définissent plus ou moins comme des personnages négatifs. A leur propos, gentiment, mais sûrement, Otto critique, Otto raille.
Tandis qu'au contraire, avec le personnage de Paul Biegler, Preminger propose. Il est le héros positif du film. James Stewart, sublime, trouve ici le rôle de sa vie. Il est à lui seul le sujet du film; il a l'âge, les manières, l'humour de Preminger. Et je crois qu'il faut considérer Anatomy of a murder comme une œuvre autobiographique. De Preminger, nous retrouvons l'alternance entre le sérieux et le dilettantisme, alternance qui finit par devenir identité. Si notre cinéaste, pardon, notre avocat est plus fort que tous les autres, s'il gagne la partie, n'est-ce pas parce qu'il ne prend pas son métier au sérieux, parce qu'il passe presque tout son temps à aller à la pêche, à jouer du jazz. Parce qu'il aime la bonne cuisine, parce qu'il a pour aide un vieil alcoolique aux initiatives déplacées mais combien fructueuses. Par son jeu, par sa façon d'agir, Stewart-Preminger nous montre bien cette confusion des valeurs. Il est le plus fort parce qu'il est plongé dans la vie la plus concrète.
C'est en quelque sorte une définition de l'honnête homme du vingtième siècle que Preminger nous propose. Cette définition, certains pourront la qualifier de cynique. Le machiavélique Biegler ne montre-t-il pas un brio dans la rouerie qui est assez inouï? D'autant plus inouï qu'il n'est pas souligné et que nous avons la surprise de le découvrir, à l'état naturel, sans commentaire, en même temps que le spectateur du procès. Il faut le voir couper l'interrogatoire de Laura Manion sous le fallacieux prétexte que Dancer s'interpose physiquement entre le témoin et lui. Mais la rouerie poussée à ce point dénote une intelligence trop grande pour ne pas ignorer la sensibilité. De tous les grands cinéastes, Preminger est peut-être l'un des plus cruels, l'un des plus lucides, mais certainement l'un des moins méchants. Les cyniques sont des gens comme il faut.
«Sur un sujet sérieux on retrouve ici la même volonté de mêler le plaisant autragique que dans La Grande Guerre et la même ambiguïté sur la signification d'un film, qui semble fait avant tout pour plaire et pour séduire. Sans parler des hardiesses toutes verbales qui valurent, paraît-il, quelques ennuis au réalisateur et qui se bornent à des détails scabreux et de mauvais goût, comme il s'en trouve dans tous les procès, mais qu'il ne semblait pas indispensable de reproduire in-extenso dans un film de fiction. A moins qu'il ne s'agisse, ici encore, d'une habileté et d'intentions publicitaires douteuses.» J'avoue ne point comprendre ces critiques, exprimées par Jean-Louis Tallenay dans Radio-Télévision-Cinéma. Ces intentions publicitaires, évidentes, forment partie intégrante du film en même temps qu'elles lui sont étrangères: elles moquent ceux qui se choquent ou se pâment d'entendre vingt fois répétés les mots slip, spermatogénèse, etc. Ces diverses ambiguïtés, que l'on retrouve chez Hawks et chez Hitchcock, témoignent d'un humour supérieur. Au moment où le spectateur prétend juger un film en fonction de critères superficiels et extra-cinématographiques, c'est lui-même qui est jugé par le film. Ce qui est vraiment comique est également profond et sérieux. Il ne faut pas reprocher à Preminger son habitude du double jeu. C'est le public qui crée la bassesse et ennoblit le film. Preminger, lui, est un véritable idéaliste, à l'encontre de ces faux idéalistes démagogues, marxistes ou puritains, insincères au point d'abroger de la matière de leurs œuvres tout ce qui leur est étranger. Face à cette hypocrisie qui s'est bien vite révélée stérile, puisqu'elle se fonde sur une condamnation de la réalité, au nom d'un soi-disant «bon goût» que notre temps a eu le mérite immense de sacrifier à de plus hautes valeurs, Otto Preminger nous propose l'innocence sous les apparences de la culpabilité. Au pur, tout est pur.
Luc Moullet
Cahiers du cinéma n°101 - Nov. 1959
Admirable est le réalisme de jeu des acteurs secondaires. On reproche souvent aux Cahiers de ne pas parler des acteurs. Eh bien, parlons-en! Des vingt-cinq qui figurent au générique, il n’en est pas un auquel l'on puisse faire quelque reproche. Je parle de réalisme. Mais, me répondra-t-on, presque tous les comparses du film sont typés, et Stewart lui-même est typé. Certains gestes reviennent fréquemment chez lui; il n'a jamais d'allumettes, etc. C'est que la composition n'exclut pas le réalisme, que celui-ci se situe au niveau du résultat, non de l'approche. Elle accentue la vraisemblance: la plupart des personnages qui s'expriment en public, essaient de se créer une attitude particulière. Il est intéressant de noter les répétitions forcées de ces attitudes et leurs différences d'un personnage à l'autre. Le passage derrière la barre des temoins met en évidence ces différences: Paquette, l'aide du bistro qui a l'habitude d'essuyer des verres toute la journée et qui ne veut pas parler, ne sait que faire de ses mains. Au contraire du psychiatre, le docteur Smith, très décontracté, qui essuie ses lunettes avec ce geste large et continu si fréquent chez les intellectuels américains. On remarque d'ailleurs à propos de ces personnages l’importance des apparences, du vêtement chez Preminger. O'Connell est déçu de voir un psychiatre jeune et imberbe, portant un nom bien américain plutôt que quelque nom germanique qui en eût imposé au jury. Cette philosophie du vêtement, à qui nous devons les plus belles touches humoristiques du film est la même que celle de Carlyle, auquel la firme de Preminger rend un discret hommage. Preminger, comme Carlyle demandait à tout écrivain de le faire, «looks through the shows of things, into things themselves». Mentionnons également l'étonnante complexité des rapports entre l'attorney et son aide Dancer, dans le rôle duquel George C. Scott nous offre une composition de tout premier plan.
Le personnage du vieil ivrogne qui a volé et bu une centaine de litres de whisky nous montre bien que tous ces comparses se définissent plus ou moins comme des personnages négatifs. A leur propos, gentiment, mais sûrement, Otto critique, Otto raille.
Tandis qu'au contraire, avec le personnage de Paul Biegler, Preminger propose. Il est le héros positif du film. James Stewart, sublime, trouve ici le rôle de sa vie. Il est à lui seul le sujet du film; il a l'âge, les manières, l'humour de Preminger. Et je crois qu'il faut considérer Anatomy of a murder comme une œuvre autobiographique. De Preminger, nous retrouvons l'alternance entre le sérieux et le dilettantisme, alternance qui finit par devenir identité. Si notre cinéaste, pardon, notre avocat est plus fort que tous les autres, s'il gagne la partie, n'est-ce pas parce qu'il ne prend pas son métier au sérieux, parce qu'il passe presque tout son temps à aller à la pêche, à jouer du jazz. Parce qu'il aime la bonne cuisine, parce qu'il a pour aide un vieil alcoolique aux initiatives déplacées mais combien fructueuses. Par son jeu, par sa façon d'agir, Stewart-Preminger nous montre bien cette confusion des valeurs. Il est le plus fort parce qu'il est plongé dans la vie la plus concrète.
C'est en quelque sorte une définition de l'honnête homme du vingtième siècle que Preminger nous propose. Cette définition, certains pourront la qualifier de cynique. Le machiavélique Biegler ne montre-t-il pas un brio dans la rouerie qui est assez inouï? D'autant plus inouï qu'il n'est pas souligné et que nous avons la surprise de le découvrir, à l'état naturel, sans commentaire, en même temps que le spectateur du procès. Il faut le voir couper l'interrogatoire de Laura Manion sous le fallacieux prétexte que Dancer s'interpose physiquement entre le témoin et lui. Mais la rouerie poussée à ce point dénote une intelligence trop grande pour ne pas ignorer la sensibilité. De tous les grands cinéastes, Preminger est peut-être l'un des plus cruels, l'un des plus lucides, mais certainement l'un des moins méchants. Les cyniques sont des gens comme il faut.
«Sur un sujet sérieux on retrouve ici la même volonté de mêler le plaisant autragique que dans La Grande Guerre et la même ambiguïté sur la signification d'un film, qui semble fait avant tout pour plaire et pour séduire. Sans parler des hardiesses toutes verbales qui valurent, paraît-il, quelques ennuis au réalisateur et qui se bornent à des détails scabreux et de mauvais goût, comme il s'en trouve dans tous les procès, mais qu'il ne semblait pas indispensable de reproduire in-extenso dans un film de fiction. A moins qu'il ne s'agisse, ici encore, d'une habileté et d'intentions publicitaires douteuses.» J'avoue ne point comprendre ces critiques, exprimées par Jean-Louis Tallenay dans Radio-Télévision-Cinéma. Ces intentions publicitaires, évidentes, forment partie intégrante du film en même temps qu'elles lui sont étrangères: elles moquent ceux qui se choquent ou se pâment d'entendre vingt fois répétés les mots slip, spermatogénèse, etc. Ces diverses ambiguïtés, que l'on retrouve chez Hawks et chez Hitchcock, témoignent d'un humour supérieur. Au moment où le spectateur prétend juger un film en fonction de critères superficiels et extra-cinématographiques, c'est lui-même qui est jugé par le film. Ce qui est vraiment comique est également profond et sérieux. Il ne faut pas reprocher à Preminger son habitude du double jeu. C'est le public qui crée la bassesse et ennoblit le film. Preminger, lui, est un véritable idéaliste, à l'encontre de ces faux idéalistes démagogues, marxistes ou puritains, insincères au point d'abroger de la matière de leurs œuvres tout ce qui leur est étranger. Face à cette hypocrisie qui s'est bien vite révélée stérile, puisqu'elle se fonde sur une condamnation de la réalité, au nom d'un soi-disant «bon goût» que notre temps a eu le mérite immense de sacrifier à de plus hautes valeurs, Otto Preminger nous propose l'innocence sous les apparences de la culpabilité. Au pur, tout est pur.
Luc Moullet
Cahiers du cinéma n°101 - Nov. 1959
quinta-feira, 3 de janeiro de 2008
« Le film (...) commence sous le regard à la fois discret et curieux de la caméra situé sous un pont, lieu de passage qui prélude à l'incursion de cet œil dans les entrailles d'un site sidérurgiste ou travaillent les ouvriers qui seront les héros du film, mais qui, dans cette scène, font œuvre de simples figures anonymés par le rapport fonctionnel qu'ils entretiennent à leur travail et par leur apparente égalité dans les taches et actions stéréotypés qu'ils ont à charge de mener. La scène est passionante reliée au reste du long métrage dans la mesure ou elle invite le spectacle à un regard indifférent sur une réalité banale, quotidienne, qui est pourtant une mise en souffrance très visible des personnages. »
S.B.: Je trouve qu’il y a une mauvaise influence actuellement dans le cinéma d’art et essai, qui repose sur l’idée que pour être moderne, il faut avoir un style presque aphasique. Sur ce point, l’influence d’Antonioni ou de Bergman a fait du mal. Je veux essayer de retrouver une sorte de vitalité narrative dans la lignée de cinéastes comme Pierre Zucca, Jean-Pierre Mocky ou Paul Vecchiali. Il faut aussi qu’il y ait en France des séries B avec des histoires de pirates…
quarta-feira, 2 de janeiro de 2008
Feliz 2008 (2)
… et je suis la Mort de tout, et je suis la Naissance de tout,
La parole et la mémoire, la constance et la miséricorde,
Et le silence des choses secrètes…
Antimemoires, André Malraux
La parole et la mémoire, la constance et la miséricorde,
Et le silence des choses secrètes…
Antimemoires, André Malraux
L'esthétique du cinéma n'est pas relative
Le cinéma, dans la version qu'en offre Mourlet, est donc, au contraire des autres arts, un absolu. Impossible, à son sujet, d'accepter des conventions arbitraires, car l'art du cinéma est responsable envers le monde. Avec le cinéma "la beauté se voit conférer l'arme du vrai": puisque le cinéma est soumis à une règle qui est du monde, il inclut une dimension de vérité, que n'ont pas les autres arts.
Feliz 2008
Feliz 2008
Cahiers 51-07
1951
1. O Rio Sagrado (Jean Renoir)
2. Diário de um Pároco de Aldeia (Robert Bresson)
3. Milagre em Milão (Vittorio De Sica)
4. Os Esquecidos (Luis Buñuel)
5. A Malvada (Joseph L. Mankiewicz)
6. Senhorita Júlia (Alf Sjöberg)
7. Crimes da Alma (Michelangelo Antonioni)
8. Crepúsculo dos Deuses (Billy Wilder)
9. Vivamos Hoje (Jacques Becker)
10. Francisco, Arauto de Deus (Roberto Rossellini)
11. Les Miracles n'ont lieu qu'une fois (Yves Allégret)
12. O Cristo Proibido (Curzio Malaparte)
13. Um Passeio ao Sol (Lewis Milestone)
14. O Preço de uma Vida (Edward Dmytryk)
15. A Corrida de Touros (Pierre Braunberger)
1952-1954
Sem listas
1955
1. Viagem à Itália (Roberto Rossellini)
2. A Palavra (Carl Dreyer)
3. A Grande Chantagem (Robert Aldrich)
4. Lola Montès (Max Ophüls)
5. Janela Indiscreta (Alfred Hitchcock)
6. Les Mauvaises rencontres (Alexandre Astruc)
7. A Estrada da Vida (Federico Fellini)
8. A Condessa Descalça (Joseph L. Mankiewicz)
9. Johnny Guitar (Nicholas Ray)
10. A Morte num Beijo (Robert Aldrich)
11. A Morte de um Ciclista (Juan A. Bardem)
12. Ladrão de Casaca (Alfred Hitchcock)
13. Rififi (Jules Dassin)
14. O Sal da Terra (Herbert J. Biberman)
15. Raízes (Benito Alazraki)
16. O Último Apache (Robert Aldrich)
17. French Cancan (Jean Renoir)
18. Sementes de Violência (Richard Brooks)
19. Abismo de um Sonho (Federico Fellini)
20. Os Milagres de Nossa Senhora de Lourdes (Georges Rouquier)
1956
1. Um Condenado à Morte Escapou (Robert Bresson)
2. As Estranhas Coisas de Paris (Jean Renoir)
3. Juventude Transviada (Nicholas Ray)
4. Grilhões do Passado (Orson Welles)
5. Sedução da Carne (Luchino Visconti)
6. Sorrisos de uma Noite de Amor (Ingmar Bergman)
7. A Trapaça (Federico Fellini)
8. O Amor (Roberto Rossellini)
9. Férias de Amor (Joshua Logan)
10. O Medo (Roberto Rossellini)
11. No Silêncio de uma Cidade (Fritz Lang)
Dançando nas Nuvens (Stanley Donen & Gene Kelly)
13. Nunca Fui Santa (Joshua Logan)
O Homem Que Sabia Demais (Alfred Hitchcock)
A Travessia de Paris (Claude Autant-Lara)
'hors concours': Noite e Névoa (Alain Resnais)
1957
1. Um Rei em Nova York (Charles Chaplin)
2. Em Busca de um Homem (Frank Tashlin)
3. Noites de Cabíria (Federico Fellini)
4. O Homem Errado (Alfred Hitchcock)
5. Ensaio de um Crime (Luis Buñuel)
6. Noites de Circo (Ingmar Bergman)
7. Delírio de Loucura (Nicholas Ray)
8. Sabes o Que Quero (Frank Tashlin)
9. Suplício de uma Alma (Fritz Lang)
10. Doze Homens e uma Sentença (Sidney Lumet)
11. Um Rosto na Multidão (Elia Kazan)
12. Amargo Triunfo (Nicholas Ray)
13. La Casa del ángel (Leopoldo Torre Nilsson)
14. A Ponte do Rio Kwai (David Lean)
15. Aconteceu em Veneza (Roger Vadim)
Os Amantes Crucificados (Kenji Mizoguchi)
17. Por Ternura Também se Mata (René Clair)
18. Palavras ao Vento (Douglas Sirk)
Ou Vai ou Racha (Frank Tashlin)
20. Torero (Carlos Velo)
Os melhores filmes de todos os tempos
1. Aurora (F.W. Murnau, 1927)
2. A Regra do Jogo (Jean Renoir, 1939)
3. Viagem à Itália (Roberto Rossellini, 1955)
4. Ivan, o Terrível (Sergei M. Eisenstein, 1945-1958)
5. O Nascimento de uma Nação (D.W. Griffith, 1915)
6. Grilhões do Passado (Orson Welles, 1955)
7. A Palavra (Carl Dreyer, 1955)
8. Contos da Lua Vaga (Kenji Mizoguchi, 1953)
9. O Atalante (Jean Vigo, 1934)
10. Marcha Nupcial (Erich von Stroheim, 1928)
11. Sob o Signo de Capricórnio (Alfred Hitchcock, 1949)
12. Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
1958
1. A Marca da Maldade (Orson Welles)
2. O Sétimo Selo (Ingmar Bergman)
3. Um Rosto na Noite (Luchino Visconti)
4. O Grito (Michelangelo Antonioni)
5. Bom Dia, Tristeza (Otto Preminger)
6. Sonhos de Mulheres (Ingmar Bergman)
7. Une vie (Alexandre Astruc)
8. Meu Tio (Jacques Tati)
9. Um Americano Tranqüilo (Joseph L. Mankiewicz)
10. Juventude (Ingmar Bergman)
11. Les Girls (George Cukor)
12. Os Amantes (Louis Malle)
13. Kanal (Andrzej Wajda)
14. Os Amantes de Montparnasse (Jacques Becker)
15. Quando as Mulheres Esperam (Ingmar Bergman)
1959
1. Contos da Lua Vaga (Kenji Mizoguchi)
2. Hiroshima mon amour (Alain Resnais)
3. Ivan, o Terrível - Parte II (Sergei M. Eisenstein)
4. Pickpocket (Robert Bresson)
5. Os Incompreendidos (François Truffaut)
6. Onde Começa o Inferno (Howard Hawks)
7. Morangos Silvestres (Ingmar Bergman)
8. Um Corpo Que Cai (Alfred Hitchcock)
9. A Princesa Yang Kwei Fei (Kenji Mizoguchi)
10. O Tigre de Bengala (Fritz Lang)
11. Eu, um Negro (Jean Rouch)
12. Anatomia de um Crime (Otto Preminger)
13. Le Déjeuner sur l'herbe (Jean Renoir)
14. La Tête contre les murs (Georges Franju)
15. De Crápula a Herói (Roberto Rossellini)
16. Renegando o Meu Sangue (Samuel Fuller)
17. Os Primos (Claude Chabrol)
18. Os Eternos Desconhecidos (Mario Monicelli)
19. A Delícia de um Dilema (Leo McCarey)
20. Deux hommes dans Manhattan (Jean-Pierre Melville)
21. Jornada Tétrica (Nicholas Ray)
1960
1. Intendente Sansho (Kenji Mizoguchi)
2. A Aventura (Michelangelo Antonioni)
3. Acossado (Jean-Luc Godard)
4. Atirem no Pianista (François Truffaut)
5. Poema o more (Aleksandr Dovzhenko & Yuliya Solntseva)
6. Mulheres Fáceis (Claude Chabrol)
Nazarin (Luis Buñuel)
8. O Tesouro do Barba Rubra (Fritz Lang)
9. Psicose (Alfred Hitchcock)
10. A um Passo da Liberdade (Jacques Becker)
11. Zazie no Metrô (Louis Malle)
12. A Bela do Bas-Fond (Nicholas Ray)
13. O Testamento de Orfeu (Jean Cocteau)
14. A Canção da Estrada (Satyajit Ray)
15. A Sombra da Forca (Joseph Losey)
Os Olhos Sem Rosto (Georges Franju)
17. A Doce Vida (Federico Fellini)
18. Jogadora Infernal (George Cukor)
Essa Loira Vale um Milhão (Vincente Minnelli)
De Repente, no Último Verão (Joseph L. Mankiewicz)
1961
1. Lola, a Flor Proibida (Jacques Demy)
2. Uma Mulher é uma Mulher (Jean-Luc Godard)
3. Paris nos Pertence (Jacques Rivette)
4. Rocco e Seus Irmãos (Luchino Visconti)
5. A Nova Saga do Clã Taira (Kenji Mizoguchi)
6. Dorogoy tsenoy (Mark Donskoy)
7. A Noite (Michelangelo Antonioni)
8. O Ano Passado em Marienbad (Alain Resnais)
9. Entre Deus e o Pecado (Richard Brooks)
10. Terra Bruta (John Ford)
11. O Testamento do Dr. Cordelier (Jean Renoir)
12. Exodus (Otto Preminger)
13. Armadilha a Sangue Frio (Joseph Losey)
14. A Pirâmide Humana (Jean Rouch)
15. Shadows (John Cassavetes)
16. Os Mil Olhos do Dr. Mabuse (Fritz Lang)
17. A Adolescente (Luis Buñuel)
18. Tudo Começou no Sábado (Karel Reisz)
19. Uma Tão Longa Ausência (Henri Colpi)
20. Dama s sobachkoy (Iosif Kheifits)
21. A Ilha (Kaneto Shindô)
22. Les Godelureaux (Claude Chabrol)
23. O Mensageiro Trapalhão (Jerry Lewis)
24. Léon Morin, Padre (Jean-Pierre Melville)
25. Encontro com a Morte (Joseph Losey)
26. Anjo do Mal (Samuel Fuller)
27. Description d'un combat (Chris Marker)
28. Madre Joana dos Anjos (Jerzy Kawalerowicz)
29. A Maldição do Demônio (Mario Bava)
30. Era Noite em Roma (Roberto Rossellini)
31. Onde Está a Liberdade? (Roberto Rossellini)
32. A Lei dos Marginais (Samuel Fuller)
33. Julgamento em Nuremberg (Stanley Kramer)
34. L'Enclos (Armand Gatti)
35. Crônica de um Verão (Jean Rouch & Edgar Morin)
1962
1. Viver a Vida (Jean-Luc Godard)
2. Jules e Jim - Uma Mulher Para Dois (François Truffaut)
3. Hatari! (Howard Hawks)
4. Viridiana (Luis Buñuel)
5. O Signo do Leão (Eric Rohmer)
6. Rio Violento (Elia Kazan)
7. O Processo (Orson Welles)
8. Através de um Espelho (Ingmar Bergman)
9. Le Caporal épinglé (Jean Renoir)
10. Vanina Vanini (Roberto Rossellini)
11. Tempestade Sobre Washington (Otto Preminger)
12. Cléo das 5 às 7 (Agnès Varda)
13. Pistoleiros do Entardecer (Sam Peckinpah)
14. L'Éducation sentimentale (Alexandre Astruc)
15. O Terror das Mulheres (Jerry Lewis)
O Homem Que Matou o Facínora (John Ford)
17. Amor, Sublime Amor (Robert Wise & Jerome Robbins)
18. O Eclipse (Michelangelo Antonioni)
19. Clamor do Sexo (Elia Kazan)
20. Povest plamennykh let (Yuliya Solntseva)
21. Mortos Que Caminham (Samuel Fuller)
22. O Trabalho (episódio de Boccaccio '70) (Luchino Visconti)
23. O Milagre de Anne Sullivan (Arthur Penn)
24. A Mentirosa (Michel Deville)
25. Os Quatro Cavaleiros do Apocalipse (Vincente Minnelli)
26. Un coeur gros comme ça (François Reichenbach)
27. Le Rendez-vous de minuit (Roger Leenhardt)
28. Primary (Robert Drew/Richard Leacock/Don Pennebaker)
29. Les Honneurs de la guerre (Jean Dewever)
30. A Canção da Esperança (John Cassavetes)
Os melhores filmes sonoros americanos
1. Um Corpo Que Cai (Alfred Hitchcock, 1958)
2. Intriga Internacional (Alfred Hitchcock, 1959)
Rastros de Ódio (John Ford, 1956)
Cantando na Chuva (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952)
5. Os Pássaros (Alfred Hitchcock, 1963)
Cidadão Kane (Orson Welles, 1941)
O Tesouro do Barba Rubra (Fritz Lang, 1955)
Scarface - A Vergonha de uma Nação (Howard Hawks, 1932)
Clamor do Sexo (Elia Kazan, 1961)
No Silêncio de uma Cidade (Fritz Lang, 1956)
10. Vive-se uma só Vez (Fritz Lang, 1937)
Ser ou Não Ser (Ernst Lubitsch, 1942)
Um Americano Tranqüilo (Joseph L. Mankiewicz, 1958)
Bom Dia, Tristeza (Otto Preminger, 1958)
Meu Pecado Foi Nascer (Raoul Walsh, 1957)
15. Jornada Tétrica (Nicholas Ray, 1958)
A Marca da Maldade (Orson Welles, 1958)
Tensão em Shanghai (Josef von Sternberg, 1941)
O Milagre de Anne Sullivan (Arthur Penn, 1962)
A Roda da Fortuna (Vincente Minnelli, 1953)
A Fúria do Desejo (King Vidor, 1952)
Onde Começa o Inferno (Howard Hawks, 1959)
A Delícia de um Dilema (Leo McCarey, 1958)
Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
1963
1. O Desprezo (Jean-Luc Godard)
2. Os Pássaros (Alfred Hitchcock)
3. O Anjo Exterminador (Luis Buñuel)
4. Adieu Philippine (Jacques Rozier)
5. O Processo de Joana d'Arc (Robert Bresson)
6. Muriel (Alain Resnais)
7. O Professor Aloprado (Jerry Lewis)
8. Tempo de Guerra (Jean-Luc Godard)
9. O Bandido Giuliano (Francesco Rosi)
10. Fellini Oito e Meio (Federico Fellini)
11. Banditi a Orgosolo (Vittorio de Seta)
O Leopardo (Luchino Visconti)
13. O Aventureiro do Pacífico (John Ford)
14. A Vida Íntima de Quatro Mulheres (George Cukor)
15. Harakiri (Masaki Kobayashi)
16. O Mundo de Apu (Satyajit Ray)
17. Dois Destinos (Valerio Zurlini)
18. As Mãos Sobre a Cidade (Francesco Rosi)
19. Cleópatra (Joseph L. Mankiewicz)
20. O Cardeal (Otto Preminger)
21. A Cidade dos Desiludidos (Vincente Minnelli)
O Pequeno Soldado (Jean-Luc Godard)
23. Trinta Anos Esta Noite (Louis Malle)
9 dney odnogo goda (Mikhail Romm)
25. Les Abysses (Nikos Papatakis)
O Posto (Ermanno Olmi)
27. O Pranto de um Ídolo (Lindsay Anderson)
28. A Baía dos Anjos (Jacques Demy)
As Aventuras de Tom Jones (Tony Richardson)
30. Irma la Douce (Billy Wilder)
31. Faca na Água (Roman Polanski)
32. Aquele Que Sabe Viver (Dino Risi)
33. Mocinho Encrenqueiro (Jerry Lewis)
34. Le Joli mai (Chris Marker)
35. Vacances portugaises (Pierre Kast)
1964
1. Bande à part (Jean-Luc Godard)
2. Gertrud (Carl Dreyer)
3. Marnie, Confissões de uma Ladra (Alfred Hitchcock)
4. Uma Mulher Casada (Jean-Luc Godard)
5. O Esporte Favorito dos Homens (Howard Hawks)
6. O Deserto Vermelho (Michelangelo Antonioni)
7. A Terra do Sonho Distante (Elia Kazan)
8. O Silêncio (Ingmar Bergman)
9. Para Não Falar de Todas Essas Mulheres (Ingmar Bergman)
10. O Criado (Joseph Losey)
11. Os Guarda-Chuvas do Amor (Jacques Demy)
12. Um só Pecado (François Truffaut)
13. Caravana de Bravos (John Ford)
14. A Passageira (Andrzej Munk)
15. O Otário (Jerry Lewis)
16. Um Clarim ao Longe (Raoul Walsh)
17. Os Noivos (Ermanno Olmi)
18. Foma Gordeev (Mark Donskoy)
19. Dr. Fantástico (Stanley Kubrick)
20. Os Malditos (Joseph Losey)
21. Pour la suite du monde (Pierre Perrault/Michel Brault/Marcel Carrière)
22. La Jetée (Chris Marker)
23. Minha Bela Dama (George Cukor)
24. Il terrorista (Gianfranco De Bosio)
25. David and Lisa (Frank Perry)
26. La Punition (Jean Rouch)
27. Diário de uma Camareira (Luis Buñuel)
28. Il tempo si è fermato (Ermanno Olmi)
29. The Cool World (Shirley Clarke)
30. La Bataille de France (Jean Aurel)
31. A Mulher de Areia (Hiroshi Teshigahara)
32. Crepúsculo de uma Raça (John Ford)
33. Cyrano et d'Artagnan (Abel Gance)
34. Os Reis do Iê Iê Iê (Richard Lester)
35. A Fortaleza Escondida (Akira Kurosawa)
1965
1. O Demônio das Onze Horas (Jean-Luc Godard)
2. Vagas Estrelas da Ursa (Luchino Visconti)
3. Luz de Inverno (Ingmar Bergman)
4. Gare du Nord (episódio de Paris vu par...) (Jean Rouch)
5. Alphaville (Jean-Luc Godard)
6. Lilith (Robert Rossen)
7. Paixões Que Alucinam (Samuel Fuller)
8. Uma Família Fuleira (Jerry Lewis)
9. O Evangelho Segundo São Mateus (Pier Paolo Pasolini)
10. As Duas Faces da Felicidade (Agnès Varda)
11. L'Amour à la chaine (Claude de Givray)
12. Pedro o Negro (Milos Forman)
13. Zacharovannaya desna (Yuliya Solntseva)
14. A Velha Dama Indigna (René Allio)
15. Beija-me, Idiota (Billy Wilder)
16. Place de l'Étoile (episódio de Paris vu par...) (Eric Rohmer)
17. Vendaval na Jamaica (Alexander Mackendrick)
18. A 317a Secção - Batalhão de Assalto (Pierre Schoendoerffer)
19. O Rebelde Sonhador (John Ford & Jack Cardiff)
20. O Bagunceiro Arrumadinho (Frank Tashlin)
21. La Muette (episódio de Paris vu par...) (Claude Chabrol)
22. A Primeira Vitória (Otto Preminger)
23. Julieta dos Espíritos (Federico Fellini)
24. Metel (Vladimir Basov)
25. Vidas Secas (Nelson Pereira dos Santos)
26. Adeus às Ilusões (Vincente Minnelli)
27. O Rei e o Cidadão (Joseph Losey)
28. Montparnasse-Levallois (episódio de Paris vu par...) (Jean-Luc Godard)
29. Le Journal d'une femme en blanc (Claude Autant-Lara)
30. Um Tiro no Escuro (Blake Edwards)
20 anos de cinema francês:
Os melhores filmes franceses desde a Liberação
1. Pickpocket (Robert Bresson, 1959)
2. Lola Montès (Max Ophüls, 1955)
3. A Carruagem de Ouro (Jean Renoir, 1953)
4. O Testamento de Orfeu (Jean Cocteau, 1960)
5. O Testamento do Dr. Cordelier (Jean Renoir, 1959)
6. Tempo de Guerra (Jean-Luc Godard, 1963)
7. Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)
O Prazer (Max Ophüls, 1952)
9. Muriel (Alain Resnais, 1963)
10. Adieu Philippine (Jacques Rozier, 1962)
11. Acossado (Jean-Luc Godard, 1960)
12. A Pirâmide Humana (Jean Rouch, 1961)
13. As Estranhas Coisas de Paris (Jean Renoir, 1956)
14. Mulheres Fáceis (Claude Chabrol, 1960)
15. Amores de Apache (Jacques Becker, 1952)
16. La Poison (Sacha Guitry, 1951)
17. Lola, a Flor Proibida (Jacques Demy, 1961)
18. O Processo de Joana d'Arc (Robert Bresson, 1962)
19. Uma Mulher é uma Mulher (Jean-Luc Godard, 1961)
20. O Pequeno Soldado (Jean-Luc Godard, 1963)
21. Orfeu (Jean Cocteau, 1950)
22. O Desprezo (Jean-Luc Godard, 1963)
23. Le Caporal épinglé (Jean Renoir, 1962)
24. La Vie d'un honnête homme (Sacha Guitry, 1953)
25. O Boulevard do Crime (Marcel Carné, 1945)
Les Godelureaux (Claude Chabrol, 1961)
27. Jules e Jim - Uma Mulher Para Dois (François Truffaut, 1962)
28. Paris nos Pertence (Jacques Rivette, 1960)
29. Viver a Vida (Jean-Luc Godard, 1962)
30. As Damas do Bois de Boulogne (Robert Bresson, 1945)
31. Eu, um Negro (Jean Rouch, 1958)
32. Bande à part (Jean-Luc Godard, 1964)
O Signo do Leão (Eric Rohmer, 1959)
34. Diário de um Pároco de Aldeia (Robert Bresson, 1951)
35. Les Enfants terribles (Jean-Pierre Melville, 1950)
Os Incompreendidos (François Truffaut, 1959)
Atirem no Pianista (François Truffaut, 1960)
38. Les Dernières vacances (Roger Leenhardt, 1948)
39. Noite e Névoa (Alain Resnais, 1955)
40. Le Déjeuner sur l'herbe (Jean Renoir, 1959)
1966
1. A Grande Testemunha (Robert Bresson)
2. Walkower (Jerzy Skolimowski)
3. Não Reconciliados (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
4. Masculino Feminino (Jean-Luc Godard)
5. O Homem de Cabeça Raspada (André Delvaux)
6. Sete Mulheres (John Ford)
7. A Tomada do Poder por Luis XIV (Roberto Rossellini)
8. Cortina Rasgada (Alfred Hitchcock)
9. Faixa Vermelha 7000 (Howard Hawks)
10. De Punhos Fechados (Marco Bellocchio)
11. Badaladas à Meia-Noite (Orson Welles)
12. A Guerra Acabou (Alain Resnais)
13. O Beijo Amargo (Samuel Fuller)
14. Fahrenheit 451 (François Truffaut)
15. Le Père Noël a les yeux bleus (Jean Eustache)
16. Marie Soleil (Antoine Bourseiller)
17. Alguma Coisa de Outro (Vera Chytilová)
18. Os Amores de uma Loira (Milos Forman)
19. Le Chat dans le sac (Gilles Groulx)
20. Brigitte et Brigitte (Luc Moullet)
1967
1. Persona - Quando Duas Mulheres Pecam (Ingmar Bergman)
2. A Bela da Tarde (Luis Buñuel)
3. Weekend à Francesa (Jean-Luc Godard)
4. A Caça ao Leão com Arco (Jean Rouch)
5. Playtime - Tempo de Diversão (Jacques Tati)
6. O Fofoqueiro (Jerry Lewis)
7. As Pequenas Margaridas (Vera Chytilová)
A Religiosa Suzanne Simonin (Jacques Rivette)
9. Duas ou Três Coisas Que Eu Sei Dela (Jean-Luc Godard)
10. A Chinesa (Jean-Luc Godard)
11. Made in USA (Jean-Luc Godard)
12. Shakespeare-Wallah (James Ivory)
13. Os Fuzis (Ruy Guerra)
14. Méditerranée (Jean-Daniel Pollet)
15. A Condessa de Hong Kong (Charles Chaplin)
16. Pervyy uchitel (Andrei Konchalovsky)
17. Le Départ (Jerzy Skolimowski)
18. A Colecionadora (Eric Rohmer)
19. Blow Up - Depois Daquele Beijo (Michelangelo Antonioni)
Duas Garotas Românticas (Jacques Demy)
1968
1. Crônica de Anna Magdalena Bach (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
2. Antes da Revolução (Bernardo Bertolucci)
3. The Edge (Robert Kramer)
4. Toby Dammit (episódio de Histórias Extraordinárias) (Federico Fellini)
5. Il ne faut pas mourir pour ça (Jean-Pierre Lefèbvre)
6. Le Règne du jour (Pierre Perrault)
7. Bariera (Jerzy Skolimowski)
8. Beijos Roubados (François Truffaut)
9. A Vingança de um Pistoleiro (Monte Hellman)
10. A Noiva Estava de Preto (François Truffaut)
Les Contrebandières (Luc Moullet)
12. Édipo Rei (Pier Paolo Pasolini)
13. 2001: Uma Odisséia no Espaço (Stanley Kubrick)
14. A Hora do Lobo (Ingmar Bergman)
15. O Bebê de Rosemary (Roman Polanski)
16. À Queima-Roupa (John Boorman)
Les Idoles (Marc'o)
18. Laços Eternos (André Delvaux)
19. O Pecado de Todos Nós (John Huston)
20. Uma Rajada de Balas (Arthur Penn)
1969-1980
Sem listas
Os melhores filmes da década de 70
1. Numéro deux (Jean-Luc Godard & Anne-Marie Miéville, 1975)
2. Milestones (Robert Kramer & John Douglas, 1975)
3. Corrida Sem Fim (Monte Hellman, 1971)
Des journées entières dans les arbres (Marguerite Duras, 1976)
Nós Não Envelheceremos Juntos (Maurice Pialat, 1972)
Tristana, uma Paixão Mórbida (Luis Buñuel, 1970)
7. Hitler, um Filme da Alemanha (Hans-Jürgen Syberberg, 1978)
O Passageiro - Profissão: Repórter (Michelangelo Antonioni, 1975)
Salò ou os 120 Dias de Sodoma (Pier Paolo Pasolini, 1975)
1981
1. Francisca (Manoel de Oliveira)
A Mulher do Aviador (Eric Rohmer)
3. A Tragédia de um Homem Ridículo (Bernardo Bertolucci)
Hotel das Américas (André Téchiné)
5. Alemanha, Pálida Mãe (Helma Sanders-Brahms)
A Mulher do Lado (François Truffaut)
7. Stalker (Andrei Tarkovsky)
8. O Salão de Música (Satyajit Ray)
Touro Indomável (Martin Scorsese)
10. Palermo oder Wolfsburg (Werner Schroeter)
In girum imus nocte et consumimur igni (Guy Debord)
Gloria (John Cassavetes)
Les Ailes de la colombe (Benoît Jacquot)
14. Possessão (Andrzej Zulawski)
L'Ombre rouge (Jean-Louis Comolli)
Scanners - Sua Mente Pode Destruir (David Cronenberg)
1982
1. Une chambre en ville (Jacques Demy)
2. Classe Operária (Jerzy Skolimowski)
Paixão (Jean-Luc Godard)
4. Cão Branco (Samuel Fuller)
5. Identificação de uma Mulher (Michelangelo Antonioni)
Le Pont du Nord (Jacques Rivette)
A Cor da Romã (Sergei Parajanov)
8. Parsifal (Hans-Jürgen Syberberg)
As Três Coroas do Marinheiro (Raoul Ruiz)
10. Um Casamento Perfeito (Eric Rohmer)
1983
1. O Dinheiro (Robert Bresson)
Aos Nossos Amores (Maurice Pialat)
3. Furyo, Em Nome da Honra (Nagisa Oshima)
Um Jogo Brutal (Jean-Claude Brisseau)
5. Pauline na Praia (Eric Rohmer)
O Rei da Comédia (Martin Scorsese)
7. As Três Coroas do Marinheiro (Raoul Ruiz)
Faux fuyants (Alain Bergala & Jean-Pierre Limosin)
L'Enfant secret (Philippe Garrel)
10. Fanny & Alexander (Ingmar Bergman)
As Loucuras de Jerry Lewis (Jerry Lewis)
1984
1. Noites de Lua Cheia (Eric Rohmer)
2. Comportamento em Classe (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
3. Liberté, la nuit (Philippe Garrel)
Prenome Carmen (Jean-Luc Godard)
Biquefarre (Georges Rouquier)
6. O Selvagem da Motocicleta (Francis Ford Coppola)
7. E la nave va (Federico Fellini)
Os Eleitos - Onde o Futuro Começa (Philip Kaufman)
Paris, Texas (Wim Wenders)
10. Era uma Vez na América (Sergio Leone)
1985
1. 'Je vous salue, Marie' (Jean-Luc Godard)
2. Detetive (Jean-Luc Godard)
3. O Ano do Dragão (Michael Cimino)
4. Depois do Ensaio (Ingmar Bergman)
5. Amantes (John Cassavetes)
6. A Casa e o Mundo (Satyajit Ray)
7. Les Amants terribles (Danièle Dubroux)
8. Les Enfants (Marguerite Duras/Jean Mascolo/Jean-Marc Turine)
9. Ran (Akira Kurosawa)
10. Encontro (André Téchiné)
Os Favoritos da Lua (Otar Iosseliani)
1986
1. O Raio Verde (Eric Rohmer)
2. A Lenda da Cidadela de Rousram (Sergei Parajanov)
O Sacrifício (Andrei Tarkovsky)
4. Double messieurs (Jean-François Stévenin)
5. Sangue Ruim (Leos Carax)
Maine-Océan (Jacques Rozier)
7. Thérèse (Alain Cavalier)
8. O Local do Crime (André Téchiné)
9. Désordre (Olivier Assayas)
Gardien de la nuit (Jean-Pierre Limosin)
Höhenfeuer (Fredi Murer)
Depois de Horas (Martin Scorsese)
Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma (Jean-Luc Godard)
Mélo (Alain Resnais)
1987
1. Sob o Sol de Satã (Maurice Pialat)
2. Asas do Desejo (Wim Wenders)
Entrevista (Federico Fellini)
A Morte de Empédocles (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
5. O Último Imperador (Bernardo Bertolucci)
6. Yeelen (Souleymane Cissé)
As Quatro Aventuras de Reinette e Mirabelle (Eric Rohmer)
Nascido Para Matar (Stanley Kubrick)
9. A Missa Acabou (Nanni Moretti)
10. Urs al-jalil (Michel Khleifi)
Um Adeus Português (João Botelho)
A Cor do Dinheiro (Martin Scorsese)
Veludo Azul (David Lynch)
Rei Lear (Jean-Luc Godard)
1988
1. Não Matarás (Krzysztof Kieslowski)
2. A Insustentável Leveza do Ser (Philip Kaufman)
3. Os Vivos e os Mortos (John Huston)
4. Urgences (Raymond Depardon)
5. Bird (Clint Eastwood)
6. Paisagem na Neblina (Theo Angelopoulos)
7. De Barulho e de Fúria (Jean-Claude Brisseau)
8. A Última Tentação de Cristo (Martin Scorsese)
9. Les Innocents (André Téchiné)
10. Um Assunto de Mulheres (Claude Chabrol)
1989
1. Faça a Coisa Certa (Spike Lee)
Palombella rossa (Nanni Moretti)
3. La Bande des quatre (Jacques Rivette)
Gêmeos, Mórbida Semelhança (David Cronenberg)
5. Os Canibais (Manoel de Oliveira)
Yaaba - O Amor Silencioso (Idrissa Ouedraogo)
7. Black Rain - A Coragem de uma Raça (Shohei Imamura)
Um Homem Marcado (Patricia Mazuy)
A Pequena Vera (Vasili Pichul)
10. Quero Ir Para Casa (Alain Resnais)
Vida Cigana (Emir Kusturica)
O Turista Acidental (Lawrence Kasdan)
1990
1. O Jovem Assassino (Jacques Doillon)
Não se Mexa, Morra e Ressuscite (Vitali Kanevsky)
3. Nouvelle vague (Jean-Luc Godard)
Os Bons Companheiros (Martin Scorsese)
5. Alexandria, Ainda e Sempre (Youssef Chahine)
Non, ou a Vã Glória de Mandar (Manoel de Oliveira)
Meghe Dhaka Tara (Ritwik Ghatak)
8. Sonhos (Akira Kurosawa)
A Desencantada (Benoît Jacquot)
Crimes e Pecados (Woody Allen)
1991
1. Van Gogh (Maurice Pialat)
2. Ajuste Final (Ethan & Joel Coen)
3. Barton Fink - Delírios de Hollywood (Ethan & Joel Coen)
4. O Poderoso Chefão III (Francis Ford Coppola)
5. Close Up (Abbas Kiarostami)
6. J'entends plus la guitare (Philippe Garrel)
7. Edward Mãos de Tesoura (Tim Burton)
8. Rapsódia em Agosto (Akira Kurosawa)
9. Os Amantes de Pont-Neuf (Leos Carax)
10. Paris se Levanta (Olivier Assayas)
1992
1. Os Imperdoáveis (Clint Eastwood)
2. O Estrangeiro (Satyajit Ray)
3. A Vida e Nada Mais (E a Vida Continua...) (Abbas Kiarostami)
4. Maridos e Esposas (Woody Allen)
5. Noites Felinas (Cyril Collard)
Border Line (Danièle Dubroux)
A Sentinela (Arnaud Desplechin)
8. Conto de Inverno (Eric Rohmer)
Caça às Borboletas (Otar Iosseliani)
10. A Brighter Summer Day (Edward Yang)
Balanta (Lucian Pintilie)
Le Mirage (Jean-Claude Guiguet)
La casa del sorriso (Marco Ferreri)
Centenário do Cinema
100 filmes para uma videoteca ideal
O Segredo do Abismo (James Cameron, 1989)
L'Acrobate (Jean-Daniel Pollet, 1976)
Adieu Philippine (Jacques Rozier, 1962)
O Amor (Roberto Rossellini, 1948)
Angèle (Marcel Pagnol, 1934)
Noivo Neurótico, Noiva Nervosa (Woody Allen, 1977)
Alger la blanche (Cyril Collard, 1986)
Ata-me (Pedro Almodóvar, 1990)
L'Amour à mort (Alain Resnais, 1984)
Sedução e Vingança (Abel Ferrara, 1981)
Através de um Espelho (Ingmar Bergman, 1961)
Aos Nossos Amores (Maurice Pialat, 1983)
Caminhos Violentos (James Foley, 1986)
Viagem Insólita (Joe Dante, 1987)
A Bela Intrigante (Jacques Rivette, 1991)
Carrinho de Bebê no Rio Styx (Kenji Misumi, 1972)
Sabes o Que Quero (Frank Tashlin, 1956)
Os Irmãos Cara de Pau (John Landis, 1980)
Bonne chance (Sacha Guitry, 1935)
Blow Up - Depois Daquele Beijo (Michelangelo Antonioni, 1966)
Gosto de Sangue (Ethan & Joel Coen, 1984)
Les Camisards (René Allio, 1972)
The Great Flamarion (Anthony Mann, 1945)
O Discreto Charme da Burguesia (Luis Buñuel, 1972)
Cavalos de Fogo (Sergei Parajanov, 1964)
55 Dias em Pequim (Nicholas Ray, 1963)
Cidadão Kane (Orson Welles, 1941)
Conto dos Crisântemos Tardios (Kenji Mizoguchi, 1939)
Courts-circuits (Patrick Grandperret, 1981)
O Grito da Coruja (Claude Chabrol, 1987)
Switch - Trocaram Meu Sexo (Blake Edwards, 1991)
Jejum de Amor (Howard Hawks, 1940)
Técnica de um Delator (Jean-Pierre Melville, 1962)
2001: Uma Odisséia no Espaço (Stanley Kubrick, 1968)
As Duas Inglesas e o Amor (François Truffaut, 1971)
O Império dos Sentidos (Nagisa Oshima, 1976)
Edward Mãos de Tesoura (Tim Burton, 1990)
Duas Vidas (Leo McCarey, 1939)
Infância Nua (Maurice Pialat, 1968)
O Estado das Coisas (Wim Wenders, 1982)
Trinta Anos Esta Noite (Louis Malle, 1963)
A Mulher do Aviador (Eric Rohmer, 1981)
Fanny & Alexander (Ingmar Bergman, 1982)
Minha Bela Dama (George Cukor, 1964)
French Cancan (Jean Renoir, 1955)
Fuga do Passado (Jacques Tourneur, 1947)
O Homem Invisível (James Whale, 1933)
Um Homem com uma Câmera (Dziga Vertov, 1929)
Hi, Mom! (Brian De Palma, 1970)
India Song (Marguerite Duras, 1975)
Era uma Vez no Oeste (Sergio Leone, 1968)
Era uma Vez na América (Sergio Leone, 1984)
O Homem Que Matou o Facínora (John Ford, 1962)
Vampiros de Almas (Don Siegel, 1956)
Dias de Ira (Carl Dreyer, 1943)
Jules e Jim - Uma Mulher Para Dois (François Truffaut, 1962)
Sob a Luz do Verão (Jean Grémillon, 1943)
Mélo (Alain Resnais, 1986)
O Desprezo (Jean-Luc Godard, 1963)
Intriga Internacional (Alfred Hitchcock, 1959)
Merlusse (Marcel Pagnol, 1935)
Grilhões do Passado (Orson Welles, 1955)
Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
Muriel (Alain Resnais, 1963)
Minha Adorável Lavanderia (Stephen Frears, 1985)
O Nascimento de uma Nação (D.W. Griffith, 1915)
Aconteceu Naquela Noite (Frank Capra, 1934)
O Mistério do Número 17 (Alfred Hitchcock, 1932)
L'Oeil du malin (Claude Chabrol, 1962)
Opening Night (John Cassavetes, 1977)
Os Guarda-Chuvas do Amor (Jacques Demy, 1964)
Palombella rossa (Nanni Moretti, 1989)
Paisà (Roberto Rossellini, 1946)
Le Passe-montagne (Jean-François Stévenin, 1978)
Um Dia no Campo (Jean Renoir, 1936)
Plano 9 do Espaço Sideral (Edward D. Wood Jr., 1959)
Cuidado com a Puta Sagrada (Rainer Werner Fassbinder, 1971)
Poeira no Vento (Hou Hsiao-hsien, 1986)
Erotismo à Flor da Pele (Francis Leroi, 1991)
Um Rei em Nova York (Charles Chaplin, 1957)
Rachel, Rachel (Paul Newman, 1968)
Cortina Rasgada (Alfred Hitchcock, 1966)
New One-Armed Swordsman (Chang Cheh, 1971)
Coração Selvagem (David Lynch, 1990)
O Iluminado (Stanley Kubrick, 1980)
Sangue de um Poeta (Jean Cocteau, 1930)
O Maior Espetáculo da Terra (Cecil B. DeMille, 1952)
A Estrada da Vida (Federico Fellini, 1954)
Touche pas à la femme blanche (Marco Ferreri, 1974)
Grisbi, Ouro Maldito (Jacques Becker, 1954)
O Tigre de Bengala/O Sepulcro Indiano (Fritz Lang, 1958)
Tex Avery - selecão de desenhos animados (1935-1956)
36 fillette (Catherine Breillat, 1988)
Três Mulheres (Satyajit Ray, 1961)
Les Trois font la paire (Sacha Guitry, 1957)
Les Vampires (Louis Feuillade, 1915)
La Vérité (Henri-Georges Clouzot, 1960)
A Felicidade Não se Compra (Frank Capra, 1946)
O Franco Atirador (Michael Cimino, 1978)
Videodrome - A Síndrome do Vídeo (David Cronenberg, 1983)
1993
1. Um Mundo Perfeito (Clint Eastwood)
2. O Vale Abraão (Manoel de Oliveira)
3. A Árvore, o Prefeito e a Mediateca (Eric Rohmer)
4. Smoking/No Smoking (Alain Resnais)
5. O País dos Surdos (Nicolas Philibert)
6. Dias e Noites na Floresta (Satyajit Ray)
7. Uma Mulher Para Dois (John McNaughton)
8. Inocente Mordida (John Landis)
9. Vício Frenético (Abel Ferrara)
10. Infelizmente Para Mim (Jean-Luc Godard)
1994
1. Caro Diário (Nanni Moretti)
2. Noites Sem Dormir (Claire Denis)
3. O Pagamento Final (Brian De Palma)
4. Rosas Selvagens (André Téchiné)
5. O Estranho Mundo de Jack de Tim Burton (Henry Selick)
6. Travolta et moi (Patricia Mazuy)
7. Ciúme - O Inferno do Amor Possessivo (Claude Chabrol)
8. Jeanne la Pucelle (Jacques Rivette)
9. US Go Home (Claire Denis)
10. Pequenos Arranjos com os Mortos (Pascale Ferran)
M. Butterfly (David Cronenberg)
1995
1. Mulheres Diabólicas (Claude Chabrol)
2. Le Garçu (Maurice Pialat)
3. Waati (Souleymane Cissé)
4. As Pontes de Madison (Clint Eastwood)
5. Oublie-moi (Noémie Lvovsky)
6. A Flor do Meu Segredo (Pedro Almodóvar)
7. Adrenalina Máxima (Takeshi Kitano)
8. Ed Wood (Tim Burton)
9. Através das Oliveiras (Abbas Kiarostami)
10. À Beira da Loucura (John Carpenter)
1996
1. Crash - Estranhos Prazeres (David Cronenberg)
2. Para Sempre Mozart (Jean-Luc Godard)
3. Cassino (Martin Scorsese)
4. Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (Arnaud Desplechin)
5. A Comédia de Deus (João César Monteiro)
6. Dead Man (Jim Jarmusch)
7. Os Ladrões (André Téchiné)
8. Missão: Impossível (Brian De Palma)
9. Encore (Pascal Bonitzer)
Parfait amour! (Catherine Breillat)
10. Não Esqueça Que Você Vai Morrer (Xavier Beauvois)
1997
1. Hana-bi - Fogos de Artifício (Takeshi Kitano)
2. Adeus ao Sul (Hou Hsiao-hsien)
3. A Estrada Perdida (David Lynch)
4. A Enguia (Shohei Imamura)
O Rio (Tsai Ming-liang)
6. Gosto de Cereja (Abbas Kiarostami)
Amores Parisienses (Alain Resnais)
O Sétimo Céu (Benoît Jacquot)
9. A Outra Face (John Woo)
Pânico (Wes Craven)
Felizes Juntos (Wong Kar-wai)
1998
1. Flores de Shanghai (Hou Hsiao-hsien)
2. Doutor Akagi (Shohei Imamura)
3. Meia-Noite no Jardim do Bem e do Mal (Clint Eastwood)
Conto de Outono (Eric Rohmer)
5. Inquietude (Manoel de Oliveira)
Sue (Amos Kollek)
7. O Tédio (Cédric Kahn)
Velvet Goldmine (Todd Haynes)
9. Olhos de Serpente (Brian De Palma)
10. Ossos (Pedro Costa)
Titanic (James Cameron)
Jackie Brown (Quentin Tarantino)
L'Arrière pays (Jacques Nolot)
1999
1. De Olhos Bem Fechados (Stanley Kubrick)
2. O Vento nos Levará (Abbas Kiarostami)
3. Gente da Sicília (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
4. eXistenZ (David Cronenberg)
5. O Vento da Noite (Philippe Garrel)
6. Crime Verdadeiro (Clint Eastwood)
7. A Carta (Manoel de Oliveira)
8. História Real (David Lynch)
9. Ghost Dog (Jim Jarmusch)
10. As Bodas de Deus (João César Monteiro)
Os melhores filmes da década de 90
1. O Pagamento Final (Brian De Palma, 1993)
Adeus ao Sul (Hou Hsiao-hsien, 1996)
As Pontes de Madison (Clint Eastwood, 1995)
4. De Olhos Bem Fechados (Stanley Kubrick, 1999)
Twin Peaks: Os Últimos Dias de Laura Palmer (David Lynch, 1992)
Close Up (Abbas Kiarostami, 1990)
Os Imperdoáveis (Clint Eastwood, 1992)
8. Crash - Estranhos Prazeres (David Cronenberg, 1996)
Edward Mãos de Tesoura (Tim Burton, 1990)
O Rio (Tsai Ming-liang, 1997)
2000
1. Esther Kahn (Arnaud Desplechin)
2. A Prisioneira (Chantal Akerman)
3. O Mundo de Andy (Milos Forman)
4. Missão: Marte (Brian De Palma)
5. Amor à Flor da Pele (Wong Kar-wai)
6. M/Other (Nobuhiro Suwa)
7. As Virgens Suicidas (Sofia Coppola)
As Coisas Simples da Vida (Edward Yang)
9. Cowboys do Espaço (Clint Eastwood)
10. Os Indigentes do Bom Deus (Jean-Claude Brisseau)
2001
1. Cidade dos Sonhos (David Lynch)
2. A Inglesa e o Duque (Eric Rohmer)
3. Millennium Mambo (Hou Hsiao-hsien)
4. O Tempo e a Maré (Tsui Hark)
5. Vou Para Casa (Manoel de Oliveira)
6. Plataforma (Jia Zhang-ke)
Sauvage innocence (Philippe Garrel)
8. Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures (Claude Lanzmann)
9. O Quarto do Filho (Nanni Moretti)
10. Gangues do Gueto (Abel Ferrara)
+ "Loft story" (M6)
2002
1. Coisas Secretas (Jean-Claude Brisseau)
Dez (Abbas Kiarostami)
3. Eternamente Sua (Apichatpong Weerasethakul)
4. De l'autre côté (Chantal Akerman)
5. O Princípio da Incerteza (Manoel de Oliveira)
6. A Hora da Religião (Marco Bellocchio)
7. Fale com Ela (Pedro Almodóvar)
8. A Viagem de Chihiro (Hayao Miyazaki)
Spider (David Cronenberg)
10. "24 Horas" série de TV (Robert Cochran & Joel Surnow)
Gerry (Gus Van Sant)
2003
Sem lista
2004
1. Mal dos Trópicos (Apichatpong Weerasethakul)
2. West of the Tracks (Wang Bing)
S-21 - A Máquina de Morte do Khmer Vermelho (Rithy Panh)
A Vila (M. Night Shyamalan)
5. Shara (Naomi Kawase)
6. Reis e Rainha (Arnaud Desplechin)
The Brown Bunny (Vincent Gallo)
Gerry (Gus Van Sant)
9. Café Lumière (Hou Hsiao-hsien)
Kill Bill Vol. 2 (Quentin Tarantino)
Sarabanda (Ingmar Bergman)
2005
1. Últimos Dias (Gus Van Sant)
2. Os Amantes Constantes (Philippe Garrel)
3. Marcas da Violência (David Cronenberg)
4. O Pequeno Tenente (Xavier Beauvois)
O Mundo (Jia Zhang-ke)
Three Times (Hou Hsiao-hsien)
1/3 des yeux (Olivier Zabat)
8. Fica Comigo (Eric Khoo)
Conto de Cinema (Hong Sang-soo)
O Homem Urso (Werner Herzog)
Sin City - A Cidade do Pecado (Robert Rodriguez & Frank Miller)
2006
1. Medos Privados em Lugares Públicos (Alain Resnais)
O Sol (Aleksandr Sokurov)
3. O Hospedeiro (Bong Joon-ho)
4. Lady Chatterley (Pascale Ferran)
5. Um Casal Perfeito (Nobuhiro Suwa)
6. Quei loro incontri (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
A Dama na Água (M. Night Shyamalan)
Capote (Bennett Miller)
9. Os Infiltrados (Martin Scorsese)
10. A Conquista da Honra (Clint Eastwood)
O Novo Mundo (Terrence Malick)
Os 100 mais belos filmes do mundo
1. Cidadão Kane (Orson Welles, 1941)
2. O Mensageiro do Diabo (Charles Laughton, 1955)
A Regra do Jogo (Jean Renoir, 1939)
4. Aurora (F.W. Murnau, 1927)
5. O Atalante (Jean Vigo, 1934)
6. M, o Vampiro de Dusseldorf (Fritz Lang, 1931)
7. Cantando na Chuva (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952)
8. Um Corpo Que Cai (Alfred Hitchcock, 1958)
9. O Boulevard do Crime (Marcel Carné, 1945)
Rastros de Ódio (John Ford, 1956)
Ouro e Maldição (Erich von Stroheim, 1924)
12. Onde Começa o Inferno (Howard Hawks, 1959)
Ser ou Não Ser (Ernst Lubitsch, 1942)
14. Era uma Vez em Tóquio (Yasujiro Ozu, 1953)
15. O Desprezo (Jean-Luc Godard, 1963)
16. Contos da Lua Vaga (Kenji Mizoguchi, 1953)
Luzes da Cidade (Charles Chaplin, 1931)
A General (Buster Keaton & Clyde Bruckman, 1927)
Nosferatu (F.W. Murnau, 1922)
A Sala de Música (Satyajit Ray, 1958)
21. Monstros (Tod Browning, 1932)
Johnny Guitar (Nicholas Ray, 1954)
La Maman et la putain (Jean Eustache, 1973)
24. O Grande Ditador (Charles Chaplin, 1940)
O Leopardo (Luchino Visconti, 1963)
Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)
A Caixa de Pandora (G.W. Pabst, 1929)
Intriga Internacional (Alfred Hitchcock, 1959)
Pickpocket (Robert Bresson, 1959)
30. Amores de Apache (Jacques Becker, 1952)
A Condessa Descalça (Joseph L. Mankiewicz, 1954)
O Tesouro do Barba Rubra (Fritz Lang, 1955)
Desejos Proibidos (Max Ophüls, 1953)
O Prazer (Max Ophüls, 1952)
O Franco Atirador (Michael Cimino, 1978)
36. A Aventura (Michelangelo Antonioni, 1960)
O Encouraçado Potemkin (Sergei M. Eisenstein, 1925)
Interlúdio (Alfred Hitchcock, 1946)
Ivan, o Terrível (Sergei M. Eisenstein, 1945-1958)
O Poderoso Chefão (Francis Ford Coppola, 1972)
A Marca da Maldade (Orson Welles, 1958)
Vento e Areia (Victor Sjöström, 1928)
43. 2001: Uma Odisséia no Espaço (Stanley Kubrick, 1968)
Fanny & Alexander (Ingmar Bergman, 1982)
45. A Turba (King Vidor, 1928)
Fellini Oito e Meio (Federico Fellini, 1963)
La Jetée (Chris Marker, 1962)
O Demônio das Onze Horas (Jean-Luc Godard, 1965)
Le Roman d'un tricheur (Sacha Guitry, 1936)
50. Amarcord (Federico Fellini, 1973)
A Bela e a Fera (Jean Cocteau, 1946)
Quanto Mais Quente Melhor (Billy Wilder, 1959)
Deus Sabe Quanto Amei (Vincente Minnelli, 1958)
Gertrud (Carl Dreyer, 1964)
King Kong (Ernest B. Schoedsack & Merian C. Cooper, 1933)
Laura (Otto Preminger, 1944)
Os Sete Samurais (Akira Kurosawa, 1954)
58. Os Incompreendidos (François Truffaut, 1959)
A Doce Vida (Federico Fellini, 1960)
Os Vivos e os Mortos (John Huston, 1987)
Ladrão de Alcova (Ernst Lubitsch, 1932)
A Felicidade Não se Compra (Frank Capra, 1946)
Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
A Paixão de Joana d'Arc (Carl Dreyer, 1928)
65. Acossado (Jean-Luc Godard, 1960)
Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979)
Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975)
A Grande Ilusão (Jean Renoir, 1937)
Intolerância (D.W. Griffith, 1916)
Um Dia no Campo (Jean Renoir, 1936)
Playtime - Tempo de Diversão (Jacques Tati, 1967)
Roma, Cidade Aberta (Roberto Rossellini, 1945)
Sedução da Carne (Luchino Visconti, 1954)
Tempos Modernos (Charles Chaplin, 1936)
Van Gogh (Maurice Pialat, 1991)
76. Tarde Demais Para Esquecer (Leo McCarey, 1957)
Andrei Rublev (Andrei Tarkovsky, 1966)
A Imperatriz Galante (Josef von Sternberg, 1934)
Intendente Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Fale com Ela (Pedro Almodóvar, 2002)
Um Convidado Bem Trapalhão (Blake Edwards, 1968)
Tabu (F.W. Murnau & Robert J. Flaherty, 1931)
A Roda da Fortuna (Vincente Minnelli, 1953)
Nasce uma Estrela (George Cukor, 1954)
As Férias do Sr. Hulot (Jacques Tati, 1953)
86. A Terra do Sonho Distante (Elia Kazan, 1963)
O Alucinado (Luis Buñuel, 1953)
A Morte num Beijo (Robert Aldrich, 1955)
Era uma Vez na América (Sergio Leone, 1984)
Trágico Amanhecer (Marcel Carné, 1939)
Carta de uma Desconhecida (Max Ophüls, 1948)
Lola, a Flor Proibida (Jacques Demy, 1961)
Manhattan (Woody Allen, 1979)
Cidade dos Sonhos (David Lynch, 2001)
Minha Noite com Ela (Eric Rohmer, 1969)
Noite e Névoa (Alain Resnais, 1955)
Em Busca do Ouro (Charles Chaplin, 1925)
Scarface - A Vergonha de uma Nação (Howard Hawks, 1932)
Ladrões de Bicicleta (Vittorio De Sica, 1948)
Napoleão (Abel Gance, 1927)
2007
1. Paranoid Park (Gus Van Sant)
2. À Prova de Morte (Quentin Tarantino)
Império dos Sonhos (David Lynch)
Em Busca da Vida (Jia Zhang-ke)
5. A França (Serge Bozon)
Zodíaco (David Fincher)
7. Les amours d'Astrée et de Céladon (Eric Rohmer)
Honor de cavalleria (Albert Serra)
Antes que Eu Esqueça (Jacques Nolot)
10. Eu Não Quero Dormir Sozinho (Tsai Ming-liang)
Não Toque no Machado (Jacques Rivette)
Síndromes e um Século (Apichatpong Weerasethakul)
1. O Rio Sagrado (Jean Renoir)
2. Diário de um Pároco de Aldeia (Robert Bresson)
3. Milagre em Milão (Vittorio De Sica)
4. Os Esquecidos (Luis Buñuel)
5. A Malvada (Joseph L. Mankiewicz)
6. Senhorita Júlia (Alf Sjöberg)
7. Crimes da Alma (Michelangelo Antonioni)
8. Crepúsculo dos Deuses (Billy Wilder)
9. Vivamos Hoje (Jacques Becker)
10. Francisco, Arauto de Deus (Roberto Rossellini)
11. Les Miracles n'ont lieu qu'une fois (Yves Allégret)
12. O Cristo Proibido (Curzio Malaparte)
13. Um Passeio ao Sol (Lewis Milestone)
14. O Preço de uma Vida (Edward Dmytryk)
15. A Corrida de Touros (Pierre Braunberger)
1952-1954
Sem listas
1955
1. Viagem à Itália (Roberto Rossellini)
2. A Palavra (Carl Dreyer)
3. A Grande Chantagem (Robert Aldrich)
4. Lola Montès (Max Ophüls)
5. Janela Indiscreta (Alfred Hitchcock)
6. Les Mauvaises rencontres (Alexandre Astruc)
7. A Estrada da Vida (Federico Fellini)
8. A Condessa Descalça (Joseph L. Mankiewicz)
9. Johnny Guitar (Nicholas Ray)
10. A Morte num Beijo (Robert Aldrich)
11. A Morte de um Ciclista (Juan A. Bardem)
12. Ladrão de Casaca (Alfred Hitchcock)
13. Rififi (Jules Dassin)
14. O Sal da Terra (Herbert J. Biberman)
15. Raízes (Benito Alazraki)
16. O Último Apache (Robert Aldrich)
17. French Cancan (Jean Renoir)
18. Sementes de Violência (Richard Brooks)
19. Abismo de um Sonho (Federico Fellini)
20. Os Milagres de Nossa Senhora de Lourdes (Georges Rouquier)
1956
1. Um Condenado à Morte Escapou (Robert Bresson)
2. As Estranhas Coisas de Paris (Jean Renoir)
3. Juventude Transviada (Nicholas Ray)
4. Grilhões do Passado (Orson Welles)
5. Sedução da Carne (Luchino Visconti)
6. Sorrisos de uma Noite de Amor (Ingmar Bergman)
7. A Trapaça (Federico Fellini)
8. O Amor (Roberto Rossellini)
9. Férias de Amor (Joshua Logan)
10. O Medo (Roberto Rossellini)
11. No Silêncio de uma Cidade (Fritz Lang)
Dançando nas Nuvens (Stanley Donen & Gene Kelly)
13. Nunca Fui Santa (Joshua Logan)
O Homem Que Sabia Demais (Alfred Hitchcock)
A Travessia de Paris (Claude Autant-Lara)
'hors concours': Noite e Névoa (Alain Resnais)
1957
1. Um Rei em Nova York (Charles Chaplin)
2. Em Busca de um Homem (Frank Tashlin)
3. Noites de Cabíria (Federico Fellini)
4. O Homem Errado (Alfred Hitchcock)
5. Ensaio de um Crime (Luis Buñuel)
6. Noites de Circo (Ingmar Bergman)
7. Delírio de Loucura (Nicholas Ray)
8. Sabes o Que Quero (Frank Tashlin)
9. Suplício de uma Alma (Fritz Lang)
10. Doze Homens e uma Sentença (Sidney Lumet)
11. Um Rosto na Multidão (Elia Kazan)
12. Amargo Triunfo (Nicholas Ray)
13. La Casa del ángel (Leopoldo Torre Nilsson)
14. A Ponte do Rio Kwai (David Lean)
15. Aconteceu em Veneza (Roger Vadim)
Os Amantes Crucificados (Kenji Mizoguchi)
17. Por Ternura Também se Mata (René Clair)
18. Palavras ao Vento (Douglas Sirk)
Ou Vai ou Racha (Frank Tashlin)
20. Torero (Carlos Velo)
Os melhores filmes de todos os tempos
1. Aurora (F.W. Murnau, 1927)
2. A Regra do Jogo (Jean Renoir, 1939)
3. Viagem à Itália (Roberto Rossellini, 1955)
4. Ivan, o Terrível (Sergei M. Eisenstein, 1945-1958)
5. O Nascimento de uma Nação (D.W. Griffith, 1915)
6. Grilhões do Passado (Orson Welles, 1955)
7. A Palavra (Carl Dreyer, 1955)
8. Contos da Lua Vaga (Kenji Mizoguchi, 1953)
9. O Atalante (Jean Vigo, 1934)
10. Marcha Nupcial (Erich von Stroheim, 1928)
11. Sob o Signo de Capricórnio (Alfred Hitchcock, 1949)
12. Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
1958
1. A Marca da Maldade (Orson Welles)
2. O Sétimo Selo (Ingmar Bergman)
3. Um Rosto na Noite (Luchino Visconti)
4. O Grito (Michelangelo Antonioni)
5. Bom Dia, Tristeza (Otto Preminger)
6. Sonhos de Mulheres (Ingmar Bergman)
7. Une vie (Alexandre Astruc)
8. Meu Tio (Jacques Tati)
9. Um Americano Tranqüilo (Joseph L. Mankiewicz)
10. Juventude (Ingmar Bergman)
11. Les Girls (George Cukor)
12. Os Amantes (Louis Malle)
13. Kanal (Andrzej Wajda)
14. Os Amantes de Montparnasse (Jacques Becker)
15. Quando as Mulheres Esperam (Ingmar Bergman)
1959
1. Contos da Lua Vaga (Kenji Mizoguchi)
2. Hiroshima mon amour (Alain Resnais)
3. Ivan, o Terrível - Parte II (Sergei M. Eisenstein)
4. Pickpocket (Robert Bresson)
5. Os Incompreendidos (François Truffaut)
6. Onde Começa o Inferno (Howard Hawks)
7. Morangos Silvestres (Ingmar Bergman)
8. Um Corpo Que Cai (Alfred Hitchcock)
9. A Princesa Yang Kwei Fei (Kenji Mizoguchi)
10. O Tigre de Bengala (Fritz Lang)
11. Eu, um Negro (Jean Rouch)
12. Anatomia de um Crime (Otto Preminger)
13. Le Déjeuner sur l'herbe (Jean Renoir)
14. La Tête contre les murs (Georges Franju)
15. De Crápula a Herói (Roberto Rossellini)
16. Renegando o Meu Sangue (Samuel Fuller)
17. Os Primos (Claude Chabrol)
18. Os Eternos Desconhecidos (Mario Monicelli)
19. A Delícia de um Dilema (Leo McCarey)
20. Deux hommes dans Manhattan (Jean-Pierre Melville)
21. Jornada Tétrica (Nicholas Ray)
1960
1. Intendente Sansho (Kenji Mizoguchi)
2. A Aventura (Michelangelo Antonioni)
3. Acossado (Jean-Luc Godard)
4. Atirem no Pianista (François Truffaut)
5. Poema o more (Aleksandr Dovzhenko & Yuliya Solntseva)
6. Mulheres Fáceis (Claude Chabrol)
Nazarin (Luis Buñuel)
8. O Tesouro do Barba Rubra (Fritz Lang)
9. Psicose (Alfred Hitchcock)
10. A um Passo da Liberdade (Jacques Becker)
11. Zazie no Metrô (Louis Malle)
12. A Bela do Bas-Fond (Nicholas Ray)
13. O Testamento de Orfeu (Jean Cocteau)
14. A Canção da Estrada (Satyajit Ray)
15. A Sombra da Forca (Joseph Losey)
Os Olhos Sem Rosto (Georges Franju)
17. A Doce Vida (Federico Fellini)
18. Jogadora Infernal (George Cukor)
Essa Loira Vale um Milhão (Vincente Minnelli)
De Repente, no Último Verão (Joseph L. Mankiewicz)
1961
1. Lola, a Flor Proibida (Jacques Demy)
2. Uma Mulher é uma Mulher (Jean-Luc Godard)
3. Paris nos Pertence (Jacques Rivette)
4. Rocco e Seus Irmãos (Luchino Visconti)
5. A Nova Saga do Clã Taira (Kenji Mizoguchi)
6. Dorogoy tsenoy (Mark Donskoy)
7. A Noite (Michelangelo Antonioni)
8. O Ano Passado em Marienbad (Alain Resnais)
9. Entre Deus e o Pecado (Richard Brooks)
10. Terra Bruta (John Ford)
11. O Testamento do Dr. Cordelier (Jean Renoir)
12. Exodus (Otto Preminger)
13. Armadilha a Sangue Frio (Joseph Losey)
14. A Pirâmide Humana (Jean Rouch)
15. Shadows (John Cassavetes)
16. Os Mil Olhos do Dr. Mabuse (Fritz Lang)
17. A Adolescente (Luis Buñuel)
18. Tudo Começou no Sábado (Karel Reisz)
19. Uma Tão Longa Ausência (Henri Colpi)
20. Dama s sobachkoy (Iosif Kheifits)
21. A Ilha (Kaneto Shindô)
22. Les Godelureaux (Claude Chabrol)
23. O Mensageiro Trapalhão (Jerry Lewis)
24. Léon Morin, Padre (Jean-Pierre Melville)
25. Encontro com a Morte (Joseph Losey)
26. Anjo do Mal (Samuel Fuller)
27. Description d'un combat (Chris Marker)
28. Madre Joana dos Anjos (Jerzy Kawalerowicz)
29. A Maldição do Demônio (Mario Bava)
30. Era Noite em Roma (Roberto Rossellini)
31. Onde Está a Liberdade? (Roberto Rossellini)
32. A Lei dos Marginais (Samuel Fuller)
33. Julgamento em Nuremberg (Stanley Kramer)
34. L'Enclos (Armand Gatti)
35. Crônica de um Verão (Jean Rouch & Edgar Morin)
1962
1. Viver a Vida (Jean-Luc Godard)
2. Jules e Jim - Uma Mulher Para Dois (François Truffaut)
3. Hatari! (Howard Hawks)
4. Viridiana (Luis Buñuel)
5. O Signo do Leão (Eric Rohmer)
6. Rio Violento (Elia Kazan)
7. O Processo (Orson Welles)
8. Através de um Espelho (Ingmar Bergman)
9. Le Caporal épinglé (Jean Renoir)
10. Vanina Vanini (Roberto Rossellini)
11. Tempestade Sobre Washington (Otto Preminger)
12. Cléo das 5 às 7 (Agnès Varda)
13. Pistoleiros do Entardecer (Sam Peckinpah)
14. L'Éducation sentimentale (Alexandre Astruc)
15. O Terror das Mulheres (Jerry Lewis)
O Homem Que Matou o Facínora (John Ford)
17. Amor, Sublime Amor (Robert Wise & Jerome Robbins)
18. O Eclipse (Michelangelo Antonioni)
19. Clamor do Sexo (Elia Kazan)
20. Povest plamennykh let (Yuliya Solntseva)
21. Mortos Que Caminham (Samuel Fuller)
22. O Trabalho (episódio de Boccaccio '70) (Luchino Visconti)
23. O Milagre de Anne Sullivan (Arthur Penn)
24. A Mentirosa (Michel Deville)
25. Os Quatro Cavaleiros do Apocalipse (Vincente Minnelli)
26. Un coeur gros comme ça (François Reichenbach)
27. Le Rendez-vous de minuit (Roger Leenhardt)
28. Primary (Robert Drew/Richard Leacock/Don Pennebaker)
29. Les Honneurs de la guerre (Jean Dewever)
30. A Canção da Esperança (John Cassavetes)
Os melhores filmes sonoros americanos
1. Um Corpo Que Cai (Alfred Hitchcock, 1958)
2. Intriga Internacional (Alfred Hitchcock, 1959)
Rastros de Ódio (John Ford, 1956)
Cantando na Chuva (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952)
5. Os Pássaros (Alfred Hitchcock, 1963)
Cidadão Kane (Orson Welles, 1941)
O Tesouro do Barba Rubra (Fritz Lang, 1955)
Scarface - A Vergonha de uma Nação (Howard Hawks, 1932)
Clamor do Sexo (Elia Kazan, 1961)
No Silêncio de uma Cidade (Fritz Lang, 1956)
10. Vive-se uma só Vez (Fritz Lang, 1937)
Ser ou Não Ser (Ernst Lubitsch, 1942)
Um Americano Tranqüilo (Joseph L. Mankiewicz, 1958)
Bom Dia, Tristeza (Otto Preminger, 1958)
Meu Pecado Foi Nascer (Raoul Walsh, 1957)
15. Jornada Tétrica (Nicholas Ray, 1958)
A Marca da Maldade (Orson Welles, 1958)
Tensão em Shanghai (Josef von Sternberg, 1941)
O Milagre de Anne Sullivan (Arthur Penn, 1962)
A Roda da Fortuna (Vincente Minnelli, 1953)
A Fúria do Desejo (King Vidor, 1952)
Onde Começa o Inferno (Howard Hawks, 1959)
A Delícia de um Dilema (Leo McCarey, 1958)
Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
1963
1. O Desprezo (Jean-Luc Godard)
2. Os Pássaros (Alfred Hitchcock)
3. O Anjo Exterminador (Luis Buñuel)
4. Adieu Philippine (Jacques Rozier)
5. O Processo de Joana d'Arc (Robert Bresson)
6. Muriel (Alain Resnais)
7. O Professor Aloprado (Jerry Lewis)
8. Tempo de Guerra (Jean-Luc Godard)
9. O Bandido Giuliano (Francesco Rosi)
10. Fellini Oito e Meio (Federico Fellini)
11. Banditi a Orgosolo (Vittorio de Seta)
O Leopardo (Luchino Visconti)
13. O Aventureiro do Pacífico (John Ford)
14. A Vida Íntima de Quatro Mulheres (George Cukor)
15. Harakiri (Masaki Kobayashi)
16. O Mundo de Apu (Satyajit Ray)
17. Dois Destinos (Valerio Zurlini)
18. As Mãos Sobre a Cidade (Francesco Rosi)
19. Cleópatra (Joseph L. Mankiewicz)
20. O Cardeal (Otto Preminger)
21. A Cidade dos Desiludidos (Vincente Minnelli)
O Pequeno Soldado (Jean-Luc Godard)
23. Trinta Anos Esta Noite (Louis Malle)
9 dney odnogo goda (Mikhail Romm)
25. Les Abysses (Nikos Papatakis)
O Posto (Ermanno Olmi)
27. O Pranto de um Ídolo (Lindsay Anderson)
28. A Baía dos Anjos (Jacques Demy)
As Aventuras de Tom Jones (Tony Richardson)
30. Irma la Douce (Billy Wilder)
31. Faca na Água (Roman Polanski)
32. Aquele Que Sabe Viver (Dino Risi)
33. Mocinho Encrenqueiro (Jerry Lewis)
34. Le Joli mai (Chris Marker)
35. Vacances portugaises (Pierre Kast)
1964
1. Bande à part (Jean-Luc Godard)
2. Gertrud (Carl Dreyer)
3. Marnie, Confissões de uma Ladra (Alfred Hitchcock)
4. Uma Mulher Casada (Jean-Luc Godard)
5. O Esporte Favorito dos Homens (Howard Hawks)
6. O Deserto Vermelho (Michelangelo Antonioni)
7. A Terra do Sonho Distante (Elia Kazan)
8. O Silêncio (Ingmar Bergman)
9. Para Não Falar de Todas Essas Mulheres (Ingmar Bergman)
10. O Criado (Joseph Losey)
11. Os Guarda-Chuvas do Amor (Jacques Demy)
12. Um só Pecado (François Truffaut)
13. Caravana de Bravos (John Ford)
14. A Passageira (Andrzej Munk)
15. O Otário (Jerry Lewis)
16. Um Clarim ao Longe (Raoul Walsh)
17. Os Noivos (Ermanno Olmi)
18. Foma Gordeev (Mark Donskoy)
19. Dr. Fantástico (Stanley Kubrick)
20. Os Malditos (Joseph Losey)
21. Pour la suite du monde (Pierre Perrault/Michel Brault/Marcel Carrière)
22. La Jetée (Chris Marker)
23. Minha Bela Dama (George Cukor)
24. Il terrorista (Gianfranco De Bosio)
25. David and Lisa (Frank Perry)
26. La Punition (Jean Rouch)
27. Diário de uma Camareira (Luis Buñuel)
28. Il tempo si è fermato (Ermanno Olmi)
29. The Cool World (Shirley Clarke)
30. La Bataille de France (Jean Aurel)
31. A Mulher de Areia (Hiroshi Teshigahara)
32. Crepúsculo de uma Raça (John Ford)
33. Cyrano et d'Artagnan (Abel Gance)
34. Os Reis do Iê Iê Iê (Richard Lester)
35. A Fortaleza Escondida (Akira Kurosawa)
1965
1. O Demônio das Onze Horas (Jean-Luc Godard)
2. Vagas Estrelas da Ursa (Luchino Visconti)
3. Luz de Inverno (Ingmar Bergman)
4. Gare du Nord (episódio de Paris vu par...) (Jean Rouch)
5. Alphaville (Jean-Luc Godard)
6. Lilith (Robert Rossen)
7. Paixões Que Alucinam (Samuel Fuller)
8. Uma Família Fuleira (Jerry Lewis)
9. O Evangelho Segundo São Mateus (Pier Paolo Pasolini)
10. As Duas Faces da Felicidade (Agnès Varda)
11. L'Amour à la chaine (Claude de Givray)
12. Pedro o Negro (Milos Forman)
13. Zacharovannaya desna (Yuliya Solntseva)
14. A Velha Dama Indigna (René Allio)
15. Beija-me, Idiota (Billy Wilder)
16. Place de l'Étoile (episódio de Paris vu par...) (Eric Rohmer)
17. Vendaval na Jamaica (Alexander Mackendrick)
18. A 317a Secção - Batalhão de Assalto (Pierre Schoendoerffer)
19. O Rebelde Sonhador (John Ford & Jack Cardiff)
20. O Bagunceiro Arrumadinho (Frank Tashlin)
21. La Muette (episódio de Paris vu par...) (Claude Chabrol)
22. A Primeira Vitória (Otto Preminger)
23. Julieta dos Espíritos (Federico Fellini)
24. Metel (Vladimir Basov)
25. Vidas Secas (Nelson Pereira dos Santos)
26. Adeus às Ilusões (Vincente Minnelli)
27. O Rei e o Cidadão (Joseph Losey)
28. Montparnasse-Levallois (episódio de Paris vu par...) (Jean-Luc Godard)
29. Le Journal d'une femme en blanc (Claude Autant-Lara)
30. Um Tiro no Escuro (Blake Edwards)
20 anos de cinema francês:
Os melhores filmes franceses desde a Liberação
1. Pickpocket (Robert Bresson, 1959)
2. Lola Montès (Max Ophüls, 1955)
3. A Carruagem de Ouro (Jean Renoir, 1953)
4. O Testamento de Orfeu (Jean Cocteau, 1960)
5. O Testamento do Dr. Cordelier (Jean Renoir, 1959)
6. Tempo de Guerra (Jean-Luc Godard, 1963)
7. Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)
O Prazer (Max Ophüls, 1952)
9. Muriel (Alain Resnais, 1963)
10. Adieu Philippine (Jacques Rozier, 1962)
11. Acossado (Jean-Luc Godard, 1960)
12. A Pirâmide Humana (Jean Rouch, 1961)
13. As Estranhas Coisas de Paris (Jean Renoir, 1956)
14. Mulheres Fáceis (Claude Chabrol, 1960)
15. Amores de Apache (Jacques Becker, 1952)
16. La Poison (Sacha Guitry, 1951)
17. Lola, a Flor Proibida (Jacques Demy, 1961)
18. O Processo de Joana d'Arc (Robert Bresson, 1962)
19. Uma Mulher é uma Mulher (Jean-Luc Godard, 1961)
20. O Pequeno Soldado (Jean-Luc Godard, 1963)
21. Orfeu (Jean Cocteau, 1950)
22. O Desprezo (Jean-Luc Godard, 1963)
23. Le Caporal épinglé (Jean Renoir, 1962)
24. La Vie d'un honnête homme (Sacha Guitry, 1953)
25. O Boulevard do Crime (Marcel Carné, 1945)
Les Godelureaux (Claude Chabrol, 1961)
27. Jules e Jim - Uma Mulher Para Dois (François Truffaut, 1962)
28. Paris nos Pertence (Jacques Rivette, 1960)
29. Viver a Vida (Jean-Luc Godard, 1962)
30. As Damas do Bois de Boulogne (Robert Bresson, 1945)
31. Eu, um Negro (Jean Rouch, 1958)
32. Bande à part (Jean-Luc Godard, 1964)
O Signo do Leão (Eric Rohmer, 1959)
34. Diário de um Pároco de Aldeia (Robert Bresson, 1951)
35. Les Enfants terribles (Jean-Pierre Melville, 1950)
Os Incompreendidos (François Truffaut, 1959)
Atirem no Pianista (François Truffaut, 1960)
38. Les Dernières vacances (Roger Leenhardt, 1948)
39. Noite e Névoa (Alain Resnais, 1955)
40. Le Déjeuner sur l'herbe (Jean Renoir, 1959)
1966
1. A Grande Testemunha (Robert Bresson)
2. Walkower (Jerzy Skolimowski)
3. Não Reconciliados (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
4. Masculino Feminino (Jean-Luc Godard)
5. O Homem de Cabeça Raspada (André Delvaux)
6. Sete Mulheres (John Ford)
7. A Tomada do Poder por Luis XIV (Roberto Rossellini)
8. Cortina Rasgada (Alfred Hitchcock)
9. Faixa Vermelha 7000 (Howard Hawks)
10. De Punhos Fechados (Marco Bellocchio)
11. Badaladas à Meia-Noite (Orson Welles)
12. A Guerra Acabou (Alain Resnais)
13. O Beijo Amargo (Samuel Fuller)
14. Fahrenheit 451 (François Truffaut)
15. Le Père Noël a les yeux bleus (Jean Eustache)
16. Marie Soleil (Antoine Bourseiller)
17. Alguma Coisa de Outro (Vera Chytilová)
18. Os Amores de uma Loira (Milos Forman)
19. Le Chat dans le sac (Gilles Groulx)
20. Brigitte et Brigitte (Luc Moullet)
1967
1. Persona - Quando Duas Mulheres Pecam (Ingmar Bergman)
2. A Bela da Tarde (Luis Buñuel)
3. Weekend à Francesa (Jean-Luc Godard)
4. A Caça ao Leão com Arco (Jean Rouch)
5. Playtime - Tempo de Diversão (Jacques Tati)
6. O Fofoqueiro (Jerry Lewis)
7. As Pequenas Margaridas (Vera Chytilová)
A Religiosa Suzanne Simonin (Jacques Rivette)
9. Duas ou Três Coisas Que Eu Sei Dela (Jean-Luc Godard)
10. A Chinesa (Jean-Luc Godard)
11. Made in USA (Jean-Luc Godard)
12. Shakespeare-Wallah (James Ivory)
13. Os Fuzis (Ruy Guerra)
14. Méditerranée (Jean-Daniel Pollet)
15. A Condessa de Hong Kong (Charles Chaplin)
16. Pervyy uchitel (Andrei Konchalovsky)
17. Le Départ (Jerzy Skolimowski)
18. A Colecionadora (Eric Rohmer)
19. Blow Up - Depois Daquele Beijo (Michelangelo Antonioni)
Duas Garotas Românticas (Jacques Demy)
1968
1. Crônica de Anna Magdalena Bach (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
2. Antes da Revolução (Bernardo Bertolucci)
3. The Edge (Robert Kramer)
4. Toby Dammit (episódio de Histórias Extraordinárias) (Federico Fellini)
5. Il ne faut pas mourir pour ça (Jean-Pierre Lefèbvre)
6. Le Règne du jour (Pierre Perrault)
7. Bariera (Jerzy Skolimowski)
8. Beijos Roubados (François Truffaut)
9. A Vingança de um Pistoleiro (Monte Hellman)
10. A Noiva Estava de Preto (François Truffaut)
Les Contrebandières (Luc Moullet)
12. Édipo Rei (Pier Paolo Pasolini)
13. 2001: Uma Odisséia no Espaço (Stanley Kubrick)
14. A Hora do Lobo (Ingmar Bergman)
15. O Bebê de Rosemary (Roman Polanski)
16. À Queima-Roupa (John Boorman)
Les Idoles (Marc'o)
18. Laços Eternos (André Delvaux)
19. O Pecado de Todos Nós (John Huston)
20. Uma Rajada de Balas (Arthur Penn)
1969-1980
Sem listas
Os melhores filmes da década de 70
1. Numéro deux (Jean-Luc Godard & Anne-Marie Miéville, 1975)
2. Milestones (Robert Kramer & John Douglas, 1975)
3. Corrida Sem Fim (Monte Hellman, 1971)
Des journées entières dans les arbres (Marguerite Duras, 1976)
Nós Não Envelheceremos Juntos (Maurice Pialat, 1972)
Tristana, uma Paixão Mórbida (Luis Buñuel, 1970)
7. Hitler, um Filme da Alemanha (Hans-Jürgen Syberberg, 1978)
O Passageiro - Profissão: Repórter (Michelangelo Antonioni, 1975)
Salò ou os 120 Dias de Sodoma (Pier Paolo Pasolini, 1975)
1981
1. Francisca (Manoel de Oliveira)
A Mulher do Aviador (Eric Rohmer)
3. A Tragédia de um Homem Ridículo (Bernardo Bertolucci)
Hotel das Américas (André Téchiné)
5. Alemanha, Pálida Mãe (Helma Sanders-Brahms)
A Mulher do Lado (François Truffaut)
7. Stalker (Andrei Tarkovsky)
8. O Salão de Música (Satyajit Ray)
Touro Indomável (Martin Scorsese)
10. Palermo oder Wolfsburg (Werner Schroeter)
In girum imus nocte et consumimur igni (Guy Debord)
Gloria (John Cassavetes)
Les Ailes de la colombe (Benoît Jacquot)
14. Possessão (Andrzej Zulawski)
L'Ombre rouge (Jean-Louis Comolli)
Scanners - Sua Mente Pode Destruir (David Cronenberg)
1982
1. Une chambre en ville (Jacques Demy)
2. Classe Operária (Jerzy Skolimowski)
Paixão (Jean-Luc Godard)
4. Cão Branco (Samuel Fuller)
5. Identificação de uma Mulher (Michelangelo Antonioni)
Le Pont du Nord (Jacques Rivette)
A Cor da Romã (Sergei Parajanov)
8. Parsifal (Hans-Jürgen Syberberg)
As Três Coroas do Marinheiro (Raoul Ruiz)
10. Um Casamento Perfeito (Eric Rohmer)
1983
1. O Dinheiro (Robert Bresson)
Aos Nossos Amores (Maurice Pialat)
3. Furyo, Em Nome da Honra (Nagisa Oshima)
Um Jogo Brutal (Jean-Claude Brisseau)
5. Pauline na Praia (Eric Rohmer)
O Rei da Comédia (Martin Scorsese)
7. As Três Coroas do Marinheiro (Raoul Ruiz)
Faux fuyants (Alain Bergala & Jean-Pierre Limosin)
L'Enfant secret (Philippe Garrel)
10. Fanny & Alexander (Ingmar Bergman)
As Loucuras de Jerry Lewis (Jerry Lewis)
1984
1. Noites de Lua Cheia (Eric Rohmer)
2. Comportamento em Classe (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
3. Liberté, la nuit (Philippe Garrel)
Prenome Carmen (Jean-Luc Godard)
Biquefarre (Georges Rouquier)
6. O Selvagem da Motocicleta (Francis Ford Coppola)
7. E la nave va (Federico Fellini)
Os Eleitos - Onde o Futuro Começa (Philip Kaufman)
Paris, Texas (Wim Wenders)
10. Era uma Vez na América (Sergio Leone)
1985
1. 'Je vous salue, Marie' (Jean-Luc Godard)
2. Detetive (Jean-Luc Godard)
3. O Ano do Dragão (Michael Cimino)
4. Depois do Ensaio (Ingmar Bergman)
5. Amantes (John Cassavetes)
6. A Casa e o Mundo (Satyajit Ray)
7. Les Amants terribles (Danièle Dubroux)
8. Les Enfants (Marguerite Duras/Jean Mascolo/Jean-Marc Turine)
9. Ran (Akira Kurosawa)
10. Encontro (André Téchiné)
Os Favoritos da Lua (Otar Iosseliani)
1986
1. O Raio Verde (Eric Rohmer)
2. A Lenda da Cidadela de Rousram (Sergei Parajanov)
O Sacrifício (Andrei Tarkovsky)
4. Double messieurs (Jean-François Stévenin)
5. Sangue Ruim (Leos Carax)
Maine-Océan (Jacques Rozier)
7. Thérèse (Alain Cavalier)
8. O Local do Crime (André Téchiné)
9. Désordre (Olivier Assayas)
Gardien de la nuit (Jean-Pierre Limosin)
Höhenfeuer (Fredi Murer)
Depois de Horas (Martin Scorsese)
Grandeur et décadence d'un petit commerce de cinéma (Jean-Luc Godard)
Mélo (Alain Resnais)
1987
1. Sob o Sol de Satã (Maurice Pialat)
2. Asas do Desejo (Wim Wenders)
Entrevista (Federico Fellini)
A Morte de Empédocles (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
5. O Último Imperador (Bernardo Bertolucci)
6. Yeelen (Souleymane Cissé)
As Quatro Aventuras de Reinette e Mirabelle (Eric Rohmer)
Nascido Para Matar (Stanley Kubrick)
9. A Missa Acabou (Nanni Moretti)
10. Urs al-jalil (Michel Khleifi)
Um Adeus Português (João Botelho)
A Cor do Dinheiro (Martin Scorsese)
Veludo Azul (David Lynch)
Rei Lear (Jean-Luc Godard)
1988
1. Não Matarás (Krzysztof Kieslowski)
2. A Insustentável Leveza do Ser (Philip Kaufman)
3. Os Vivos e os Mortos (John Huston)
4. Urgences (Raymond Depardon)
5. Bird (Clint Eastwood)
6. Paisagem na Neblina (Theo Angelopoulos)
7. De Barulho e de Fúria (Jean-Claude Brisseau)
8. A Última Tentação de Cristo (Martin Scorsese)
9. Les Innocents (André Téchiné)
10. Um Assunto de Mulheres (Claude Chabrol)
1989
1. Faça a Coisa Certa (Spike Lee)
Palombella rossa (Nanni Moretti)
3. La Bande des quatre (Jacques Rivette)
Gêmeos, Mórbida Semelhança (David Cronenberg)
5. Os Canibais (Manoel de Oliveira)
Yaaba - O Amor Silencioso (Idrissa Ouedraogo)
7. Black Rain - A Coragem de uma Raça (Shohei Imamura)
Um Homem Marcado (Patricia Mazuy)
A Pequena Vera (Vasili Pichul)
10. Quero Ir Para Casa (Alain Resnais)
Vida Cigana (Emir Kusturica)
O Turista Acidental (Lawrence Kasdan)
1990
1. O Jovem Assassino (Jacques Doillon)
Não se Mexa, Morra e Ressuscite (Vitali Kanevsky)
3. Nouvelle vague (Jean-Luc Godard)
Os Bons Companheiros (Martin Scorsese)
5. Alexandria, Ainda e Sempre (Youssef Chahine)
Non, ou a Vã Glória de Mandar (Manoel de Oliveira)
Meghe Dhaka Tara (Ritwik Ghatak)
8. Sonhos (Akira Kurosawa)
A Desencantada (Benoît Jacquot)
Crimes e Pecados (Woody Allen)
1991
1. Van Gogh (Maurice Pialat)
2. Ajuste Final (Ethan & Joel Coen)
3. Barton Fink - Delírios de Hollywood (Ethan & Joel Coen)
4. O Poderoso Chefão III (Francis Ford Coppola)
5. Close Up (Abbas Kiarostami)
6. J'entends plus la guitare (Philippe Garrel)
7. Edward Mãos de Tesoura (Tim Burton)
8. Rapsódia em Agosto (Akira Kurosawa)
9. Os Amantes de Pont-Neuf (Leos Carax)
10. Paris se Levanta (Olivier Assayas)
1992
1. Os Imperdoáveis (Clint Eastwood)
2. O Estrangeiro (Satyajit Ray)
3. A Vida e Nada Mais (E a Vida Continua...) (Abbas Kiarostami)
4. Maridos e Esposas (Woody Allen)
5. Noites Felinas (Cyril Collard)
Border Line (Danièle Dubroux)
A Sentinela (Arnaud Desplechin)
8. Conto de Inverno (Eric Rohmer)
Caça às Borboletas (Otar Iosseliani)
10. A Brighter Summer Day (Edward Yang)
Balanta (Lucian Pintilie)
Le Mirage (Jean-Claude Guiguet)
La casa del sorriso (Marco Ferreri)
Centenário do Cinema
100 filmes para uma videoteca ideal
O Segredo do Abismo (James Cameron, 1989)
L'Acrobate (Jean-Daniel Pollet, 1976)
Adieu Philippine (Jacques Rozier, 1962)
O Amor (Roberto Rossellini, 1948)
Angèle (Marcel Pagnol, 1934)
Noivo Neurótico, Noiva Nervosa (Woody Allen, 1977)
Alger la blanche (Cyril Collard, 1986)
Ata-me (Pedro Almodóvar, 1990)
L'Amour à mort (Alain Resnais, 1984)
Sedução e Vingança (Abel Ferrara, 1981)
Através de um Espelho (Ingmar Bergman, 1961)
Aos Nossos Amores (Maurice Pialat, 1983)
Caminhos Violentos (James Foley, 1986)
Viagem Insólita (Joe Dante, 1987)
A Bela Intrigante (Jacques Rivette, 1991)
Carrinho de Bebê no Rio Styx (Kenji Misumi, 1972)
Sabes o Que Quero (Frank Tashlin, 1956)
Os Irmãos Cara de Pau (John Landis, 1980)
Bonne chance (Sacha Guitry, 1935)
Blow Up - Depois Daquele Beijo (Michelangelo Antonioni, 1966)
Gosto de Sangue (Ethan & Joel Coen, 1984)
Les Camisards (René Allio, 1972)
The Great Flamarion (Anthony Mann, 1945)
O Discreto Charme da Burguesia (Luis Buñuel, 1972)
Cavalos de Fogo (Sergei Parajanov, 1964)
55 Dias em Pequim (Nicholas Ray, 1963)
Cidadão Kane (Orson Welles, 1941)
Conto dos Crisântemos Tardios (Kenji Mizoguchi, 1939)
Courts-circuits (Patrick Grandperret, 1981)
O Grito da Coruja (Claude Chabrol, 1987)
Switch - Trocaram Meu Sexo (Blake Edwards, 1991)
Jejum de Amor (Howard Hawks, 1940)
Técnica de um Delator (Jean-Pierre Melville, 1962)
2001: Uma Odisséia no Espaço (Stanley Kubrick, 1968)
As Duas Inglesas e o Amor (François Truffaut, 1971)
O Império dos Sentidos (Nagisa Oshima, 1976)
Edward Mãos de Tesoura (Tim Burton, 1990)
Duas Vidas (Leo McCarey, 1939)
Infância Nua (Maurice Pialat, 1968)
O Estado das Coisas (Wim Wenders, 1982)
Trinta Anos Esta Noite (Louis Malle, 1963)
A Mulher do Aviador (Eric Rohmer, 1981)
Fanny & Alexander (Ingmar Bergman, 1982)
Minha Bela Dama (George Cukor, 1964)
French Cancan (Jean Renoir, 1955)
Fuga do Passado (Jacques Tourneur, 1947)
O Homem Invisível (James Whale, 1933)
Um Homem com uma Câmera (Dziga Vertov, 1929)
Hi, Mom! (Brian De Palma, 1970)
India Song (Marguerite Duras, 1975)
Era uma Vez no Oeste (Sergio Leone, 1968)
Era uma Vez na América (Sergio Leone, 1984)
O Homem Que Matou o Facínora (John Ford, 1962)
Vampiros de Almas (Don Siegel, 1956)
Dias de Ira (Carl Dreyer, 1943)
Jules e Jim - Uma Mulher Para Dois (François Truffaut, 1962)
Sob a Luz do Verão (Jean Grémillon, 1943)
Mélo (Alain Resnais, 1986)
O Desprezo (Jean-Luc Godard, 1963)
Intriga Internacional (Alfred Hitchcock, 1959)
Merlusse (Marcel Pagnol, 1935)
Grilhões do Passado (Orson Welles, 1955)
Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
Muriel (Alain Resnais, 1963)
Minha Adorável Lavanderia (Stephen Frears, 1985)
O Nascimento de uma Nação (D.W. Griffith, 1915)
Aconteceu Naquela Noite (Frank Capra, 1934)
O Mistério do Número 17 (Alfred Hitchcock, 1932)
L'Oeil du malin (Claude Chabrol, 1962)
Opening Night (John Cassavetes, 1977)
Os Guarda-Chuvas do Amor (Jacques Demy, 1964)
Palombella rossa (Nanni Moretti, 1989)
Paisà (Roberto Rossellini, 1946)
Le Passe-montagne (Jean-François Stévenin, 1978)
Um Dia no Campo (Jean Renoir, 1936)
Plano 9 do Espaço Sideral (Edward D. Wood Jr., 1959)
Cuidado com a Puta Sagrada (Rainer Werner Fassbinder, 1971)
Poeira no Vento (Hou Hsiao-hsien, 1986)
Erotismo à Flor da Pele (Francis Leroi, 1991)
Um Rei em Nova York (Charles Chaplin, 1957)
Rachel, Rachel (Paul Newman, 1968)
Cortina Rasgada (Alfred Hitchcock, 1966)
New One-Armed Swordsman (Chang Cheh, 1971)
Coração Selvagem (David Lynch, 1990)
O Iluminado (Stanley Kubrick, 1980)
Sangue de um Poeta (Jean Cocteau, 1930)
O Maior Espetáculo da Terra (Cecil B. DeMille, 1952)
A Estrada da Vida (Federico Fellini, 1954)
Touche pas à la femme blanche (Marco Ferreri, 1974)
Grisbi, Ouro Maldito (Jacques Becker, 1954)
O Tigre de Bengala/O Sepulcro Indiano (Fritz Lang, 1958)
Tex Avery - selecão de desenhos animados (1935-1956)
36 fillette (Catherine Breillat, 1988)
Três Mulheres (Satyajit Ray, 1961)
Les Trois font la paire (Sacha Guitry, 1957)
Les Vampires (Louis Feuillade, 1915)
La Vérité (Henri-Georges Clouzot, 1960)
A Felicidade Não se Compra (Frank Capra, 1946)
O Franco Atirador (Michael Cimino, 1978)
Videodrome - A Síndrome do Vídeo (David Cronenberg, 1983)
1993
1. Um Mundo Perfeito (Clint Eastwood)
2. O Vale Abraão (Manoel de Oliveira)
3. A Árvore, o Prefeito e a Mediateca (Eric Rohmer)
4. Smoking/No Smoking (Alain Resnais)
5. O País dos Surdos (Nicolas Philibert)
6. Dias e Noites na Floresta (Satyajit Ray)
7. Uma Mulher Para Dois (John McNaughton)
8. Inocente Mordida (John Landis)
9. Vício Frenético (Abel Ferrara)
10. Infelizmente Para Mim (Jean-Luc Godard)
1994
1. Caro Diário (Nanni Moretti)
2. Noites Sem Dormir (Claire Denis)
3. O Pagamento Final (Brian De Palma)
4. Rosas Selvagens (André Téchiné)
5. O Estranho Mundo de Jack de Tim Burton (Henry Selick)
6. Travolta et moi (Patricia Mazuy)
7. Ciúme - O Inferno do Amor Possessivo (Claude Chabrol)
8. Jeanne la Pucelle (Jacques Rivette)
9. US Go Home (Claire Denis)
10. Pequenos Arranjos com os Mortos (Pascale Ferran)
M. Butterfly (David Cronenberg)
1995
1. Mulheres Diabólicas (Claude Chabrol)
2. Le Garçu (Maurice Pialat)
3. Waati (Souleymane Cissé)
4. As Pontes de Madison (Clint Eastwood)
5. Oublie-moi (Noémie Lvovsky)
6. A Flor do Meu Segredo (Pedro Almodóvar)
7. Adrenalina Máxima (Takeshi Kitano)
8. Ed Wood (Tim Burton)
9. Através das Oliveiras (Abbas Kiarostami)
10. À Beira da Loucura (John Carpenter)
1996
1. Crash - Estranhos Prazeres (David Cronenberg)
2. Para Sempre Mozart (Jean-Luc Godard)
3. Cassino (Martin Scorsese)
4. Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) (Arnaud Desplechin)
5. A Comédia de Deus (João César Monteiro)
6. Dead Man (Jim Jarmusch)
7. Os Ladrões (André Téchiné)
8. Missão: Impossível (Brian De Palma)
9. Encore (Pascal Bonitzer)
Parfait amour! (Catherine Breillat)
10. Não Esqueça Que Você Vai Morrer (Xavier Beauvois)
1997
1. Hana-bi - Fogos de Artifício (Takeshi Kitano)
2. Adeus ao Sul (Hou Hsiao-hsien)
3. A Estrada Perdida (David Lynch)
4. A Enguia (Shohei Imamura)
O Rio (Tsai Ming-liang)
6. Gosto de Cereja (Abbas Kiarostami)
Amores Parisienses (Alain Resnais)
O Sétimo Céu (Benoît Jacquot)
9. A Outra Face (John Woo)
Pânico (Wes Craven)
Felizes Juntos (Wong Kar-wai)
1998
1. Flores de Shanghai (Hou Hsiao-hsien)
2. Doutor Akagi (Shohei Imamura)
3. Meia-Noite no Jardim do Bem e do Mal (Clint Eastwood)
Conto de Outono (Eric Rohmer)
5. Inquietude (Manoel de Oliveira)
Sue (Amos Kollek)
7. O Tédio (Cédric Kahn)
Velvet Goldmine (Todd Haynes)
9. Olhos de Serpente (Brian De Palma)
10. Ossos (Pedro Costa)
Titanic (James Cameron)
Jackie Brown (Quentin Tarantino)
L'Arrière pays (Jacques Nolot)
1999
1. De Olhos Bem Fechados (Stanley Kubrick)
2. O Vento nos Levará (Abbas Kiarostami)
3. Gente da Sicília (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
4. eXistenZ (David Cronenberg)
5. O Vento da Noite (Philippe Garrel)
6. Crime Verdadeiro (Clint Eastwood)
7. A Carta (Manoel de Oliveira)
8. História Real (David Lynch)
9. Ghost Dog (Jim Jarmusch)
10. As Bodas de Deus (João César Monteiro)
Os melhores filmes da década de 90
1. O Pagamento Final (Brian De Palma, 1993)
Adeus ao Sul (Hou Hsiao-hsien, 1996)
As Pontes de Madison (Clint Eastwood, 1995)
4. De Olhos Bem Fechados (Stanley Kubrick, 1999)
Twin Peaks: Os Últimos Dias de Laura Palmer (David Lynch, 1992)
Close Up (Abbas Kiarostami, 1990)
Os Imperdoáveis (Clint Eastwood, 1992)
8. Crash - Estranhos Prazeres (David Cronenberg, 1996)
Edward Mãos de Tesoura (Tim Burton, 1990)
O Rio (Tsai Ming-liang, 1997)
2000
1. Esther Kahn (Arnaud Desplechin)
2. A Prisioneira (Chantal Akerman)
3. O Mundo de Andy (Milos Forman)
4. Missão: Marte (Brian De Palma)
5. Amor à Flor da Pele (Wong Kar-wai)
6. M/Other (Nobuhiro Suwa)
7. As Virgens Suicidas (Sofia Coppola)
As Coisas Simples da Vida (Edward Yang)
9. Cowboys do Espaço (Clint Eastwood)
10. Os Indigentes do Bom Deus (Jean-Claude Brisseau)
2001
1. Cidade dos Sonhos (David Lynch)
2. A Inglesa e o Duque (Eric Rohmer)
3. Millennium Mambo (Hou Hsiao-hsien)
4. O Tempo e a Maré (Tsui Hark)
5. Vou Para Casa (Manoel de Oliveira)
6. Plataforma (Jia Zhang-ke)
Sauvage innocence (Philippe Garrel)
8. Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures (Claude Lanzmann)
9. O Quarto do Filho (Nanni Moretti)
10. Gangues do Gueto (Abel Ferrara)
+ "Loft story" (M6)
2002
1. Coisas Secretas (Jean-Claude Brisseau)
Dez (Abbas Kiarostami)
3. Eternamente Sua (Apichatpong Weerasethakul)
4. De l'autre côté (Chantal Akerman)
5. O Princípio da Incerteza (Manoel de Oliveira)
6. A Hora da Religião (Marco Bellocchio)
7. Fale com Ela (Pedro Almodóvar)
8. A Viagem de Chihiro (Hayao Miyazaki)
Spider (David Cronenberg)
10. "24 Horas" série de TV (Robert Cochran & Joel Surnow)
Gerry (Gus Van Sant)
2003
Sem lista
2004
1. Mal dos Trópicos (Apichatpong Weerasethakul)
2. West of the Tracks (Wang Bing)
S-21 - A Máquina de Morte do Khmer Vermelho (Rithy Panh)
A Vila (M. Night Shyamalan)
5. Shara (Naomi Kawase)
6. Reis e Rainha (Arnaud Desplechin)
The Brown Bunny (Vincent Gallo)
Gerry (Gus Van Sant)
9. Café Lumière (Hou Hsiao-hsien)
Kill Bill Vol. 2 (Quentin Tarantino)
Sarabanda (Ingmar Bergman)
2005
1. Últimos Dias (Gus Van Sant)
2. Os Amantes Constantes (Philippe Garrel)
3. Marcas da Violência (David Cronenberg)
4. O Pequeno Tenente (Xavier Beauvois)
O Mundo (Jia Zhang-ke)
Three Times (Hou Hsiao-hsien)
1/3 des yeux (Olivier Zabat)
8. Fica Comigo (Eric Khoo)
Conto de Cinema (Hong Sang-soo)
O Homem Urso (Werner Herzog)
Sin City - A Cidade do Pecado (Robert Rodriguez & Frank Miller)
2006
1. Medos Privados em Lugares Públicos (Alain Resnais)
O Sol (Aleksandr Sokurov)
3. O Hospedeiro (Bong Joon-ho)
4. Lady Chatterley (Pascale Ferran)
5. Um Casal Perfeito (Nobuhiro Suwa)
6. Quei loro incontri (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
A Dama na Água (M. Night Shyamalan)
Capote (Bennett Miller)
9. Os Infiltrados (Martin Scorsese)
10. A Conquista da Honra (Clint Eastwood)
O Novo Mundo (Terrence Malick)
Os 100 mais belos filmes do mundo
1. Cidadão Kane (Orson Welles, 1941)
2. O Mensageiro do Diabo (Charles Laughton, 1955)
A Regra do Jogo (Jean Renoir, 1939)
4. Aurora (F.W. Murnau, 1927)
5. O Atalante (Jean Vigo, 1934)
6. M, o Vampiro de Dusseldorf (Fritz Lang, 1931)
7. Cantando na Chuva (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952)
8. Um Corpo Que Cai (Alfred Hitchcock, 1958)
9. O Boulevard do Crime (Marcel Carné, 1945)
Rastros de Ódio (John Ford, 1956)
Ouro e Maldição (Erich von Stroheim, 1924)
12. Onde Começa o Inferno (Howard Hawks, 1959)
Ser ou Não Ser (Ernst Lubitsch, 1942)
14. Era uma Vez em Tóquio (Yasujiro Ozu, 1953)
15. O Desprezo (Jean-Luc Godard, 1963)
16. Contos da Lua Vaga (Kenji Mizoguchi, 1953)
Luzes da Cidade (Charles Chaplin, 1931)
A General (Buster Keaton & Clyde Bruckman, 1927)
Nosferatu (F.W. Murnau, 1922)
A Sala de Música (Satyajit Ray, 1958)
21. Monstros (Tod Browning, 1932)
Johnny Guitar (Nicholas Ray, 1954)
La Maman et la putain (Jean Eustache, 1973)
24. O Grande Ditador (Charles Chaplin, 1940)
O Leopardo (Luchino Visconti, 1963)
Hiroshima mon amour (Alain Resnais, 1959)
A Caixa de Pandora (G.W. Pabst, 1929)
Intriga Internacional (Alfred Hitchcock, 1959)
Pickpocket (Robert Bresson, 1959)
30. Amores de Apache (Jacques Becker, 1952)
A Condessa Descalça (Joseph L. Mankiewicz, 1954)
O Tesouro do Barba Rubra (Fritz Lang, 1955)
Desejos Proibidos (Max Ophüls, 1953)
O Prazer (Max Ophüls, 1952)
O Franco Atirador (Michael Cimino, 1978)
36. A Aventura (Michelangelo Antonioni, 1960)
O Encouraçado Potemkin (Sergei M. Eisenstein, 1925)
Interlúdio (Alfred Hitchcock, 1946)
Ivan, o Terrível (Sergei M. Eisenstein, 1945-1958)
O Poderoso Chefão (Francis Ford Coppola, 1972)
A Marca da Maldade (Orson Welles, 1958)
Vento e Areia (Victor Sjöström, 1928)
43. 2001: Uma Odisséia no Espaço (Stanley Kubrick, 1968)
Fanny & Alexander (Ingmar Bergman, 1982)
45. A Turba (King Vidor, 1928)
Fellini Oito e Meio (Federico Fellini, 1963)
La Jetée (Chris Marker, 1962)
O Demônio das Onze Horas (Jean-Luc Godard, 1965)
Le Roman d'un tricheur (Sacha Guitry, 1936)
50. Amarcord (Federico Fellini, 1973)
A Bela e a Fera (Jean Cocteau, 1946)
Quanto Mais Quente Melhor (Billy Wilder, 1959)
Deus Sabe Quanto Amei (Vincente Minnelli, 1958)
Gertrud (Carl Dreyer, 1964)
King Kong (Ernest B. Schoedsack & Merian C. Cooper, 1933)
Laura (Otto Preminger, 1944)
Os Sete Samurais (Akira Kurosawa, 1954)
58. Os Incompreendidos (François Truffaut, 1959)
A Doce Vida (Federico Fellini, 1960)
Os Vivos e os Mortos (John Huston, 1987)
Ladrão de Alcova (Ernst Lubitsch, 1932)
A Felicidade Não se Compra (Frank Capra, 1946)
Monsieur Verdoux (Charles Chaplin, 1947)
A Paixão de Joana d'Arc (Carl Dreyer, 1928)
65. Acossado (Jean-Luc Godard, 1960)
Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979)
Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975)
A Grande Ilusão (Jean Renoir, 1937)
Intolerância (D.W. Griffith, 1916)
Um Dia no Campo (Jean Renoir, 1936)
Playtime - Tempo de Diversão (Jacques Tati, 1967)
Roma, Cidade Aberta (Roberto Rossellini, 1945)
Sedução da Carne (Luchino Visconti, 1954)
Tempos Modernos (Charles Chaplin, 1936)
Van Gogh (Maurice Pialat, 1991)
76. Tarde Demais Para Esquecer (Leo McCarey, 1957)
Andrei Rublev (Andrei Tarkovsky, 1966)
A Imperatriz Galante (Josef von Sternberg, 1934)
Intendente Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Fale com Ela (Pedro Almodóvar, 2002)
Um Convidado Bem Trapalhão (Blake Edwards, 1968)
Tabu (F.W. Murnau & Robert J. Flaherty, 1931)
A Roda da Fortuna (Vincente Minnelli, 1953)
Nasce uma Estrela (George Cukor, 1954)
As Férias do Sr. Hulot (Jacques Tati, 1953)
86. A Terra do Sonho Distante (Elia Kazan, 1963)
O Alucinado (Luis Buñuel, 1953)
A Morte num Beijo (Robert Aldrich, 1955)
Era uma Vez na América (Sergio Leone, 1984)
Trágico Amanhecer (Marcel Carné, 1939)
Carta de uma Desconhecida (Max Ophüls, 1948)
Lola, a Flor Proibida (Jacques Demy, 1961)
Manhattan (Woody Allen, 1979)
Cidade dos Sonhos (David Lynch, 2001)
Minha Noite com Ela (Eric Rohmer, 1969)
Noite e Névoa (Alain Resnais, 1955)
Em Busca do Ouro (Charles Chaplin, 1925)
Scarface - A Vergonha de uma Nação (Howard Hawks, 1932)
Ladrões de Bicicleta (Vittorio De Sica, 1948)
Napoleão (Abel Gance, 1927)
2007
1. Paranoid Park (Gus Van Sant)
2. À Prova de Morte (Quentin Tarantino)
Império dos Sonhos (David Lynch)
Em Busca da Vida (Jia Zhang-ke)
5. A França (Serge Bozon)
Zodíaco (David Fincher)
7. Les amours d'Astrée et de Céladon (Eric Rohmer)
Honor de cavalleria (Albert Serra)
Antes que Eu Esqueça (Jacques Nolot)
10. Eu Não Quero Dormir Sozinho (Tsai Ming-liang)
Não Toque no Machado (Jacques Rivette)
Síndromes e um Século (Apichatpong Weerasethakul)
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