terça-feira, 13 de janeiro de 2009

"Le cinéma, disait André Bazin, substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs", annonce Jean-Luc Godard au début du Mépris. Cette célèbre phrase dite en générique d'un film fameux est un double hommage à Michel Mourlet. D'abord parce que Godard reprend cette proposition d'un article écrit par Mourlet en 1959, "Sur un art ignoré", publié dans les Cahiers du cinéma. Ensuite, en attribuant cette citation à André Bazin, le cinéaste confond Michel Mourlet avec le plus grand critique de cinéma d'après-guerre...

Les textes de Michel Mourlet, réunis une première fois en 1965, réédités en 1987, ici accompagnés de quelques inédits, sont toujours aussi stimulants et provocateurs. Car ils imposent, avec une élégance classique, une haute idée d'un art. Et sans doute le cinéma n'a-t-il jamais été mis si haut que dans ces lignes, qui ressuscitent sa pureté, son style, son lyrisme, telle une absolue beauté.

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