domingo, 18 de janeiro de 2009





On se grattait la tête devant ces gloires empesées, partagé entre l'ennui et la rigolade, et tout à coup voici une aisance, une élégance, une politesse, un goût de l'héroisme, une gaieté, surtout un naturel qui surgissent et s'installent, décidément, définitivement, sur l'écran. On se frotte les yeux, on se demande si l'on rêve.

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Parler de la souplesse - très rare pour l'époque - de la mise en scène, de l'exultation corporelle de l'acteur, du sens déjà aigu de la valeur dramatique du décor, définirait tout juste l'application des pouvoirs particuliers du mode d'expression aux vertus énumérées plus haut. C'est bien plutôt sur l'exemple qu'il donne, que je voudrais mettre l'accent. La fraîcheur des gestes, le jaillissement toujours nouveau des idées et des formes qui les incarnent font de ce film une oasis dans le désert d'esthétisme aride qui l'entoure à perte de vue. Ce film reste, je ne dirai pas moderne, mot absurde pour signifier justement le contraire à brève échéance, mais vivant.

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Mourlet falando de The Thief of Bagdad (Walsh, 1924) por volta de 1964.

Dos filmes que comportam os trechos acima poderão falar o mesmo dentro de uns 20 anos. Poderiam falar já agora, não fosse a miopia de sempre.

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