sexta-feira, 15 de maio de 2009

Cahiers: Crois-tu que chaque plan, que toute image ne transmette qu'un seul message? Plan, message, dont la lecture serait unique, la communication univoque?

Garrel: En tout cas, toute interprétation intellectuelle qu'on en donne démolit l'image, les plans. Dès que j'essaie moi-même d'en parler, je vais contre eux, je ne peux pas m'empêcher de les détruire. En soi, ils se suffisent à eux-mêmes, ils sont faits pour être reçus, c'est tout. Le cinéma idéal est un cinéma qui serait reçu par tout le monde de la même façon, toute la salle étant projetée dans une psychose collective qui est précisément le film en train de se dérouler. Voilà le point maximum de perfectibilité du cinéma, son absolu. (...)

Cerclé sous vide - Philippe Garrel entrevistado por Jean-Louis Comolli, Jean Narboni e Jacques Rivette, Cahiers du Cinéma nº 204, setembro 1968

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Ou seja, esse "cinema ideal", esse "ponto máximo de aperfeiçoamento do cinema, seu absoluto", são os filmes de Raoul Walsh.

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