terça-feira, 8 de setembro de 2009

En cela, Non, ma fille tu n'iras pas danser confirme la vocation de publicitaire d'Honoré, lequel, sous cet angle, n'a pas moins de talent que, mettons, un Klapisch. Une question alors s'impose : de quoi ce cinéma est-il la réclame ? Quelle est la marque ? Klapisch, par exemple, fait la pub de la jeunesse (et se condamne, donc, à faire un cinéma de vieux). Honoré s'en tient, lui, à faire la pub de sa génération, à la manière dont le font, par exemple, les éditos de la presse féminine, auxquels Non, ma fille tu n'iras pas danser est offert sur un plateau. Chiara Mastroianni y joue une mère divorcée complètement larguée, embarquant ses loupiots dans une retraite improvisée chez ses parents, lesquels ont invité l'ex-mari à son insu. C'est a priori un beau personnage (d'autant que Mastroianni est plutôt bien, comme souvent), mais c'est un personnage qui reste, comme avant elle les lycéens de La Belle personne, à l'état de prototype, une figurine dont Honoré ne semble savoir que faire ni comment la regarder (c'est frappant dans la dernière partie, parisienne, du film, totalement anémique), et qu'il condamne à ballotter dans un canevas sans nerf ni réelle nécessité, soutenu par des dialogues invraisemblablement creux. C'est très mauvais et on pourrait bien décider de s'en foutre, mais il y a quand même quelque chose de franchement déprimant à voir la complaisance avec laquelle sont accueillis ce type de téléfilms bourgeois, et l'horizon ainsi dressé pour le cinéma d'auteur. Quant à Christophe Honoré, on lui conseillera simplement, en cas de nouvelle bouffée de bretonnitude, de réserver son énergie pour les prochaines soldes Armor Lux : ce sera rendre un meilleur service à la Bretagne.

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Realmente há qualquer coisa de francamente deprimente na complacência com que acolhem esses telefilmes burgueses, também chamados de "filmes de festival".

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