segunda-feira, 5 de outubro de 2009

Hitchcock à Bagdad, vous imaginez ? Il serait venu avec une équipe légère, aurait loué une suite au Sheraton, et aurait envoyé à la BBC le même type de films de propagande qu'il réalisait pendant la Seconde Guerre mondiale. Les nazis, les Irakiens, on imagine que pour Hitchcock, ç'aurait été la même chose. Se tenir droit et gagner la guerre, c'est tout ce qui compte. Tourneur, c'est une autre paire de manches. Il se serait fait conduire directement dans les sous-sols des cimetières bagdadiens, pour voir Saddam négociant en arabe classique la venue de l'Antéchrist. Quand il ne tournait pas ses histoires d'hommes léopards, Tourneur rêvait de parler de la vie simple des Américains de base, ceux qui se feraient tuer plutôt que de regarder Arafat dans les yeux à la télé. Une seule fois, une seule, il les a filmés, ces Américains aux regards d'enfants. Le film s'appelle Stars in My Crown, c'est le seul de tous ses films dont il était fier. Il avait raison de l'aimer, celui-là. Quelques vignettes fordiennes dans un western ralenti, mélancolique, nostalgique. Amérique profonde, rurale, croyante, comme dit Lourcelles. Le bonheur, le malheur, la mort. Rien que de très normal, en somme.

Tourneur se serait mieux débrouillé que son père à Bagdad. Habitué aux limousines et aux fourrures de Garbo, Maurice Tourneur n'aurait rien vu à Bagdad. Pas Jacques.
Il savait que l'important, c'est le réel, pas les effets de réel. L'important, c'est la guerre, pas les images de guerre. Les images, ce sont des icônes pour les profs, des souvenirs pour les concierges, et rien d'autre. L'anti-naturalisme poétique de Tourneur aurait été comme une loupe. Ne pas oublier qu'il a longtemps hésité entre Hollywood et Moscou. Imaginez Tourneur en Dovjenko, pour voir. Mais le cinéaste qui aurait été à l'aise en Irak, on verra ça demain, c'est Rossellini. Rossellini aurait été comme un coq en pâte à Bagdad.

3 comentários:

Anônimo disse...

No entiendo muy bien quien juega a hacer tan aventuradas (y no muy fundadas, más bien gratuitas) suposiciones acerca de situaciones que ni se produjeron ni se pueden producir. Es un método paracrítico que me parece peligroso, potencialmente difamatorio, y más cercano de las echadoras de cartas que de cualquier género de análisis de lo que se ve y oye en la pantalla. Puede hasta ser gracioso como ficción, pero siempre a costa de alguien. Y me falta saber quién escribe ese texto, con el que no me he tropezado, y cuándo, me temo que no es de hoy.
Miguel Marías

bruno andrade disse...

É Skorecki, sobre Stars in my Crown. E de fato é perigoso, paracrítico, e é até mesmo paranormal - Skorecki agindo, mais uma vez, como médium do que seria o cinema se não fosse sua vulgarização em discursos acadêmicos/semióticos, e a absorção posterior desses discursos pela própria produção cinematográfica.

É um risco que ele tomou no que escreveu para o Libération, texto após texto. Mas dos males o menor - ao menos ele nos faz lembrar que Tourneur, Hitchcock, Rossellini não apenas existiram mais ainda existem (se não os vemos mais nas telas, e se precisamos sempre esperar o próximo Costa, o próximo Straub, o próximo Brisseau, o próximo Rousseau para vê-los, a culpa não é nem destes nem dos outros).

Certa vez, se bem me lembro, Skorecki disse que Bush Jr. era um personagem "digno de Raoul Walsh" (!). Risco.

Anônimo disse...

Sospeché que fuera Skorecki en su etapa final de "Libération". Le seguía ya muy poco, me fatigó y decepcionó. No encuentro muy graciosas especulaciones indemostrables que afectan a la reputación de los cineastas. Aunque estos estén ya muertos, muchos las sufrieron en vida (Ford, Hitchcock, Walsh, Fuller, Melville, Rossellini, Matarazzo, Freda...).
Miguel Marías

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