sexta-feira, 10 de abril de 2015




Fazia algum tempo que não concordava em nada com o que era escrito nos Cahiers. É por isso que vale a pena fixar a última frase do editorial deste mês: "Nós partimos do princípio de que todo grande filme é experimental e se aventura no inexplorado."

9 comentários:

bruno andrade disse...

Para dar, digamos, o benefício da dúvida...

Embora quando o "inexplorado" é Larry Clark e P.T. Anderson pagando o seu 18º tributo ao Altman (desta vez, ao que parece, ao The Long Goodbye), acaba por pairar uma certa dúvida sobre esse benefício...

Griffe disse...

Ah ah ah !

bruno andrade disse...

Il est plutot triste (pour ne pas dire cynique) cette histoire de "l'anti-manuel du scénario" deux ans après les "dix tares du cinéma d'auteur".

(vraiment: pas de blindage scénaristique chez Miguel Gomes, Cronenberg, Bonello, Dumont, von Trier, Kechiche, P.T. Anderson, Fincher? Pas de la fausse monnaie d'élision du récit, chantage nº 1 dudit film sensorielle contemporaine, chez Korine, Malick et les autres?)

C'est encore pire quand vous pensez ce qui vient à signifier "s'aventurer dans l'inexploré" lors de la prise en compte du cinéma défendu par les Cahiers ces dernières années. Delorme a parlé de faire un travail différent des autres magazines, mais finalement ils vont aux mêmes festivals, couvrent les mêmes films et utilisent la même politique de "affection" - aucune proposition minimalement pertinente au cours des dernières années (sauf si vous considérez une adulation inquiétant sur les opérateurs de steadicam).

Mais devant les notes (probablement discrètes) sur Bressane, Passer et Groulx dans le dernier numéro, j'aimerais croire en un changement, si minime soit il, dans la direction éditoriale de la revue. Pour parler, enfin, des Bressane, des Passer et des Groulx d'aujourd'hui (ils ne s'appellent pas Korine, Gomes, Serra, Dolan, Gonzalez, Glazer, ça c'est sûr).

Quelque chose qui évidemment ne se produira pas.

bruno andrade disse...

Aussi que les Arrieta, les Treilhou d'aujourd'hui (ils existent déjà, par ici et par lá...).

bruno andrade disse...

En outre, Treilhou elle-même existe encore aujourd'hui; pourquoi pas parler d'elle?

Du délire idéaliste, je sais...

Griffe disse...

Malheureusement, les philistins de notre époque sont spécialisés dans le détournement des mots. Toujours plus conventionnels, ils se font passer pour toujours plus rebelles. Mais un anti-manuel reste un manuel, et les Cahiers du cinéma ne parlent plus qu'aux écoliers.
"Comment écrire un scénario" : puisque les Treilhou d'aujourd'hui s'en fichent et que les fabricants de produits ne lisent pas les Cahiers, à quoi sert de poser la question ? À être rassuré de se voir décoiffé quand on se regarde dans la glace...
Il ne faut plus attendre de pareilles coquettes qu'elles sachent où est le cinéma courageux de notre temps.

bruno andrade disse...

Mêmes problèmes ("Toujours plus conventionnels, ils se font passer pour toujours plus rebelles"; "Il ne faut plus attendre de pareilles coquettes qu'elles sachent où est le cinéma courageux de notre temps") ici au Brésil.

À vrai dire, mêmes problèmes partout.

Griffe disse...

Hélas ! Mais à nous de changer ça !

bruno andrade disse...

Après tout s'il faut, il faut.

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