quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

A Canterbury Tale: Soldats pèlerins anglais, du Moyen-Age à 1944

Par Louis SKORECKI — 18 avril 1995 à 02:57

Ciné Cinéfil.

Quand Michael Powell signe avec son complice habituel, Emeric Pressburger, A Canterbury Tale, il est à l'apogée de sa carrière. Nous sommes en 1944, à quelques mois de distance du fabuleux Colonel Blimp. Mais A Canterbury Tale, diffusé à 13 h sur Ciné Cinéfil, demeure un film modeste, qui raconte une histoire sans prétention, filmée au présent, c'est-à-dire en pleine guerre.

Le prologue nous montre brièvement le Canterbury historique, avec ses cavaliers et ses faucons dressés. Puis on nous annonce que 600 ans ont passé. Que verraient Chaucer et ses contemporains? D'autres sortes de pèlerins, portant des habits de soldats. Un militaire américain, le sergent Johnson, qui arrive par le train, se trompe d'arrêt et descend juste avant Canterbury, dans un petit village du nom de Chillingbourne.

Dans ce village, il rencontre un militaire anglais, le sergent Gibbs, et une jeune fille tout excitée, Prudence Honeywood, qu'on appelle familièrement Pru. Ce qui lance la fiction, c'est qu'un inconnu verse de la colle dans les cheveux de Prudence. L'essentiel du film va être consacré à la recherche du mystérieux «homme à la colle», qui a déjà une dizaine de jeunes filles du coin comme victimes. Le coupable est-il Colpeper, l'homme le plus important du coin? On n'aura jamais la réponse. La chasse au colleur, à laquelle les gamins du coin donnent un coup de main, tourne court. A la place, on écoute Gibbs jouer de l'orgue dans la cathédrale de Canterbury et on apprend, in extremis, que le fiancé de Prudence n'est pas mort, comme tout le monde le croyait.

L.S.

Rediffusions: mercredi à 18h25, jeudi à 1h15, vendredi à 17h40.

Louis SKORECKI

Nenhum comentário:

Arquivo do blog