quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

«Adorable menteuse», c'était le temps où Deville vaudevillait

16/02/1995 à 01h06

SKORECKI Louis

«Adorable menteuse», c'était le temps où Deville vaudevillait

Ciné Cinéfil, 17h30, film

IL Y A deux Michel Deville. Celui qui tourne depuis une quinzaine d'années (exactement depuis le Voyage en douce en 1979) des films tortueux et énigmatiques. Et le premier dans le temps, celui qui a signé pendant vingt ans des vaudevilles et des comédies allègres. Un seul et même homme pour des films très différents, tant du point de vue de la forme que de celui du fond.

Diffusé ce soir, Adorable Menteuse, que Michel Deville réalise en 1961, appartient à sa première période. C'est l'histoire de deux soeurs frivoles et de leurs rapports fluctuants avec les hommes. La plus jeune, Sophie, est jouée par la mutine Macha Méril. L'aînée, l'adorable menteuse du titre, est interprétée par la très romantique Marina Vlady. Elles passent leur temps à se disputer le téléphone, à échanger des considérations légères sur leurs amoureux, à se chiper leurs fringues. Macha Méril va taquiner plusieurs hommes, en particulier Sébastien qui a le cheveu sur la langue de Claude Nicot. Quant à Marina Vlady, elle a décidé de faire croire à son voisin taciturne, qu'elle appelle Tartuffe, qu'elle est amoureuse de lui. Mais ce Tartuffe refuse de se laisser mener par le bout du nez. Le dénouement de ce joli marivaudage prouvera que les chemins de l'amour sont toujours inattendus.

Louis SKORECKI

Rediffusions: vendredi 17 à 20h30. Et le week-end.

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