segunda-feira, 31 de agosto de 2015

All About Eve

CINECINEMA CLASSIC, 20 h 45

Par Louis SKORECKI

Lire dans cette histoire une leçon de vie autant qu'une leçon de cinéma. C'est le moins qu'on puisse faire si on essaye de se tenir près de la vie et pas trop loin non plus du «cinéma». Mettre des guillemets à chaque fois qu'il s'agit de l'art d'usine hollywoodien, celui qui fit la fortune des petits Juifs illettrés qui débarquaient de leur shtetl de Pologne ou d'Ukraine, ceux qui allaient définir l'american way of life avec ses valeurs morales et tout le tintouin. Ni Joseph Leo Mankiewicz ni son frère aîné, Herman, producteur déjà célèbre (les premiers Tod Browning, mais aussi les films de Dorothy Arzner, des Marx Brothers, du jeune Sternberg, de Cukor, sans oublier l'écriture du scénario original de Citizen Kane), ce frère aîné qui fit venir le jeune Joseph L. de Berlin où il faisait des sous-titres de films muets pour la UFA., ne rentrent dans cette catégorie, mais il faut bien commencer un article quelque part.

La leçon de vie du film tient entièrement dans sa morale sacrément salée : se méfier de ses ami(e)s, même les plus charmant(e)s, qui ne pensent qu'à vous planter un couteau dans le dos pour prendre votre place. Bette Davis s'y brûlera les ailes. Le scénario, évidemment signé Joseph Mankiewicz, donne à penser à sa méchante paranoïa, à son manque total de générosité, à son cynisme à venir. Est-ce un grand cinéaste ? Disons qu'il a signé de grands films, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.

Nenhum comentário:

Arquivo do blog