quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Arte 20.45. Hors saison.

15/04/1996 à 04h08

SKORECKI Louis

Alors qu'on attend la sortie de son nouveau film, Visage écrit, Arte nous propose l'avant-dernière oeuvre de Daniel Schmid, Hors saison (1992). Né en 1941, Schmid est un Suisse-Allemand qui commence par réaliser des courts métrages entre 1968 et 1972. Assistant de Fassbinder, il devient son ami et ce dernier lui confiera l'adaptation baroque de sa pièce magnifique et controversée, l'Ombre des anges, en 1975. Mais c'est en 1970 que Schmid tourne son premier long métrage, Faites tout dans les ténèbres. En 1972, il connaît un succès critique et public avec Cette nuit ou jamais, une belle parabole sur les rapports entre maîtres et domestiques.

Parmi ses films les plus remarquables, on retiendra la Paloma, Hécate, le Baiser de Tosca. Auteur de douze longs métrages, Schmid a également beaucoup travaillé pour l'opéra, ce qui n'est pas étonnant quand on voit son art consommé du lyrisme et du chant mis au service des images.

Hors saison est un film largement autobiographique qui raconte les souvenirs d'un enfant dans l'hôtel de ses grands-parents. Sami Frey (Valentin) arrive en autocar sur les lieux de sa jeunesse, un palace décrépit promis à la démolition. Il rencontre la vieille madame Gabriel qui tenait le kiosque à journaux de l'hôtel. Tandis qu'elle lui sert du thé, elle lui rappelle le Journal de Mickey qu'elle lui gardait chaque semaine.

Valentin visite l'Alpina Hôtel désert et l'histoire se déroule entre présent désolé et passé flamboyant, en de multiples flash-backs initiés par la voix off de Sami Frey. Valentin enfant (Carlos Devesa) s'enthousiasme pour les tours du professeur Malini (Ulli Lommel) un magicien qui fait surgir le Sahara dans la grande salle du palace. Le plus émouvant est sans doute les chansons de Lilo (Ingrid Caven), aussi belles que les plus belles mélodies de Marlène Dietrich, qui rythment la mélancolie du souvenir.

On assiste aux histoires invraisemblables du grand-père (Maurice Garrel), on regarde les mines de la coquette Madame Studer (Arielle Dombasle), tandis que le petit Valentin imagine la mer surgissant au loin, derrière l'horizon des Alpes suisses.

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