quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

ARTE, 20H40. «Chaleur et poussière» (1982). Ivory et l'appel de l'Inde.

12/06/1995 à 05h30

SKORECKI Louis

James Ivory est l'auteur d'une oeuvre anglo-indienne importante qui s'attache, en frôlant systématiquement l'académisme, à décrire les rapports ambigus entre ces deux mondes. Arte va diffuser trois films d'Ivory, dont les Européens d'après Henry James, Quartet d'après Jean Rhys, et ce soir, elle commence par l'anglo-indien Chaleur et poussière, produit en 1982 par l'habituel complice d'Ivory, Ismail Merchant.

La narratrice du film, Anne, arrive en Inde où elle enquête sur la disparition mystérieuse de sa grand-tante, Olivia. On voit donc deux époques, celle de l'Inde d'aujourd'hui et celle de l'Inde de l'Empire, avec ses fastes et ses préjugés. Julie Christie interprète Anne avec fougue et rudesse, Greta Scacchi prête à Olivia sa sensualité alanguie.

Douglas Rivers (Christopher Cazenave) essaye de convaincre sa femme Olivia de partir se reposer dans les montagnes. Il fait chaud et la chaleur promet d'augmenter lourdement avec son lot de poussière et de nervosité. Mais Olivia ne veut pas partir. Elle est fascinée par le Nawab de Khatm, un prince indien que joue la star Shashi Kapoor.

Anne tombe amoureuse d'un Indien comme sa grand-tante Olivia. Quand cette dernière réalise qu'elle est enceinte, elle veut d'abord avorter. Elle se fait masser par des vieilles femmes pour «faire passer l'enfant» puis change d'avis. Anne attend aussi un enfant. Elle décide d'aller se réfugier au monastère de Dharamsala, dans un petit hôpital où Olivia a vécu. C'est ainsi que les deux femmes, par-dessus les époques, se rejoignent.

Nenhum comentário:

Arquivo do blog