sábado, 29 de agosto de 2015

Casino

CinéCinéma Frisson, 21 h

Par Louis SKORECKI

Mauvais film de Martin Scorsese, petit cinéaste surévalué, surcinéphilisé. Lire ici une allusion au café lyophilisé, la cinéphilie ayant muté depuis longtemps en boisson instantanée qui n'a du café que le nom. Scorsese, c'est de la pure énergie, de l'entropie (un mot de Rivette). Martin (Scorsese), c'est Jerry (Lewis) sans Jerry, et surtout sans Martin (Dean). Rappeler que Jerry Lewis détestait Dean Martin. Il aura beau dire que la première fois que Dean lui est apparu, il a mouillé son pantalon, on n'en croit rien.

Revenir à l'entropie. En trop. Ce qui est en trop dans un système, ce qui a cessé de se transformer : une énergie se transforme en une autre énergie, c'est une loi de la physique. Entropie : système en désordre, qui ne sait plus muer, qui ne sait plus muter, qui s'affole. Cette pure énergie (de l'homme, du cinéma), trop longtemps entretenue à coup de cocaïne et autres substances, n'a cessé d'alimenter une filmo survitaminée, qui n'a cessé elle-même de jouer la carte de la virtuosité. C'est pourquoi After Hours, film sans enjeu, qui ne joue que sur une corde, celle du rêve (rien n'a eu lieu que le lieu), est le seul bon Scorsese. Et Casino ? Simple carte de visite pour Sharon Stone. Se rappeler du mauvais remake des Diaboliques avec Sharon Stone et Isabelle Adjani. C'est Stone qui a la cote aujourd'hui. Je préfère Adjani, princesse berbère qui ne veut pas se réveiller. Quand elle sera reine, vous verrez ce que vous verrez. Bisous.

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