quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 0h15. Les Maudits.

Par Louis SKORECKI — 21 février 1996 à 00:58

Ciné Cinéfil. 0h15. Les Maudits.

René Clément, à défaut d'être un grand cinéaste, est un technicien solide qui sait manier avec virtuosité l'art du suspense. On se rappellera entre autres de Plein soleil, son adaptation envoûtante d'un roman de Patricia Highsmith, digne du meilleur Hitchcock. Les Maudits est également un excellent film d'aventures qui s'attache, dès 1946, à raconter la fuite des nazis et des collaborateurs vers l'Amérique du Sud.

Ce film virtuose, photographié avec génie par Henri Alekan, se passe presque entièrement à l'intérieur d'un sous-marin, dans une athmosphère oppressante et tendue. L'histoire commence le 18 avril 1945 dans Royan libéré. Les habitants évacués regagnent leurs foyers, des hommes marchent en longue file indienne dans la nuit, avec leurs charrettes ou leurs vélos. Le docteur Guibert (Henri Vidal) monte chez lui en s'éclairant à la lampe électrique. Il raconte en voix off le plaisir de retrouver son harmonica et ses souvenirs.

Pendant ce temps, à Oslo, un groupe de nazis et de collabos français embarque dans un sous-marin commandé par le sinistre Forster. Il y a là une militante nazie, son mari italien, son amant général, un Français, Couturier (Paul Bernard), un jeune voyou, Willy Morrus (Michel Auclair) et tout un équipage. On retrouve Royan où Guibert soigne un bébé avant de se faire kidnapper par Couturier et deux acolytes. On lui parle d'une femme blessée dans un accident de voiture et on l'emmène de force dans le sous-marin.

Un long travelling arrière précède l'arrivée de Guibert, qui permet de traverser l'ensemble du sous-marin dans toute sa longueur. Le médecin soigne la militante nazie (Florence Marly) d'une blessure légère. Il cherche désespérément à s'enfuir. On annonce la mort de Hitler à la radio allemande mais Forster continue de mener ses hommes d'une main de fer. Quand on arrive enfin en Amérique du Sud, le contact local, Larga (Dalio), refuse d'obéir à ses anciens alliés allemands. Willy le poignarde sur les ordres de Forster. Plusieurs morts plus tard, le sous-marin se ravitaille à un cargo allemand. Le docteur Guibert sera finalement secouru par des Américains dans un happy-end qui vient comme une bouffée d'air frais.

Louis SKORECKI

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