quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 11h. L'homme de la rue.

Par Louis SKORECKI — 16 avril 1996 à 04:05

Ciné Cinéfil. 11h. L'homme de la rue.

Frank Capra est l'un des maîtres absolus de la comédie à l'américaine. Il est pourtant né à Palerme, en Italie, en 1897. Il émigre aux USA en 1903 et vend des journaux pour payer ses études et nourrir sa famille. Gagman pour Hal Roach puis Mack Sennett, il tourne sans interruption entre 1922 et 1961. Il collabore avec le génial Harry Langdon pour trois films, Tramp, Tramp, Tramp (1926), The Strong Man (1926) et Long Pants (1927).

Les films les plus connus de Capra sont les merveilleuses comédies utopistes qu'écrit pour lui Robert Riskin. Mais on n'oubliera pas des oeuvres isolées comme Flight (1929), Rain or Shine (1930) The Miracle Woman (1931) ou The Bitter Tea of General Yen (1932). L'Homme de la rue (Meet John Doe) est en 1941 l'une de ces comédies généreuses écrites par Robert Riskin qui rappelle Monsieur Smith au Sénat et tous les autres pamphlets ultra-démocrates de Capra.

L'histoire commence par la fin d'un journal libre, le Bulletin, remplacé par le New Bulletin et par le licenciement de beaucoup des journalistes. Ann Mitchell (Barbara Stanwyck) supplie son patron, Mr Connell, de la garder. Rien n'y fait et pour se venger, elle écrit sa dernière chronique dans laquelle elle invente la lettre d'un nommé John Doe qui critique la société et affirme qu'il se suicidera à Noël. Il y a une réaction tellement enthousiaste à cette lettre dans laquelle beaucoup de gens, décus par la politique, se retrouvent, qu'Ann Mitchell est réengagée avec une prime de mille dollars. Elle propose de trouver un «vrai» John Doe dont on suivra, au jour le jour, les aventures.

Après une annonce dans le journal, des dizaines de vagabonds se présentent. Ann est séduite par la belle allure d'un grand clodo, John Willoughby (Gary Cooper) qu'elle engage aussitôt. Une photo à la Une le rend définitivement célèbre. Ann décide donc de proposer au milliardaire tout puissant DB Norton (Edward Arnold) de le faire passer dans ses émissions radio. Triomphe total. Les idées généreuses de «John Doe» (il faut s'aimer et aider son voisin) se répandent dans le pays. Mais DB Norton décide de révéler la supercherie quand «John Doe» refuse de servir ses intérêts.

Louis SKORECKI

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