quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 17h25. Le Mort récalcitrant.

Par Louis SKORECKI — 23 janvier 1996 à 23:35

Ciné Cinéfil. 17h25. Le Mort récalcitrant.

George Marshall est l'un de ces nombreux hollywoodiens anonymes capables de diriger le plus convenablement du monde les films qu'on lui confie. Il n'est pas dénué d'humour et l'a prouvé souvent, notamment dans le Mort récalcitrant (Gazebo) qu'il signe en 1959. Cette comédie débridée a connu deux autres versions, celle de Llyod Bacon en 1938 (Un meurtre sans importance) et celle de Jean Girault en 1971, Jo, dans laquelle se déchaînait Louis de Funès.

Tourné en cinémascope noir et blanc, le film cadre d'abord un tiroir, une main, un revolver, une silhouette. On frappe. Coup de feu. Quelqu'un se sauve. Puis la caméra change d'angle et on s'aperçoit qu'il s'agit en fait d'une dramatique policière filmée en direct pour la télévision. Et on fait connaissance avec Elliott (Glenn Ford), le héros speedé de cette aventure, un scénariste-réalisateur qui déborde de travail. Après son émission, il consulte un médecin qui lui affirme qu'il souffre de «télévisionnite» aiguë.

Elliott reçoit des coups de fil d'un certain Shelby et on comprend que ce dernier le fait chanter. Pour savoir l'objet du chantage, il faudra presque attendre une heure. Le taxi d'Elliott heurte un pigeon et notre bon samaritain recueille la bestiole blessée qui ne peut plus voler. Tout au long du film, le pigeon figurera au premier plan.

Elliott va chercher sa femme, Nell (Debbie Reynolds), qui chante dans une revue. Elle vient d'acheter une sorte d'horrible kiosque de jardin (en anglais un gazebo, en français une gloriette) pour installer devant leur maison. Elliott n'arrête pas de détraquer les portes, les fenêtres, la plomberie, pour convaincre sa femme de vendre la maison et pouvoir ainsi payer le maître chanteur. Ce sont les photos de sa femme, nue, qui sont l'objet du chantage.

Elliott prépare un piège pour tuer le maître chanteur et enterre le cadavre sous les fondations en ciment du gazebo. Il est de plus en plus affolé par son crime, sûr d'être démasqué. En fait, Nell n'accordait aucune importance à ces nus et elle avait elle-même refusé de payer. On déterre le cadavre et Elliott s'aperçoit alors que l'homme est mort d'une crise cardiaque. Innocent, il retrouve sa femme avec bonheur.

Louis SKORECKI

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