quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil, 18h. La Vie est belle.

21/12/1995 à 11h05

SKORECKI Louis

Frank Capra est l'une des personnalités les plus attachantes du grand Hollywood. Il travaille d'abord au temps du muet avec le merveilleux Harry Langdon, une espèce d'enfant égaré dans notre monde d'adultes. Puis il se fait connaître avec ses comédies menées à un train d'enfer, ses films utopistes qui ne ressemblent qu'à eux mêmes, tout un monde d'humanité et de sourire. En 1946, Capra réalise son chef d'oeuvre, la Vie est belle (It's a Wonderful Life) qui raconte la vie ordinaire dans une petite ville américaine, avec un sens du merveilleux et du fantastique éblouissant.

On est dans le ciel, c'est Noël, les anges parlent entre eux. C'est que de la terre viennent des prières qui sont toutes pour un certain George Bailey. Sa femme, ses enfants, ses amis, tous prient pour lui. On décide de faire descendre l'ange Clarence à sa rescousse. C'est un ange de seconde classe qui n'a pas encore d'ailes. En attendant, pour lui expliquer sa mission, on fait défiler devant ses yeux toute la vie de George Bailey.

A douze ans, il sauve son petit frère Harry de la noyade et devient sourd de l'oreille gauche. Puis une séquence formidable de virtuosité le montre face à un vieux pharmacien qui s'est trompé dans ses médicaments: le vieil homme le frappe sur son oreille malade avant de se rendre compte qu'il a tort.

Devenu adulte, George Bailey (James Stewart) est obligé de succéder à son père dans une affaire de prêt et de logement bon marché. Il doit renoncer à ses rêves de voyage et ses envies de devenir architecte pour se battre contre un vieux rapace, Mr Potter (Lionel Barrymore). Il se marie avec Madeleine (Donna Reed) et a quatre enfants. Une image parfaite du bonheur en dépit de finances médiocres.

Mais l'oncle Billy (Thomas Mitchell) perd les 8 000 dollars qu'il allait déposer à la banque et George est ruiné. Désespéré, il veut se suicider. C'est alors que l'ange Clarence lui montre ce que serait le monde s'il n'était jamais né. George voit, comme dans un cauchemar, sa ville abandonnée aux requins. Il comprend son bonheur et rejoint sa famille dans un grand élan de joie, pour découvrir que ses amis l'ont sauvé de la ruine. C'est le plus beau happy end de l'histoire du cinéma.

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