quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 18h30. Pour elle, un seul amour.

Par Louis SKORECKI — 15 janvier 1996 à 23:55

Ciné Cinéfil. 18h30. Pour elle, un seul amour.

Michael Curtiz est l'auteur d'une oeuvre abondante et souvent passionnante dont on retiendra surtout le cycle fabuleux des films avec Errol Flynn. Mais il a réalisé des oeuvres secondaires comme cette biographie filmée de la chanteuse Helen Morgan, Pour elle, un seul amour (The Helen Morgan Story), une curiosité en cinémascope noir et blanc qui date de 1957.

Une voix off nous prévient que l'action se passe dans les années 20, années folles marquées par la prohibition et le trafic d'alcool clandestin, la jeunesse folle de jazz, les filles aux cheveux courts. Le centre de cette agitation est Chicago. C'est là que la jeune Helen Morgan (Ann Blyth) se produit dans une baraque foraine tenue par Larry Maddux (Paul Newman). Une pluie d'enfer tombe sur le show et Larry en profite pour séduire Helen. Au petit matin, il est parti, ne lui laissant qu'un petit mot d'adieu pour toute excuse.

Quand il la retrouve, Larry est devenu bootlegger et Helen cherche vainement du travail. Larry la fait engager dans un night-club puis lui propose de concourir au titre de Miss Canada. Elle remporte le concours mais elle est disqualifiée car elle est américaine. Elle rencontre un avocat célèbre, Russell Wade (Richard Carlson), qu'elle retrouvera à plusieurs reprises dans sa vie. Entre Helen et Larry, un drôle d'amour s'installe, fait de frustration et de non-dits. Jamais il ne la cajole, c'est comme si elle était pour lui un poulain qu'il fallait absolument faire gagner. C'est grâce à Russell Wade qu'Helen Morgan devient connue car il finance en sous-main le club chic que Larry vient d'ouvrir. Quand elle chante The Man I Love, c'est le triomphe.

Le grand Ziegfeld vient la voir et lui propose de monter Showboat avec elle à Broadway. Là aussi, le succès est au rendez-vous. Mais Helen se met à boire car sa vie privée est un échec et après une tournée triomphale en Europe, elle s'écroule. Tandis que Larry, blessé dans une bagarre de bootleggers, est en prison, Helen sombre dans l'alcoolisme et la misère. C'est Larry qui la sortira du ruisseau et la ramènera devant son public chéri pour lequel elle chante un final Can't Help Lovin' That Man of Mine.

Louis SKORECKI

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