quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 19h. A cottage to let.

Par Louis SKORECKI — 14 mars 1996 à 02:46

Ciné Cinéfil. 19h. A cottage to let.

Anthony Asquith est un réalisateur britannique né en 1902 et capable, dans sa longue carrière (1927-1964), de produire le meilleur comme le pire. Fils du Premier ministre et de lady Oxford, rien ne le prédestinait à une carrière de cinéaste. Artisan assez froid et académique, il est surtout connu pour The Browning Version (l'Ombre d'un homme), un film de 1951 qui racontait la vie dans un collège anglais et la difficulté des rapports entre maîtres et élèves. On y voyait notamment un professeur détesté par ses étudiants qui réussit brusquement à trouver le chemin de leur coeur.

A Cottage to Let qu'Asquith réalise en 1941 traite directement de la guerre, avec laquelle le film est synchrone. C'est une histoire rocambolesque d'espionnage et de contre-espionnage qui brouille les pistes à plaisir et perd le spectateur dans un réseau serré d'hypothèses. L'histoire commence par un parachute qui tombe du ciel. Nous sommes en Ecosse et l'homme atterrit dans un loch (lac) local. Il est repêché et déclare être le lieutenant Perry (John Mills). Puis nous nous transportons vers une maison (un cottage) à louer. Madame Barrington (Jeanne de Casalis), la maîtresse des lieux, arrive à cheval pour superviser les opérations. Ronald, un petit cockney de Londres, obtient une chambre. C'est un gamin futé qui sera tout au long au coeur de l'intrigue.

Le lieutenant Perry, blessé, sera aussi hébergé. Helen Barrington, la jolie fille de la maîtresse de maison, arrive au moment où surgit le curieux Dimble (Alastair Sim), qui veut aussi une chambre. C'est alors seulement qu'on nous présente l'homme qui est au coeur de cette histoire d'espionnage, John Barrington (Leslie Banks), inventeur d'une arme de guerre performante dont les nazis veulent s'emparer. Il a son laboratoire dans le cottage et travaille sur un nouveau modèle de collimateur pendant qu'on s'affaire autour de lui.

Barrington a aussi un assistant distrait, Trently, joué par Michael Wilding. Est-ce le majordome qui espionne? Ou Dimble qui possède un revolver? On comprend que le lieutenant est en fait un officier allemand et que les nazis sont sur le point d'investir la place. Mais, grâce au petit Ronald, les Anglais remporteront la victoire.

Louis SKORECKI

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