quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil, 19H. «Le Cheik blanc» (1952). Roman photo fellinien.

16/06/1995 à 06h09

SKORECKI Louis

Federico Fellini signe en 1952 son deuxième film, Lo Sceicco Bianco, connu en français sous deux titres différents, Courrier du coeur et le Cheik blanc. C'est à la fois un mélodrame et une comédie grimaçante qui prend pour cible l'univers fabuleux des romans photos populaires.

Ivan et Wanda Cavalli, un petit couple de province, arrivent à Rome. Leopoldo Trieste et Brunella Bovo donnent à ces deux personnages un air ahuri et rêveur qui ne les quittera pas de tout le film. La jeune Wanda prétexte d'un bain chaud à prendre pour s'éclipser et se rendre à une adresse secrète où elle espère rencontrer Fernando Rivoli, une vedette de romans photos dont le rôle le plus célèbre est celui du cheik blanc.

Le bain déborde et le pauvre mari ne peut que constater l'absence de sa jeune épouse. Il passera désormais son temps à mentir à la famille pour expliquer l'absence de Wanda pendant que celle-ci vit une aventure à la fois triste et exaltante.

Elle est embarquée avec l'équipe et rencontre un à un les personnages familiers de ses romans photos, du bédouin cruel à la pauvre ingénue. Mais le plus beau est pour la fin: le cheik blanc en personne, se balançant lascivement sur une balançoire, avec l'air suffisant d'un Alberto Sordi au meilleur de sa forme. Wanda est engagée et vit une aventure qui ressemble comme deux gouttes d'eau à un tournage de Fellini, avec musique de Nino Rota, cris et pagaille. Mais comment retrouvera-t-elle la vraie vie et en particulier son mari qui se décompose à vue d'oeil et meurt d'amour pour elle?

Rediffusions ce week-end.

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