quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 19h. Sing baby sing.

Par Louis SKORECKI — 26 février 1996 à 00:46

Ciné Cinéfil. 19h. Sing baby sing.

Une quinzaine de jours après nous avoir présenté Wake Up and Live de l'ex-jazzman Sidney Lanfield, Ciné Cinéfil nous propose un second film musical du même monsieur avec la même star chantante, Alice Faye (photo). Sing Baby Sing est une oeuvrette pleine d'énergie swing réalisée en 1936 et qui, malgré le côté désuet de son intrigue (le futur homme de télé Milton Sperling est responsable du scénario), tient bien la route.

La couverture du New Yorker sert de prétexte à nous montrer la liste des sorties de la semaine. On annonce entre autres les Ritz Brothers, la chanteuse Joan Warren et l'orchestre de Don Hastings. On passe sur scène où les trois frères Ritz, version soft et un peu bébête des Marx Brothers, sont en train d'animer la soirée. Ils soufflent dans des trompinettes et se giflent à tour de bras comme le feront quelques années plus tard les Stooges. Le public rit de bon coeur. Puis les Ritz jouent les folles avant de faire les Tarzan. C'est la belle Joan Warren (Alice Faye) qui succède au trio comique dans une complainte rythmée. Elle y chante qu'elle a été élevée par une nounou de Harlem (Sing Baby Sing) et se trémousse en faisant des claquettes sur un air de jazz New Orleans.

Le patron de la boîte convoque Joan Warren pour lui annoncer qu'elle est licenciée. La mode est en effet aux filles de l'aristocratie qui se mettent à chanter et il vient d'engager Myra Snowden, une riche héritière qui a décidé de s'essayer à la chansonette. L'agent de Joan, Nicholas K.Alexander, autrement dit Nick (Gregory Ratoff) qui veut placer Joan à la radio est lui-même ruiné et à deux doigts d'être expulsé de son propre bureau. Après avoir tenté de «vendre» Joan comme une fille de la bourgeoisie à Brewster, patron d'une chaîne de radio, Nick rencontre le célèbre acteur Bruce Farraday (Adolphe Menjou), qui passe son temps à boire tous les alcools qui lui tombent sous la main.

La chance de Nick, c'est que Bruce Farraday se met à délirer sur Joan Warren qu'il appelle sa Juliette dans des monologues délirants d'alcoolique de théâtre. Après avoir enchaîné film sur film à Hollywood pendant trois ans, il veut maintenant se payer des vacances. Nick convoque la presse pour faire la publicité de sa cliente.

Louis SKORECKI

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