quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 19h05. Enchantement musical. (""Of men and music"" Irving Reis).

Par Louis SKORECKI — 3 mai 1996 à 06:04

Ciné Cinéfil. 19h05. Enchantement musical. (""Of men and music"" Irving Reis).

Of Men and Music a été traduit tout à fait approximativement en français par Enchantement musical. C'est un documentaire curieux, entre fiction et reportage, sur plusieurs grands artistes de musique classique. Signé Irving Reis, un illustre inconnu né en 1906, le film est solidement mis en scène. Il faut dire que Reis, qui a commencé à tourner en 1942, s'est illustré au moins par The Falcon Takes Over, un bon thriller vaguement inspiré de Raymond Chandler, et par Crack up, une adaptation pleine d'entrain d'un livre de Fredric Brown. Sa carrière sera courte puisqu'il meurt en 1953 après un ultime film.

Enchantement musical est en 1951 une drôle d'entreprise. Un homme chauve à lunettes qui se présente à nous comme monsieur Johnson parle face à la caméra. Il annonce qu'il vient de rencontrer un groupe de musiciens éminents. Des êtres extraordinaires qu'il veut nous faire connaître. Annonçant que la Fox est fière de présenter au monde entier ces musiciens car elle a pour habitude de produire des films qui sortent des sentiers battus, il dirige la caméra vers un homme assis au piano. «Voici Arthur Rubinstein, artiste de premier plan de notre époque, concertiste de renommée internationale.» On découvre un Arthur Rubinstein encore jeune qui interprète derrière la vitre d'un studio un air de Schumann. Il en fera dix-huit prises, qu'on voit en résumé.

Johnson essaye alors de persuader Arthur Rubinstein de se laisser filmer pour une série de films ambitieux. Le pianiste se fait prier mais accepte finalement. On l'entendra jouer Liebestraum et la Valse en do dièse de Chopin. Après avoir admiré une peinture qui retrace la vie de Rubinstein et fait connaissance avec sa famille, on passe à Jan Peerce et Nadine Conner qui interprètent pour un veilleur de nuit mélomane de beaux airs d'opéra. Puis c'est au tour de Jascha Heifetz de nous émerveiller avec son art du violon. Il raconte sa vie, rappelle que Fritz Kreisler l'a «découvert» à 13 ans, montre ses deux violons, un Stradivarius de 1731 et un David Guarnerius de 1742.

Pour finir, on assiste à une magnifique répétion de Dimitri Mitropoulos à la tête d'un orchestre symphonique, découvrant pour nous les mystères d'une symphonie de Liszt.

Louis SKORECKI

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