quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 1h20. Le Sentier de la guerre. Lesley Selander.

Par Louis SKORECKI — 16 mai 1996 à 05:31

Ciné Cinéfil. 1h20. Le Sentier de la guerre. Lesley Selander.

Lesley Selander, qui a réalisé plus de 150 films entre 1936 et 1968, est né en 1900. Spécialiste des petits budgets, il a fait tourner tous les héros du western, de Hopalong Cassidy au Lone Ranger en passant par Kit Carson. Il tourne très vite, souvent en dépit de la continuité qu'il néglige volontiers au profit de l'intensité des plans. Il a frôlé le chef-d'oeuvre à deux reprises, d'abord avec Shotgun, un film d'une belle cruauté, ensuite avec Fort Algiers dans lequel brillait la très belle Yvonne de Carlo.

Le Sentier de la guerre (Tomahawk Trail) est, en 1957, un petit western nerveux produit par Howard W.Koch. Pas de grandes vedettes, un noir et blanc dynamique, tout concourt ici à privilégier le rythme plutôt que les sentiments, qui sont représentés d'une manière peu habile. Une voix off nous raconte la mort dramatique du lieutenant Merriman, dont la cervelle aurait été triturée par les Apaches. L'homme qui nous raconte l'histoire est le sergent McCoy, joué sans emphase par un Chuck Connors au visage impénétrable. Le régiment de soldats qui se rendent au Fort Bowie est maintenant commandé par l'arrogant lieutenant Davenport (John Smith), qui ne croit pas que les Apaches soient vraiment dangereux. On voit des fumées noires et des Indiens qui se réunissent pour former des groupes de cavaliers peinturlurés.

Le lieutenant ayant refusé de placer une garde à l'arrière du régiment, les Apaches éliminent un à un les militaires, tuant avec leurs flèches et leurs tomahawks ceux qui essayent de s'enfuir. Les survivants se réunissent dans un campement, mais la négligence du lieutenant permet aux Indiens de voler tous les chevaux. La patrouille doit continuer à pied, dans un désert aride. McCoy réussit à capturer la fille du chef des Apaches Mescaleros, Tula (Lisa Montell), et une prisonnière blanche, Ellen Carter (Susan Cummings). Refusant de ligoter les deux femmes comme l'exige le lieutenant, McCoy prend le commandement en décrétant que Davenport n'est plus en état de diriger sa brigade.

Les survivants arrivent au Fort Bowie pour trouver l'endroit abandonné livré aux cadavres. McCoy tombe amoureux d'Ellen et Tula se sauve chez les siens. Les Apaches, ayant retrouvé leur princesse, abandonnent le combat.

Louis SKORECKI

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