quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil, 20h30. Les Vaincus.

Par Louis SKORECKI — 22 janvier 1996 à 23:38

Ciné Cinéfil, 20h30. Les Vaincus. Alors que l'on s'apprête à découvrir le dernier film de Michelangelo Antonioni, il est intéressant de voir ce qu'il faisait à ses tout débuts. Les Vaincus, qu'on appelle aussi quelquefois les Fils (et en italien I Vinti), est en 1952 le second long métrage de ce cinéaste, après un long passage par le documentaire. C'est la curieuse juxtaposition de trois courts métrages ou sketches qui furent interdits en France jusqu'en 1963.

Une voix off présente la génération d'après guerre comme une génération perdue. Des coupures de journaux s'entassent, remplies de faits divers meurtriers sur des bandits adolescents. Le premier sketch se passe en France. Alors que résonne une chanson des rues, on fait connaissance de la jeune Simone (Etchika Choureau). Elle a trois amis adolescents qui ont mis la main sur un revolver. Il y a là André, Georges et Pierre, joué par un très jeune Jean-Pierre Mocky. André drague Simone, qui est la petite amie de Pierre. Simone, surnommée Sissi, aime l'argent et les grosses voitures américaines. Elle veut partir au Canada avec Pierre. Dans une maison en ruines, André tire sur Pierre et lui vole son argent. Pierre meurt et André, dénoncé par Georges, est arrêté. Le style très froid et distancié est le même tout au long du film.

Le second sketch se passe en Italie. Un couple se réveille la nuit et s'inquiète de l'absence de leur fils. Il est 4 heures du matin et Claudio (Franco Interlenghi) est en train de faire de la contrebande en bateau. Il est blessé et s'enfuit dans la nuit. Il se réfugie chez Martina (Anna Maria Ferrero) avec laquelle il rêve de partir. Il lui avoue que, dans sa fuite, il a tué un homme. Elle veut l'emmener voir un docteur mais il s'enfuit et se réfugie chez ses parents. La police l'attend. Quand elle entre dans sa chambre, il est mort.

Le troisième sketch est anglais. Il raconte l'histoire d'Alan (Peter Reynolds), un jeune homme qui signale à un journal qu'il a trouvé un cadavre de femme pour toucher une prime. Il va jouer aux courses de lévriers, se promène en métro, harcèle le journal. Finalement, il avoue que c'est lui qui a étranglé la femme et il est condamné à mort.

Louis SKORECKI

Nenhum comentário:

Arquivo do blog