quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 20h30. Prisonniers de Satan. Lewis Milestone.

Par Louis SKORECKI — 21 juin 1996 à 06:38

Ciné Cinéfil. 20h30. Prisonniers de Satan. Lewis Milestone.

D'origine russe, Lewis Milestone, né en 1895, émigre aux USA en 1913 et revient en Europe en 1917 pour y faire la guerre dans le Service Cinématographique des Armées. De retour à Hollywood, il est successivement monteur, assistant, scénariste. C'est Howard Hugues qui lui offre son premier boulot comme réalisateur en 1925 et il tournera sans interruption jusqu'en 1962. Il dirige le génial Harry Langdon dans Hallelujah I'm a Bum et signe la première version de Front Page.

Le succès d'A l'Ouest rien de nouveau lui vaut une réputation de spécialiste du film de guerre. Il traitera donc de la guerre du Pacifique (Okinawa, Prisonniers de Satan), de la guerre en Italie (A Walk In the Sun), de la guerre de Corée (Pork Chop Hill). Mais on se souviendra plutôt de son curieux film noir, l'Emprise du crime, et d'un étrange western australien, Kangaroo. Le Général est mort à l'aube était aussi un très bon film d'aventures avec Gary Cooper et Akim Tamiroff. L'échec de sa version des Révoltés du Bounty met fin en 1962 à la carrière de Lewis Milestone.

Prisonniers de Satan (Purple Heart) est en 1944 une oeuvre patriotique anti-japonaise. Après qu'un carton nous ait appris que la croix de guerre (purple heart) était attribuée au militaire qui a donné son sang pour défendre son pays, on suit le sort d'un groupe d'aviateurs abattus au dessus de Tokyo par la défense japonaise. L'histoire débute dans une salle de tribunal où les journalistes étrangers accrédités attendent l'ouverture d'un procès. Huit hommes défilent devant nous parmi lesquels on reconnaît le capitaine Harvey Ross (Dana Andrews), le lieutenant Canelli (Richard Conte) et le sergent Howard Clinton (Farley Granger). Ils n'ont qu'un avocat sans pouvoir et sont jugés pour avoir bombardé des écoles, des hôpitaux, des temples.

Les aviateurs affirment n'avoir tué aucun civil mais des témoins chinois et des documents truqués prouvent le contraire. Un à un, les aviateurs seront torturés mais refuseront de révéler d'où sont partis leurs avions et affronteront une condamnation à mort avec courage.

Louis SKORECKI

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