quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil, 21h45. La Révolte des dieux rouges.

Par Louis SKORECKI — 5 février 1996 à 01:44

Ciné Cinéfil, 21h45. La Révolte des dieux rouges.

Né en 1889, William Keighley fait presque toute sa carrière chez la Warner, dont il épouse avec talent le style propre. Son premier film date de 1932 et il a peut-être mieux réussi dans le gangster movie, avec notamment G. Men et Each Dawn I Die, deux oeuvres tricotées sur mesure pour James Cagney. On se rappellera aussi avec plaisir de The Street with No Name avec Richard Widmark et du Maître de Ballantrae, le dernier film de William Keighley d'après le roman de Stevenson.

En 1950, Keighley réalise la Révolte des dieux rouges (Rocky Mountain), un petit western nerveux avec Errol Flynn, dont c'est le dernier film pour la Warner. Une voiture s'avance près de Rocky Mountain, la montagne fantôme, et un flashback nous ramène le 26 mars 1865, quand un groupe de confédérés passe la frontière californienne. Ils ont des consignes du général Robert E. Lee pour rencontrer la bande d'un certain Cole Smith. Les sudistes sont en train de perdre la guerre et cette mission représente une dernière chance pour eux.

C'est le capitaine Lafe Barstow (Errol Flynn) qui dirige ce groupe de huit hommes désignés pour sauver la cause sudiste. Il rencontre un certain California Bill qui se présente comme l'envoyé de Cole Smith. Une diligence arrive, attaquée par un commando d'Indiens Shoshones. Lafe et ses hommes font fuir les Indiens et secourent Johanna Carter, une femme qui partait rejoindre son fiancé, militaire du camp nordiste, à Fort Churchill. Dans ce coin perdu, à 3.000 kilomètres du site de la guerre, les Indiens règnent en maîtres et chantent au loin, autour d'un feu. Lafe et ses hommes réussissent à capturer quatre tuniques bleues et leurs trois éclaireurs indiens. Parmi ces nordistes, il y a Rick, le fiancé de Johanna. Ce dernier révèle aux sudistes que California Bill est en fait Cole Smith lui-même. Il part rechercher ses hommes, des bandits comme lui. Pendant ce temps, on fait connaissance avec le jeune Jimmy, son chien Spotty et un Français sudiste qui rêve de manger des huîtres. L'aventure aura une fin tragique, filmée sèchement comme le dénouement inexorable d'une cause perdue.

Louis SKORECKI

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