quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 21h45. Les plus belles... (Ugo Gregoretti, Hiromichi Horikawa).

Par Louis SKORECKI — 5 juillet 1996 à 08:16

Ciné Cinéfil. 21h45.

En 1963, le film à sketches était à la mode. Les Plus belles escroqueries du monde est constitué de cinq histoires bien inégale. Quel-ques couplets d'une chanson de Gainsbourg (Qu'importe la morale/ L'amour est un échange de mauvais procédés) introduisent chaque sketch. On peut vite passer sur Tokyo de Hiromichi Horikawa qui raconte le vol d'un dentier par une jeune geisha qui croit faire fortune en le volant à un de ses vieux clients .

A Amsterdam, Roman Polanski, qui vient de tourner le Couteau dans l'eau, s'attache aux pas d'une jeune intrigante qui rêve d'un collier de perles. Elle se fait draguer par un hollandais et monte une escroquerie pour qu'un joailler vienne livrer ce collier à son appartement pendant qu'il prend un bain. Elle se sauve avec le collier, vole une voiture, un jazz be bop rend la fuite plus excitante encore. Mais cette jeune fille boudeuse rencontrera un marin qui vend un perroquet sur les quais et elle tombera amoureuse de l'oiseau. Pour l'acheter, elle échangera son collier inestimable. Et repartira dans la nuit avec le perroquet sur son épaule.

Ugo Gregoretti raconte à Naples une histoire sordide de souteneur qui marie des prostituées à des vieillards pour qu'elles ne soient pas expulsées de la ville. Plus intéressant, le Paris de Claude Chabrol qui imagine qu'un allemand riche et crédule (Francis Blanche) vienne dans la capitale acheter la Tour Eiffel. Les escrocs sont joués par Jean-Pierre Cassel et Catherine Deneuve. C'est absurde, loufoque, réjouissant.

Marrakech est le meilleur de ces cinq sketches. Filmé par Jean-Luc Godard entre les Carabiniers et le Mépris, deux films sublimes qui marquent l'histoire du cinéma, c'est un petit bijou d'exotisme en chambre. Jean Seberg joue Patricia, une journaliste américaine qui filme tout ce qu'elle rencontre à Marrakech. Sortie tout droit d'A bout de souffle, elle apporte au film une fraîcheur inouïe. Portraits de marocains, bouts de prière en bande-son énervée, elle se débat entre un inspecteur (Laszlo Szabo) et un escroc philosophe (Charles Denner).

Louis SKORECKI

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