quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 21h50. Les Innocents.

Par Louis SKORECKI — 30 janvier 1996 à 23:18

Ciné Cinéfil. 21h50. Les Innocents.

Ce film anglais jouit, ici et là, d'un culte passionné. Au départ, il y a une nouvelle célèbre d'Henry James, le Tour d'écrou, adaptée au cinéma par Truman Capote. Réalisé en cinémaScope noir et blanc par Jack Clayton, le film sort sur les écrans en 1961. La photo est signée Freddie Francis, connu ailleurs comme cinéaste de films d'horreur, et la musique est de Georges Auric. Photo et musique contribuent à faire des Innocents une oeuvre qui relève autant du fantastique que du réalisme poétique.

L'histoire est racontée par une gouvernante, mademoiselle Giddens, à laquelle Deborah Kerr prête sa silhouette puritaine. Sans être daté, le film semble se passer au début du siècle. Avant de se lancer dans un long flash-back, mademoiselle Giddens affirme qu'elle ne cherche qu'à sauver les enfants car ils ont besoin d'affection. De quoi cherche-t-elle à les sauver?

Mademoiselle Giddens est reçue par un homme fantasque (Michael Redgrave), qui lui raconte qu'il est l'oncle de deux enfants dont il veut qu'elle s'occupe. Ils vivent à Bly, dans une grande maison dans la campagne anglaise et il ne veut surtout entendre parler de rien. Mademoiselle Giddens est seul maître à bord et doit succéder à mademoiselle Jessel, la précédente gouvernante qui est morte.

Dans un paysage de rêve, voilà la maison. Mademoiselle Giddens fait d'abord connaissance avec la petite Flora et sa tortue. Puis elle rencontre le jeune Miles, renvoyé du collège car il représentait un danger pour les autres enfants. Mademoiselle Giddens n'en saura jamais plus et elle veille de son mieux sur ces drôles d'enfants qui se comportent comme des adultes. Très vite, mademoiselle Giddens voit des apparitions, la silhouette d'un homme et celle d'une femme. Elle est persuadée, sans oser encore le dire, que ce sont les fantômes de Quint, le valet et de mademoiselle Jessel. Miles adorait Quint et l'a trouvé mort. La frayeur de mademoiselle Giddens augmente quand elle se rend compte que les enfants sont possédés par cet homme et cette femme qui formaient un couple clandestin.

Jusqu'au bout, mademoiselle Giddens essayera de sauver les enfants maudits. Le dernier plan, énigmatique, nous laisse sur une fin ouverte qui ne conclut pas.

Louis SKORECKI

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