quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil, 21h55. Confession à un cadavre.

Par Louis SKORECKI — 1 janvier 1996 à 00:27

Ciné Cinéfil, 21h55. Confession à un cadavre.

Réalisé en 1965 par Seth Holt, Confession à un cadavre (The Nanny) est un thriller inquiétant en noir et blanc implacable. Produit par la Hammer films, la plus créatrice des maisons de production britanniques, ce film anglais ne ressemble à rien de connu et tient en haleine jusqu'à son étrange dénouement.

Les premières images montrent Bette Davis, coiffée d'un chapeau de vieille fille, qui donne des miettes de pain aux pigeons. Elle pénètre dans un appartement où elle travaille. C'est la nounou de la maison, «la nanny». On se prépare à fêter le retour du petit Joey. Sa mère ne veut pas aller le chercher à l'hôpital psychiatrique où il vient de passer deux ans, et le père emmène Nanny avec lui. Un flash-back bref et effrayant montre une fillette qui joue. On devine que quelque chose de terrible lui est arrivé.

A l'hôpital, un plan affreux de sécheresse montre le petit Joey qui s'est pendu. Mais ce n'était qu'un stratagème pour effrayer une infirmière et le plan suivant le montre en train de défaire un noeud qui passe sous ses épaules. Joey déteste cette infirmière qui a l'âge de Nanny. On comprendra bientôt que c'est Nanny qu'il hait, à laquelle il refuse de parler, qu'il accuse de vouloir le tuer.

Dans la première partie du film, on croit que Joey est un simulateur et que Nanny est une gentille vieille dame innocente.

Joey refuse de manger en hurlant que Nanny veut l'empoisonner. On l'enferme dans sa chambre pour le punir. Le matin, au lieu de prendre son breakfast, il va se faire un sandwich lui-même. Joey effraye Nanny en plongeant une poupée dans l'eau. Et soudain la mère tombe malade, empoisonnée par on ne sait quoi. Comme Joey a fouillé dans la pharmacie de Nanny, on l'accuse.

Pénélope, la tante de Joey, vient veiller sur lui. Il accuse Nanny d'avoir essayé de le noyer dans son bain. Personne ne le croit. Puis il fait connaissance d'une voisine de 14 ans qui habite au dessus. Il évoque la mort de sa soeur, deux ans plus tôt. On l'a cru coupable. Que s'est-il donc passé? Bientôt, à coups de flash-backs, on comprend que c'est Nanny qui a tué la petite soeur de Joey et le film bascule dans l'horreur pure. C'est du grand art.

Louis SKORECKI

Nenhum comentário:

Arquivo do blog