quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 21h55. Le Génie du mal. Richard Fleischer.

Par Louis SKORECKI — 17 juin 1996 à 06:47

Ciné Cinéfil. 21h55. Le Génie du mal. Richard Fleischer.

Richard Fleischer est le fils du célèbre auteur de dessins animés Max Fleischer. Né en 1916, il arrête ses études de médecin pour rejoindre une troupe de théâtre en 1937. En 1942, il entre à la RKO où il signe des court métrages de la série This is America. Il y produit aussi, sous le titre de Flicker Flashbacks, des compilations de films muets. Réalisateur de long métrages depuis 1946, il est connu pour ses petits thrillers poétiques comme The Narrow Margin (1952) qui se passe entièrement dans un train. Engagé à la Fox, il a des budgets plus conséquents comme dans Violent Saturday (1955), ou dans la Fille sur la balançoire avec une fascinante Joan Collins.

Passé à United Artists, Fleischer y réalise Bandido (1956), western bien enlevé avec un merveilleux Robert Mitchum. Les Vikings (1958) est également un bon souvenir. Il travaille ensuite à la Fox et dirige deux fois Orson Welles dans le Génie du mal et Drame dans le miroir. Il réalise le curieux Voyage fantastique (1966) dans lequel des médecins miniaturisés explorent l'intérieur d'un corps malade et un policier très moderne, les Flics ne dorment pas la nuit (1972). Il a encore le temps de signer un film culte, Soleil vert (1973) et un succès commercial plutôt barbant, Conan le destructeur, en 1984.

Le Génie du mal (Compulsion) est en 1958 une variation sur un fait divers qui avait déjà inspiré Alfred Hitchcock dix ans plus tôt dans la Corde. C'est l'histoire de deux fils de milliardaires, exaltés par la notion de surhomme chez Nietzsche, et qui décident froidement de commettre un crime parfait. Artie Strauss (Bradford Dillman) réussit à convaincre le timide Judd Steiner (Dean Stockwell) d'enlever un jeune garçon, de l'assassiner et de demander une rançon. Une paire de lunettes perdues permettra de capturer les deux jeunes gens qui craquent. L'essentiel du film est la bataille entre l'avocat général Horn (E.G.Marshall) et le défenseur des accusés, Jonathan Wilk (Orson Welles), farouche adversaire de la peine de mort. Grâce à des témoignages psychiatriques, Wilk sauvera la tête des deux jeunes assassins.

Louis SKORECKI

Nenhum comentário:

Arquivo do blog