quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 22h05. La Patrouille perdue.

Par Louis SKORECKI — 18 octobre 1995 à 09:10

Ciné Cinéfil. 22h05.

Même les films les plus obscurs de John Ford portent sa marque de fabrique. Et si la Patrouille perdue, qu'il réalise en 1934, n'est pas son film le plus inoubliable, il relève tout entier de l'humanisme fordien. L'action se passe, en 1917, en Mésopotamie. Tandis que la guerre ravage l'Europe, des troupes anglaises se battent dans ce coin perdu du monde. Les patrouilles isolées errent à travers l'immensité du désert avec pour lot quotidien le soleil et le sable. Et la perpétuelle menace d'invisibles ennemis, les Arabes, qui frappent par derrière pour disparaître aussitôt comme d'impitoyables fantômes.

Un homme s'avance à cheval dans les dunes. Une balle. Il tombe mort. Le sergent (Victor McLaglen) accepte qu'on l'enterre dans le sable et que le prêtre de la patrouille, Sanders (Boris Karloff), dise quelques mots. Le sergent avoue à ses hommes qu'ils sont perdus, car seul le lieutenant, qui vient de mourir, connaissait la route à prendre et les consignes à suivre. Les hommes marchent à côté des chevaux épuisés. Un cheval s'écroule. Il est abattu. Morelli (Wallace Ford) distingue une oasis au loin, et les hommes s'y désaltèrent et s'y réfugient.

Mais la nuit, l'homme de garde, Parsons, est assassiné, et les chevaux disparaissent. Le sergent décide de rester dans l'oasis. Brown (Reginald Denny) parle des femmes de Java à ses camarades, et Sanders, de plus en plus illuminé, le sermonne sur le salut de son âme. Tout va peu à peu se dégrader: un homme, grimpé sur un palmier pour essayer d'apercevoir les adversaires arabes, tombe frappé d'une balle. Deux hommes envoyés vers le nord chercher du secours reviennent à cheval, yeux crevés et nez coupé, morts. Même un aviateur qui arrive à point est abattu. Le sergent sera le seul survivant de la patrouille maudite.

Louis SKORECKI

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