quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 22h20. Le criminel

Par Louis SKORECKI — 20 octobre 1995 à 09:07

Ciné Cinéfil. 22h20.

Les films mineurs de Welles portent toujours, d'une manière ou d'une autre, sa marque baroque et personnelle. Ainsi le Criminel, réalisé en 1946 pour prouver que Welles pouvait faire un film ordinaire et commercial comme tout le monde. Mais Orson ne sera jamais ordinaire et le résultat, plein de bruit et de fureur, nous oblige à considérer le film comme plus wellesien qu'hollywoodien. Il se peut, par ailleurs, que Welles ait vu l'Ombre d'un doute, le film qu'Hitchcock avait réalisé en 1943, car le Criminel semble, par moments, s'en inspirer librement.

Le début du film, tout en ombres chinoises, montre un responsable de la commission d'enquête sur les crimes de guerre, Wilson (Edward G.Robinson), qui laisse fuir un criminel pour suivre sa trace jusqu'à une charmante petite ville du Connecticut, Harper. Ce criminel dont le nom véritable est Konrad Meinike assomme Wilson et croit l'avoir tué. Puis il se rend chez un certain Rankin pour reprendre contact. C'est Orson Welles, mince et moustachu, qui joue le rôle. Rankin est absent, mais les deux hommes se voient à l'église car Meinike est devenu un croyant fervent. Là, Rankin l'étrangle et va enterrer le corps dans les bois. On ne sait encore rien des crimes de Rankin, dissimulé derrière la personnalité d'un professeur ordinaire, mais on commence à se douter de son passé monstrueux.

Rankin est sur le point de se marier avec la jeune Mary Longstreet (Loretta Young) qui l'aime et le défendra jusqu'au bout. Il faudra toute la persuasion de Wilson pour que Mary commence à avoir des doutes sur la personnalité de son mari qui n'est autre que le redoutable Franz Kindler, responsable en chef de l'extermination des juifs dans la «solution finale».

Louis SKORECKI

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