quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Ciné Cinéfil. 22h25. Qu'elle était verte ma vallée.

Par Louis SKORECKI — 17 janvier 1996 à 23:50

Ciné Cinéfil. 22h25. Qu'elle était verte ma vallée.

Plus les années passent et plus l'importance historique de John Ford dans l'histoire du cinéma hollywoodien semble grandir. On l'avait cru longtemps simple producteur de westerns, alors qu'il s'est illustré dans tous les genres. Mais sa spécificité d'auteur est difficile à cerner, ses thèmes sont universels, sa manière est forte et lyrique. On peut en juger une fois de plus dans Qu'elle était verte ma vallée (How Green Was My Valley), un mélodrame d'époque signé en 1941 et qui décrit la saga d'une famille de mineurs au pays de Galles au début du siècle. Les mains d'un homme dont le visage nous est caché fait son baluchon. Il parle du temps qui passe et s'apprête à nous raconter cinquante ans de sa vie, cinquante ans de souvenirs. Il insiste sur la vérité qui est intimement liée à la mémoire. Au moment où l'histoire commence, le narrateur, Huw, est un garçon d'une douzaine d'années. C'est Roddy McDowall, enfant-acteur de talent avant d'être une vedette à part entière, qui interprète ce rôle avec une jolie vivacité. Dans la famille, les frères et le père (Donald Crisp) sont tous mineurs. La mère (Sara Allgood) veille sur ses enfants avec amour, aidée par la soeur, Angharad (Maureen O'Hara). Le son guttural de la langue galloise imprègne les dialogues.

Les mineurs chantent en rentrant du travail, ils se lavent soigneusement sous les yeux de Huw et Angharad qui leur passent le savon. C'est l'époque où les mineurs gagnent relativement bien leur vie, où la crise est inconnue, où le bonheur existe. Le fils Ivor se marie avec la jolie Bronwyn (Anna Lee) et on fait connaissance avec le nouveau pasteur, Gruffyd (Walter Pidgeon). Au milieu des chants, le regard du pasteur Gruffyd croise celui de la jolie Angharad. Un amour est né, mais il ne s'épanouira jamais. On connaît les premières grèves, les enfants se fâchent avec leur père qui refuse l'existence d'un syndicat, et le petit Huw, tombé dans l'eau glacée, a les jambes paralysées. Le pasteur l'aidera patiemment à se rétablir et deviendra comme un second père pour lui. Les enfants partent à l'étranger et Huw, malgré de brillantes études, décide de devenir mineur lui aussi.

Louis SKORECKI

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