sábado, 29 de agosto de 2015

Comanche Station

09/02/2005 à 00h26

Cinécinéma classic, 19 h 30.

SKORECKI Louis

Entre Oscar «Budd» Boetticher et Randolph Scott, c'est comme entre Hitchcock et James Stewart. Une liaison idéale, un rapport sublimé. Ils se reconnaissent d'instinct dans ces deux acteurs, ils s'identifient à eux. Hitchcock aime la maigreur de James Stewart, Boetticher s'entiche de la neutralité rugueuse de Randolph Scott, de son minimalisme rigide. BB et Randolph Scott feront sept films ensemble. Le premier s'appelle Sept hommes à abattre. C'est mignon, non ?

­ Le plus beau, c'est le premier ?

­ Non, le dernier, Comanche Station.

­ Pourquoi celui-là ?

­ Dialogues pince-sans-rire de Burt Kennedy, Indiens brutaux, Claude Akins encore plus brutal qu'un Indien.

­ C'est tout ?

­ Non. Charles Lawton s'est vraiment défoncé pour les couleurs. Il a fait trois ou quatre westerns avec Boetticher, mais jamais avec autant de crudité.

­ C'est qui Lawton ?

­ Débuts avec Dwan et Tourneur.

­ Pas mal. Et après ?

­ Trois des plus beaux Ford, The Long Gray Line, Gideon's Day, les Deux Cavaliers. Et le noir et blanc lyrique de The Last Hurrah, qui annonce tant le nouveau Guédiguian, le Promeneur du Champ de Mars.

­ Ford annonce Guédiguian ?

­ Oui.

­ C'est tout ?

­ Non. Il y a aussi la Dame de Shanghai de Welles, un superbe Sirk , de très belles choses avec Gordon Douglas, Andre de Toth, William Dieterle...

­ Il a dû mourir vieux, ton Lawton ?

­ Tu veux rire. Il venait d'avoir 61 ans.

­ Pas possible.

­ Il a fait cent cinquante films, je te le jure.

­ Ses plus beaux, c'est avec Ford ?

­ Non. Avec Richard Quine et Blake Edwards.

­ Pas My Sister Eileen, quand même ?

­ Eh oui.

­ En 1955, c'est ça ?

­ C'est ça. L'année Hitchcock.

­ Son passage à la télé, plutôt.

­ Si tu veux.

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