terça-feira, 25 de agosto de 2015

Cop

ARTE, 1 heure

Par Louis SKORECKI

Ne pas oublier qu'avant de devenir cinéaste, James B. Harris fut l'associé et l'âme damnée de Stanley Kubrick (et le producteur inspiré de son meilleur film, Lolita). L'ami Pierre Rissient, qui connaît Harris depuis longtemps, pourrait nous en dire plus, s'il le voulait. Le voudra-t-il ? Sur James B. Harris ou Clint Eastwood, sur Raoul Walsh ou Jane Campion, Rissient pourrait nous en apprendre beaucoup. Le voudra-t-il ? Il faudra lui demander.

De Cop, on dira (l'expression est de Daney) que c'est un grand film malade, un dérivé des pires séries télé, inconsistant et mou, dont les éclairs de génie effacent le jugement qui précède. Cop est un classique, dans la ligne de la grande déception monochrome des anciens, Tourneur, Ford, Walsh, Dwan.

Adapté par Harris de James Ellroy (comme le Dahlia noir, qu'il vient de produire à près de 80 ans), Cop met en scène une fillette élevée à coup de sales histoires de travelos violés ; Lesley Ann Warren dans un rôle de poétesse féministe ; Charles Haid (un ancien du chef-d'oeuvre de Bochco, Hill Street Blues) en shérif rouquin ; et surtout James Woods, vérolé, magique (et coproducteur du film), en policier sombre. En tout, quinze ans de meurtres rituels, qui rappellent un épisode parano de X Files, sur un assassin qui dévore le foie de ses victimes une fois tous les 33 ans.

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