quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

""Cottage enchanté"": Les amours miraculeuses de Laura et d'un aviateur

27/01/1995 à 23h54

SKORECKI Louis

Ciné Cinéfil, 17h35, film

JOHN CROMWELL est l'un de ces nombreux Hollywoodiens dont la carrière, en dents de scie, ne permet pas de se faire un jugement précis. Qu'il suffise de dire, pour le moment, que le Cottage enchanté, qu'il a réalisé en 1945, est une oeuvre mineure mais charmante, un film secret dont il faut s'approcher pas à pas.

Des mains courent sur les touches d'un piano, élaborant une musique magnifique d'impressionnisme fluet. Le pianiste est aveugle et c'est Herbert Marshall qui lui prête son regard égaré. Il annonce que le morceau qu'il joue s'appelle le Cottage enchanté et que les deux figures qui en sont les personnages ne sont pas présentes dans la salle.

Un panoramique sur des vagues nous introduit dans un flash-back qui formera l'essentiel du film. Nous nous approchons des ruines d'une vieille demeure, en Nouvelle-Angleterre. Seule une aile a été restaurée et est habitable. La jeune Laura Pennington, qu'interprète avec une sorte de timidité forcée Dorothy McGuire, se promène près du cottage et y rencontre le pianiste aveugle, guidé par un jeune garçon, Danny, qu'il appelle Taxi.

«Elle a une voix ravissante», dit le pianiste. «Oui, mais elle est laide», dit Danny. Le Cottage enchanté raconte les amours de l'aviateur Olivier Bradford (Robert Young), défiguré à la guerre, et de Laura. Dans le cottage, ils en arrivent à se trouver miraculeusement beaux, mais c'est bien entendu l'amour qui transfigure leur vision. Avec une belle lenteur, John Cromwell nous amène au coeur de cet amour qui fait des miracles, et que le cinéma nous aide à contempler avec une émotion tendrement mélodramatique.

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