quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Desailly joue Larzac, l'homme de la réconciliation sociale. ""le Point du jour""

02/01/1995 à 23h48

SKORECKI Louis

Desailly joue Larzac, l'homme de la réconciliation sociale

Ciné Cinéfil, 20h30, film

LOUIS DAQUIN est un cinéaste communiste qui a quelquefois réussi à faire passer dans ses films populaires un message social proche de celui du PCF. Dans le Point du jour, qu'il tourne en 1949, il s'agit plutôt de solidarité ouvrière. Et d'un dialogue possible entre la base prolétaire et les cadres.

Par un sombre matin, à quatre heures, les mineurs se lèvent pour partir au travail. Les corons de détachent dans la nuit. Un nouvel ingénieur, Larzac, vient d'arriver. C'est Jean Desailly qui lui prête son visage un peu mou, comme pas encore fini. Dubard, joué presque militairement par René Lefèvre, est l'ingénieur en chef qui va expliquer à Larzac son travail. Au fond, le bruit est infernal. On s'attache aux pas de Georges, interprété par le tout jeune Michel Piccoli. Il se dispute avec Marie, sa fiancée, jouée par la frêle Loleh Bellon. Elle a un frère de quatorze ans, Roger, que sa famille veut faire descendre au fond de la mine comme apprenti. Le gamin résiste mais il finira par accepter.

Desailly est ingénieur de fosse, c'est-à-dire qu'il travaille au fond, près des mineurs. Pour René Lefèvre, les mineurs sont des soldats qu'il faut commander. Desailly refuse de les considérer comme des adversaires, il veut communiquer avec eux. C'est l'accident du petit Roger, bloqué au fond sous un éboulis, qui va servir à dénouer la situation.

On réussit à sauver la vie du petit Roger et le délégué syndical invite Desailly à dîner chez lui. L'ingénieur comprend qu'il s'est attaché à cette vie rude et décide de faire sa vie près des mineurs, au fond.

Louis SKORECKI

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