quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Devil's Brother. Ciné Cinéfil, 22h25.

Par Louis SKORECKI — 11 octobre 1996 à 23:12

C'est en 1933 que le prolifique Hal Roach réalise ce curieux Devil's Brother, une adaptation loufoque de l'opéra d'Auber, Fra Diavolo, taillée sur mesure pour Laurel et Hardy. C'est le même Hal Roach qui s'attribue la naissance du couple célèbre. Difficile de lui donner raison quand on sait qu'un autre formidable metteur en scène, Leo McCarey, prétend de son côté être le premier à avoir mis en présence le maigre Stan et le gros Oliver. A voir les chefs-d'oeuvre que McCarey a tournés avec Laurel et Hardy, on lui donnerait volontiers crédit de leur découverte.

Stan Laurel, né en 1890, joue d'abord dans des films qu'il écrit lui-même. Pendant ce temps, Oliver Hardy, né en 1892, fait le faire-valoir de Buster Keaton et Larry Seamon. Il faudra attendre qu'ils forment le couple qu'on connaît pour que leur potentiel comique éclate au grand jour. En France, leur curieux accent américain contribue, avec la ritournelle qui annonce leur passage à l'écran, à la gloire comique de ce duo dont l'homosexualité à peine déguisée crève l'écran.

Hal Roach, né en 1892, est le grand rival de Mack Sennett. Après des débuts difficiles à l'Universal, il découvre Harold Llyod, une vraie mine d'or pour lui. Après Laurel et Hardy, il produira notamment Will Rogers et une belle série comique un peu oubliée, Our Gang, dont les héros sont des gamins et des gamines plus délurés les uns que les autres. Contrairement à Mack Sennett, Hal Roach résiste au parlant et se recycle à la télévision dès 1950.

Devil's Brother commence comme une véritable opérette en costumes, avec des décors impressionnants et des centaines de figurants. Dennis King joue Fra Diavolo, un bandit qui se cache sous l'apparence d'un noble séducteur aux tempes grises, le marquis de San Marco. Il essaye de voler l'argent et les bijoux d'une riche comtesse qu'il tente de séduire. Laurel et Hardy, engagés comme domestiques du bandit, passent à travers les rencontres et les gags idiots comme autant d'épreuves.

Louis SKORECKI

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