quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Enquête sur une manipulation d'opinion avec ""La cible parfaite""

09/02/1995 à 01h18

SKORECKI Louis

PARMI LES CINÉASTES hollywoodiens qui se sont spécialisés dans les budgets modestes avec génie, Jacques Tourneur est sans doute le plus grand. Spécialiste du fantastique et de la terreur, il est l'auteur d'une oeuvre passionnante dont l'importance est sans cesse réévaluée. Arte a eu la bonne idée de programmer dans sa soirée «Sondages», Fearmakers, baptisé pour l'occasion la Cible parfaite, un film inédit en France.

Le capitaine Alan Eton, que joue Dana Andrews avec une belle lassitude hagarde, revient de Corée. Les lavages de cerveau qu'il y a subis le hantent: migraines, tortures revécues en cauchemars, c'est un homme usé. Il retourne à son ancien lieu de travail à Washington, un institut de sondages qu'il a fondé avec un associé, pour apprendre qu'un nouveau patron dirige l'entreprise. Son associé serait mort accidentel- lement après avoir revendu l'institut.

A partir de là, Dana Andrews va devoir mener une véritable enquête policière pour prouver que le nouveau patron, McGinnis (Dick Foran), a assassiné l'ancien associé et se livre maintenant à des sondages truqués et des manipulations d'opinion. Athmosphère de film noir avec seconds rôles hauts en couleurs: le chanteur Mel Tormé joue un employé qui, juste avant de mourir, dénoncera ses patrons, permettant ainsi à Dana Andrews et Marilee Earle (la secrétaire) de dénoncer la conspiration.

Tout s'achèvera à l'ombre de la statue de Lincoln où Dana Andrews aura enfin raison des assassins truqueurs d'opinion, pour une fin heureuse et hautement symbolique de la démocratie à l'américaine.

Louis SKORECKI

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