quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

«Étoile sans lumière» :La lumière de la môme Piaf

Par Louis SKORECKI — 31 mars 1995 à 02:34

L'intérêt principal d'Étoile sans lumière que Marcel Blistène réalise en 1945, c'est la présence d'Édith Piaf. Sans elle, ce ne serait qu'un film médiocre et maladroit qui raconte une histoire bien mélodramatique. Mais elle réussit à transfigurer le récit et à illuminer tout le film.

On projette dans un cinéma de province le dernier film muet. Son interprète principale, Stella Dora, est dans la salle avec son metteur en scène, Roger. C'est Mila Parely et Marcel Herrand qui les interprètent de façon très stylisée. Dans leur hôtel, une petite bonne femme, Madeleine, chante C'était une histoire d'amour, en essuyant les vitres. C'est elle, c'est Piaf.

Dans un premier temps, Roger, énervé, donne de l'argent à Piaf pour qu'elle arrête de chanter. Mais il changera vite d'avis et lui offrira le champagne pour l'entretenir d'une proposition singulière. Piaf: «C'est pas de ma faute. Pour être gaie, j'ai besoin de chanter des chansons tristes.» Roger annonce à la petite chanteuse qu'elle vient avec eux à Paris. Elle ne le sait pas encore mais elle a été engagée pour être la voix de Stella Dora.

Elle quitte son petit ami, Pierrot (Yves Montand), et dans les studios parisiens se lie d'amitié avec l'ingénieur du son, Gaston (Serge Reggiani). Personne ne doit savoir que c'est Piaf qui chante à la place de Stella Dora. Le secret sera respecté.

Louis SKORECKI

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