segunda-feira, 31 de agosto de 2015

Fatal Orchid

LOUIS SKORECKI 10 MAI 2002 À 23:25

Ciné Cinémas 1, 2h25.

Plutôt que de se brancher sur Loft Story 2, en espérant qu'ils vont enfin se tripoter dans la piscine, mieux vaut regarder Fatal Orchid, un bon Pierre Woodman qui va droit au but. Aller droit au but, c'est l'une des définitions possibles du cinéma porno. Dans Fatal Orchid, une jolie blonde s'embarque pour la Thaïlande. Exotisme en temps réel. Ennui en temps réel. Comme chez Alain Corneau, mais sans le sitar, les tablas, la transcendance. L'ennui en temps réel, sans l'excuse culturelle d'un Régis Wargnier ou d'un Jean-Jacques Annaud. Ça, c'est tout Woodman. Filmer en temps réel, dans la grande tradition classique du plan-séquence. Ça coûte moins cher, on peut même faire deux Fatal Orchid pour le prix d'un. Mêmes décors, mêmes branleurs, mêmes salopes... Pour aller vite, ça va vite. Le porno ne s'embarrasse pas de préliminaires, sauf dans les gouineries esthètes d'Andrew Blake. Le porno, c'est un mec, le spectateur, qui se branle devant un autre mec qui se branle. Le premier paye pour se faire plaisir, le second est payé pour la même chose, tout le monde est content.

Le garçon d'hôtel frappe à la porte. La fille lui ouvre la braguette, se met à genoux, avale sa bite comme si c'était un rouleau de printemps. Enorme, la bite, évidemment. On se demande toujours, dans ces séances de suçages rituels, comment le mec fait pour avoir une si grosse queue, et comment la fille fait pour la faire entrer dans sa petite bouche. Comment ça entre, maman ? Tu es trop petit, tu apprendras plus tard. Mais je suis grand, maman, je ne sais toujours pas. Acheter d'urgence Pack Ejac 1. Deux cassettes bon marché sous emballage carton. Huit heures de pipes en tout genre. Il y a de tout, de l'amateur approximatif à la partouze savante. A croire que les filles, dans les films, adorent servir de poubelles à foutre. Et je t'en fous dans les yeux, la bouche, les cheveux. Regarde bien la caméra, chérie. Tu souris, tu aimes ça. Oui, comme ça. Au début de Pack Ejac 1, il y a une leçon de suçage par une experte, un must. Elle explique, sans arrêter de sucer, évidemment, comment avaler les plus grosses bites. Ouvrir la bouche comme pour crier. Une fois la bite dedans, respire un grand coup. Tu as faim, très faim. C'est ça. Avancer plus loin. Encore plus loin. Encore. Tu vois, ce n'était pas difficile.

SKORECKI Louis

Nenhum comentário:

Arquivo do blog