sábado, 29 de agosto de 2015

La Toile d'araignée

TCM, 15 h 30

Par Louis SKORECKI

Pierre Trividic est un ami. Un ex de l'IDHEC­FEMIS, avant que Chéri-Chéreau ne s'en empare. C'est un bricoleur d'images, Trividic. Télévision (la Différence entre l'amour), cinéma ensuite, par la force des choses (Dancing). Un cinéphile déviant, c'est-à-dire à peine cinéphile, ce qui est toujours bon à prendre. Je pense souvent à lui et à Patrick Mario Bernard, son ami, son double. Pierre adore la Toile d'araignée. Pascale Ferran aussi, je crois. Les gens qui aiment ce mélo psychanalytique de Vincente Minnelli sont des gens de goût. Le film, une saga indigeste, est le comble du mauvais goût.

Aimer la Toile d'araignée va de soi pour qui aime le cinéma. Sous cette histoire anodine (faut-il ou non remplacer les rideaux du salon de lecture de la clinique psychiatrique qui sert de décor du film ?) se tissent des fils d'amour, de rancoeur, d'impuissance, de folie. C'est ça, la toile d'araignée du film. Lourcelles : «Des thèmes jusque-là exprimés à mots couverts dans des genres, dans des systèmes de conventions et de références où ils restaient pour ainsi dire tapis, apparaissent enfin au grand jour, comme si Minnelli avait soudain décidé de parler à coeur ouvert de ses préoccupations les plus secrètes.» Richard Widmark est génial. Gloria Grahame, Lauren Bacall, Charles Boyer aussi. Le jeune peintre fou, John Kerr, est au moins aussi bien que dans Thé et sympathie.

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