quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

La vie agitée d'Hélène, du réalisme au rêve éveillé" "Border line""

03/01/1995 à 00h38

SKORECKI Louis

La vie agitée d'Hélène, du réalisme au rêve éveillé

Paris Première, 22h20, film

LONGTEMPS rédactrice aux Cahiers du Cinéma, Danièle Dubroux a choisi de faire un cinéma très personnel, héritier direct des premiers brouillons de la Nouvelle Vague. Border line, produit astucieusement par Paulo Branco, est le film dans lequel elle s'engage le plus, jouant elle-même un premier rôle envahissant.

Dès le premier plan, on sursaute. Un jeune homme dort sur un lit, avec une sorte de rat qui marche sur son corps nu. Quand il lui piétine le visage, le jeune homme se débat et se relève. On a frappé à la porte. C'est Hélène (Danièle Dubroux), qui vient demander des nouvelles de Charles Pietri qu'elle n'a pas revu depuis vingt ans. Le jeune homme s'appelle Julien Pietri (David Léotard) et c'est le fils de Charles. Mais Charles est mort et Hélène rentre chez elle.

Hélène est mariée à Alexandre (André Dussolier) qui est médecin et à qui elle raconte la mort dans un accident d'hélicoptère de Charles Pietri. A partir de là, les choses vont commencer à se compliquer dans la vie d'Hélène.

Elle quitte tout pour rejoindre le jeune Julien dont elle devient la maîtresse. Ils écoutent de l'opéra dans un café caché. Elle l'emmène dans les musées. Mais ce qui l'occupe surtout c'est une obsession dont elle ne parle pas: Julien serait son propre fils, né d'une liaison secrète avec Charles Pietri. Est-elle devenue folle?

Quand la mère de Julien meurt, nous avons quitté tout réalisme pour pénétrer dans le domaine du rêve éveillé. Hélène réussira-t-elle à faire de Julien son vrai fils? Suspense angoissant auquel le film donne une réponse inattendue.

Louis SKORECKI

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