quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

L'amour impossible selon David Lean, si britannique. ""Les Amants passionnés""

Par Louis SKORECKI — 26 avril 1995 à 02:44

Ciné Cinéfil.

En France, on connaît surtout David Lean pour ses superproductions tardives, Lawrence d'Arabie ou le Docteur Jivago. C'est oublier une longue oeuvre qui garde toujours un caractère spécifiquement britannique. On a pu revoir récemment sur une chaîne du câble Brève rencontre, une étonnante étude sur le refoulement sexuel des Anglais. Par certains côtés, les Amants passionnés (The Passionate Friends), que Lean réalise en 1948 et diffusé à ce soir à 20h30, parle aussi de cela.

C'est l'histoire, étalée sur une dizaine d'années, d'un amour qui ne trouve pas sa conclusion logique. Quand le film commence, nous sommes en Suisse où la jolie Mary (Ann Todd) vient passer des vacances. Lacs et montagnes enneigées rendent le paysage enchanteur. Alors qu'elle attend la venue de son mari, Howard (Claude Rains), un homme vient en silence occuper la chambre d'à côté. Cet homme, Mary est justement en train de penser à lui. Il s'appelle Steven et c'est Trevor Howard qui lui donne son visage buriné.

Sans le savoir, deux amants dorment l'un à côté de l'autre. Un premier flash-back nous fait en effet remonter neuf ans plus tôt, alors que Mary quittait Steven pour Howard. Elle avait peur de l'amour trop passionné qui la liait au premier et préférait la douce sécurité qu'elle éprouvait avec le second. David Lean nous entraîne alors dans un second flash-back qui décrit le bonheur parfait de Mary et Steven, leur amour romantique et sensuel.

Plus le film avance, mélangeant les époques, plus on sent pourquoi Mary a préféré Howard à Steven. Elle manquera de le perdre, dans un dénouement haletant plein de suspense, qui nous laisse essouflés d'émotion brute.

Rediffusions: jeudi à 19h, vendredi à 9h40.

Louis SKORECKI

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