quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

«Le Cambrioleur», thriller baroque inspiré de David Goodis

Par Louis SKORECKI — 18 février 1995 à 01:01

Ciné Cinéfil, samedi 11h20, film

PAUL Wendkos a beaucoup travaillé pour des séries télévisées, des Rues de San Francisco à l'Homme de fer. Mais avant de se livrer à ces mises en scène qui lui laissaient peu de liberté, il a été cinéaste. L'ironie veut qu'il ne soit aujourd'hui reconnu (et admiré) que pour son tout premier film, The Burglar (le Cambrioleur), une très passionnante série noire baroque.

On peut dire de Paul Wendkos qu'il est l'auteur complet du Cambrioleur, puisque c'est lui qui a signé le montage de cette adaptation, par David Goodis lui-même, de l'un de ses romans. Réalisé en 1957, c'est l'un des derniers vrais thrillers sortis de Hollywood.

Le héros, joué par l'étrange Dan Duryea, regarde des bandes d'actualité dans une salle de cinéma. On s'arrête sur les images d'une femme qui vient d'hériter une fortune, en particulier un somptueux collier. Dan Duryea fait partie d'une bande de malfrats parmi lesquels on reconnaît Jayne Mansfield. Utilisée de manière timide, c'est-à-dire à contre-emploi, elle est la protégée de Dan Duryea qui a juré à son père de veiller sur elle. Entre eux, aucun rapport sexuel.

Toute l'intrigue tient dans le vol du collier et la fuite sanglante des truands. Elle tient aussi dans le rapport sentimental énigmatique entre Dan Duryea et Jayne Mansfield. L'un et l'autre manquent de justesse de se faire séduire par un flic et sa compagne, à la recherche du collier volé. Mais le lien qui les unit est trop fort. Rien ne peut le briser. Comme un frère et une soeur maudits, ils prennent la fuite dans les baraques foraines d'Atlantic City.

Louis SKORECKI

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