quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

«Le court en dit long». Trois petits tableaux pour un grand Mathieu Kassovitz

Par Louis SKORECKI — 12 avril 1995 à 04:15

PARIS PREMIERE. 22h25. «Le court en dit long».

Trois petits tableaux pour un grand Mathieu Kassovitz

Paris Première présente chaque mois l'actualité du court métrage dans Le court en dit long, une émission d'Anne-Marie Halopeau. Elle a eu l'excellente idée de réunir trois courts métrages de Mathieu Kassovitz, au moment même où la rumeur veut que son deuxième long métrage très attendu, la Haine, soit sélectionné officiellement au Festival de Cannes.

Mathieu Kassovitz est également un jeune acteur très impressionnant, notamment dans Regarde les hommes tomber de Jacques Audiard, pour lequel il a récolté à la fois le prix Jean Gabin et le César du meilleur espoir masculin. On peut d'ores et et déjà signaler que Kassovitz sera aussi dans la distribution du prochain Jacques Audiard, Un héros très discret, avec Sandrine Kiberlain et Anouk Grinberg.

Les trois courts métrages de Mathieu Kassovitz sont loin d'être des chefs-d'oeuvre, mais on y trouve un ton acide et une belle énergie qui laissent présager une suite heureuse. Dans Fierrot le pou (1990), une fantaisie de quelques minutes en noir et blanc, un garçon et une fille essaient de marquer des paniers au basket. La fille est habile, le garçon est maladroit. Plans serrés, ralentis, ambiance juvénile.

Assassins (1991) raconte l'initiation d'un jeune garçon au crime. Ambiance glauque et urbaine pour un polar réaliste.

Cauchemar blanc (1991) est une histoire de ratonnade ordinaire en banlieue. C'est le seul de ces trois films où Mathieu Kassovitz ne joue pas, et c'est pourquoi il est peut-être un peu moins réussi. En basketteur raté et en tueur débutant, Kassovitz fait mouche et donne aux deux premiers courts métrages le rythme qui accroche.

Louis SKORECKI

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