quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

«le Goût du riz au thé vert»-Le goût des drames de familles à la Ozu

Par Louis SKORECKI — 24 avril 1995 à 02:46

CINÉ CINÉFIL, 20h30, «le Goût du riz au thé vert»

Les films de Yasujiro Ozu tournent tous autour de la famille. Tantôt on doit résoudre le problème d'un mariage arrangé, ou bien c'est la solitude d'une veuve qui fournit le thème central. Le Goût du riz au thé vert qu'Ozu réalise en noir et blanc en 1952 raconte avec un drôle de génie modeste une série de ces drames de famille.

Quand l'histoire commence, Taeko (Michiyo Kogure) et sa cousine Setsuko discutent d'un film qu'elles veulent aller voir. «Il y a Jean Marais. Il paraît qu'il est très bon.»

Taeko préfère rentrer chez elle accueillir son mari qui rentre du travail (Chin Saburi). Taeko n'est pas heureuse en ménage (son mariage a été arrangé quand elle était très jeune) et elle ne cesse de traîter son mari d'«engourdi».

Elle imagine plusieurs mensonges pour pouvoir partir avec des copines se reposer en cure thermale.

C'est le mois de mai, il fait beau, les quatre amies boivent du saké chaud en chantant.

Mais un drame s'annonce: Setsuko refuse que sa mère l'oblige à contracter un mariage arrangé. Curieusement, Taeko lui conseille d'accepter alors que son propre mariage arrangé est un échec.

Pendant ce temps, le mari qui va jouer au pachinko rencontre un ancien camarade de guerre joué par l'acteur fétiche d'Ozu, Chishu Ryu. Setsuko se mariera-t-elle? Le mari retrouvera-t-il l'amour de sa femme? Connaîtront-ils au moins le «goût du riz au thé vert», c'est-à-dire l'amour des choses simples?

Rediffusions: mardi 25 à 16h30, mercredi 26 à 10h15, jeudi 27 à 22h55, vendredi 28 à 18h35.

Louis SKORECKI

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