sábado, 22 de agosto de 2015

Le mystère Andromède. Ciné-cinéma 3, 23 h.

04/09/1999 à 00h36

SKORECKI Louis

Avant de s'intéresser à la résurrection des dinosaures et au trépidant métier d'urgentiste, Michael Crichton s'était penché sur un bon vieux scénario de série B: la vilaine bébête venue de l'espace qui menace d'anéantir la planète. Il en tirera un roman (son premier), The Andromeda Strain, que Robert Wise portera à l'écran en 1971. Le cinéaste rentre là-dedans comme dans du beurre: la puissante mécanique scientifico-romanesque de Crichton est déjà au point. C'est du millimétré, mais sur-documenté. Il n'y a plus qu'à garnir le tout de quelques effets spéciaux (Douglas Trumbull s'y colle) et rouler jeunesse. Donc, un méchant microbe extraterrestre est arrivé sur terre, collé sur le museau d'une sonde de la Nasa. Très toxique, le germe: il réduit le sang en poudre. La mort s'ensuit évidemment assez vite. Une équipe de scientifiques est convoquée d'urgence pour analyser et circonvenir le microbe. Pendant près de deux heures, nous suivons leur travail avec une entensité dramatique allant crescendo. Wise et Crichton, équipés de rapports de la Nasa, nous baladent dans un traité d'exobiologie. On est assez loin de ces films de genre qui, de La chose d'un autre monde (Hawks) jusqu'à L'invasion des profanateurs de sépultures (Don Siegel), firent frémir les années cinquante. Détail cocasse, cette histoire de contagion est elle-même parasitée par un procédé qui fit des ravages dans les années 60-70, le split-screen. De temps à autre, Wise scinde l'écran en deux ou trois parties indépendantes. Non pas pour nous faire suivre des actions parallèles mais pour nous donner différents point de vue d'une même scène. Exemple: tandis qu'à la gauche de l'écran un personnage filmé de dos ouvre et ferme des portes, défilent dans la partie droite, une succession d'imagages fixes correspondant à ce que vois le personnage. Le procédé est si daté qu'il en devient presque comique. Comme d'ailleurs le reste du film. Aujourd'hui, nous dit-on, l'ennemi invisible niche dans notre assiette, avec sa gueule de prion ou d'OGM, la bête contemple l'homme en se demandant s'il est bouffable.

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