domingo, 23 de agosto de 2015

Les Enfants terribles

18 JUILLET 2006 À 22:00

LOUIS SKORECKI

Pourquoi parler de ce film de Cocteau ? Parce qu'il est de Melville. Cocteau et Melville ? Non. Un Cocteau signé Melville, c'est tout. Pas de et, ici. Ce film se constitue de son absence de suture. Jean-Pierre Oudart, le grand théoricien des Cahiers, inventeur du concept de suture (si largement repris sur les campus américains que ce n'est même pas drôle), pourrait nous aider à y voir plus clair, à élucider le mystère à deux têtes de l'hydre Melville/Cocteau. Le voudra-t-il ? On lui demandera.

En attendant, c'est Melville/Cocteau. Nicole Stéphane, par exemple. Sa blondeur terrible, ivre et impertinente. Nicole Stéphane, c'est Cocteau ou Melville ? Edouard Dhermitte, ne me regardez pas comme ça, c'est tellement Cocteau que ce n'est plus drôle. Mais Nicole Stéphane ? Vous donnez votre langue au chat ? Imbéciles que vous êtes, c'est elle, le chat. Dans trois secondes, elle va vous croquer. Nicole Stéphane, c'est Melville. Un an plus tôt, elle éclatait de blondeur incandescente dans le Silence de la mer, aux côtés du regretté Howard Vernon. J'écris Vernon, je pense Biette. J'écris Biette, je pense Daney. Pas Serge, il est là où il est. S'il s'ennuie, c'est de sa faute, il n'avait qu'à pas y aller. C'est à Mme Daney que je pense. Si seule. Je vous dédie ce texte, madame Daney. Ne refusez pas, il est pour vous.

SKORECKI Louis

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