segunda-feira, 31 de agosto de 2015

Les Enquêtes du commissaire Maigret

Par Louis SKORECKI

CINECINEMA CLASSIC, 2 h 20

En principe, je n'ai pas le droit de faire ça. La télé, ce n'est pas dans mon cahier des charges. Mais je ne résiste pas. Voir un cycle sur les Maigret avec Jean Richard sur Classic (faut le faire, c'est encore un coup de génie de Bruno Deloye), c'est mon cadeau de Noël, celui dont je n'osais pas rêver. Faut vous dire que j'aime la télévision (et ses spectateurs) au moins autant que je déteste le cinéma (et les crétins qui dépensent autant d'argent pour y aller). Et j'aime d'amour Jean Richard. J'ai du respect pour le Maigret rétroripoliné actuel, mais j'aimais vraiment mieux Cremer quand il tournait avec Brisseau.

Jean Richard, c'est le music- hall, le cirque, le cinéma. Comme Charlot. Comme Toto. Comme Tati. Comme Harry Baur, Pierre Renoir, les créateurs du personnage pour Julien Duvivier et le fils Renoir, dans l'immédiat après-muet. On ne l'a jamais apprécié à sa juste mesure, l'ami Jean Richard. Il gigotait trop, mais qui vous dit que Maigret, le vrai Maigret, ne gigotait pas autant ? Il avait de drôles de grimaces d'expression, mais qui vous dit que Maigret n'en avait pas ? Il faisait mieux que ça, Jean Richard : il jouait avec son corps, ses mains, ses hanches, ses pieds, ses oreilles. Quand il a eu son attaque cérébrale, il ne jouait que d'un seul côté, l'autre était paralysé. Il était encore meilleur.

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